Pourquoi le multicloud est en passe de supplanter le cloud dans les entreprises
Guillaume Renouard, à San Francisco
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Dado Ruvic
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CloudKnox Security est désormais dans la besace de Microsoft. Dans un contexte de cyberattaques en cascade visant de grandes entreprises, de Colonial Pipelineà JBS, en passant par T-Mobile, le rachat de ce spécialiste de la cybersécurité n'a rien de surprenant. La jeune pousse est spécialisée dans la prévention des attaques ciblant le cloud public : son rachat va donc permettre au géant de l'informatique de muscler la sécurité d'Azure, et en particulier de son offre multicloud, Azure Arc.
Quelques mois plus tôt, Microsoft avait déjà ajouté des fonctionnalités d'apprentissage machine à celle-ci, preuve que l'entreprise en fait désormais l'une de ses priorités.
Microsoft n'est pas le seul géant de l'informatique en nuage à s'intéresser au multicloud. Début 2020, le leader du secteur, Amazon, lançait les services ECS Anywhere et EKS Anywhere, conçus pour permettre à leurs clients de gérer des applications tournant sur Microsoft Azure et Google Cloud. Une première pour le leader du marché du cloud, qui n'a que très récemment commencé à admettre que ses clients puissent vouloir gérer leurs applications sur un cloud privé, sans même parler du cloud d'un autre fournisseur.
Google Cloud, le benjamin américain du marché (il détient 7% de parts de marché mondial, contre 19% pour Azure et 32% pour AWS) s'est, à l'inverse, très tôt positionné sur le multicloud avec la plateforme Anthos, lancée en 2019.
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Dans ce contexte, « Anthos offre aux utilisateurs la possibilité de gérer et contrôler de façon unifiée les déploiements sur site, hybrides et multicloud, d'observer ainsi les développements dans les différents environnements, ce qui permet une meilleure connaissance, cohérence et contrôle des applications.»
Guillaume Renouard, à San Francisco