Softbank veut maintenir WeWork à flot

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En 2018, WeWork a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars pour un chiffre d'affaires de 1,82 milliard.
En 2018, WeWork a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars pour un chiffre d'affaires de 1,82 milliard. (Crédits : Brendan McDermid)
WeWork, qui a abandonné son projet d'introduction en Bourse début octobre, doit d'urgence trouver de l'argent frais. Le conglomérat japonais Softbank, qui détient déjà un tiers du géant des bureaux partagés, pourrait augmenter sa prise de participation, selon le Wall Street Journal.

Softbank à la rescousse de WeWork. Le conglomérat japonais a mis sur pied un plan de financement qui lui donnerait le contrôle du géant des bureaux partagés, affirme le Wall Street Journal dans un article publié dimanche. Le but : maintenir à flot WeWork qui doit d'urgence trouver de l'argent frais, depuis l'abandon de son projet d'introduction en Bourse début octobre face à l'accueil glacial des investisseurs.

Lire aussi : Face aux difficultés, WeWork reporte son projet d'introduction en Bourse

Selon le quotidien, ce plan de financement devrait permettre de limiter un peu plus l'influence d'Adam Neumann, qui a fondé l'entreprise avec son épouse en 2010 à New York. S'il s'est affiché au début comme un leader charismatique, ses frasques - consommation d'alcool et de drogues - ainsi que ses pratiques managériales lui ont valu d'être poussé vers la sortie. Il a démissionné fin septembre de ses fonctions de directeur général de la We Company, la maison-mère de WeWork, qui a aussi dû renoncer à ce qui devait être l'une des introductions en Bourse les plus en vues de l'année.

Au moins 3 milliards de dollars nécessaires

L'entrée en Bourse de WeWork devait lui permettre de lever rapidement des fonds. Car si son activité de ne cesse de s'étendre, la capacité de la pépite à générer des profits fait débat. En 2018, l'entreprise a enregistré une perte de 1,6 milliard de dollars pour un chiffre d'affaires de 1,82 milliard. Bémol : ces deux chiffres grandissent au même rythme, suggérant que le passage à l'échelle ne permet pas de stabiliser le modèle économique de l'entreprise.

Pour maintenir l'activité du groupe jusqu'à l'année prochaine, au moins 3 milliards de dollars seraient nécessaires, selon des dirigeants de SoftBank interrogés par le Wall Street Journal. Son engagement pourrait se faire sous forme d'obligations et d'augmentation de sa participation mais "la situation est fluide" et il se peut, qu'au final, aucun accord ne soit trouvé, toujours selon le quotidien. Le conglomérat japonais, qui détient actuellement un tiers de WeWork, a déjà injecté plus de 10 milliards de dollars dans la société depuis sa création.

JP Morgan Chase a également été chargée par WeWork de trouver de l'argent frais. "Environ 60 sources de financement ont signé des accords de confidentialité et rencontrent la direction de la société et ses banquiers au cours de la semaine écoulée et de la semaine à venir", a confirmé un porte-parole de WeWork auprès du Wall Street Journal.

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a écrit le 15/10/2019 à 9:43 :
Vu leur investissement déjà réalisé, à prix élevé, qui plus est, ils essaient a minima de maintenir la société en activité, en espérant sortir à un prix raisonnable lors de l'introduction en Bourse.
Si personne ne remet au panier, tout le monde perd, dans une faillite.

Le fait que des grosses sociétés investissent avec des primes d'émission énormes dans des boîtes qui ont un ratio résultat/CA de -100% est assez révélateur des liquidités énormes dont elles disposent et dont elles ne savent pas quoi faire.
Un peu con de faire des montages pour gratter sur de l'impôt à 25-30%, pour ensuite tout perdre dans une boîte virtuelle surévaluée, mais bon, ça fait bosser des directeurs financiers et des juristes, je suppose.

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