Coronavirus  : SFR fournit des données pour aider les hôpitaux de Paris

 |   |  419  mots
Cette démarche permettra, selon SFR, « d’apporter un support à la compréhension des mécanismes de mouvement des populations et d’établir des corrélations avec les risques épidémiologiques sur l’ensemble du territoire ».
Cette démarche permettra, selon SFR, « d’apporter un support à la compréhension des mécanismes de mouvement des populations et d’établir des corrélations avec les risques épidémiologiques sur l’ensemble du territoire ». (Crédits : Stephane Mahe)
L’opérateur au carré rouge a fourni des données issues de la géolocalisation des smartphones à l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) et à l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria). Ces informations, anonymisées, sont utiles pour identifier les mouvements de populations, et anticiper les besoins des organismes de santé.

Depuis 2016, SFR dispose d'une solution, SFR Géostatistics, qui permet de réaliser des analyses statistiques sur des déplacements et la fréquentation des zones géographiques. Pour certains secteurs, ces informations sont précieuses. C'est le cas pour les acteurs des transports, qui peuvent adapter leurs infrastructures au nombre de voyageurs attendus. Mais depuis le début de l'épidémie de coronavirus, ces données intéressent aussi les professionnels de la santé.

Ce vendredi, dans un communiqué, SFR a indiqué avoir fourni « plusieurs jeux de données » à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) et à l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria). L'opérateur au carré rouge précise que ces informations permettent « de mesurer et représenter les déplacements entre l'Ile-de-France et les autres régions françaises » pour le mois de mars. Avec elles, l'AP-HP et l'Inria veulent « affiner leurs modèles de prévision de charge attendue sur les hôpitaux de Paris, ainsi que sur l'ensemble du territoire français ».

Utilisation des données de géolocalisation

SFR souligne qu'il continuera à alimenter l'AP-HP et l'Inria en données. In fine, cette démarche « permettra d'apporter un support à la compréhension des mécanismes de mouvement des populations et d'établir des corrélations avec les risques épidémiologiques sur l'ensemble du territoire », précise l'opérateur. Pour collecter ses données, SFR récupère les informations de géolocalisation des smartphones des individus. Celles-ci sont agrégées et anonymisées, assure l'opérateur. « Elles ne permettent en aucune façon de localiser des individus, mais de connaître le nombre de personnes qui se sont déplacées sur le territoire français, entre deux zones observées et à une date donnée », explique-t-il.

L'initiative de SFR ressemble quasiment trait pour trait à celle d'Orange. Depuis le début de l'épidémie, l'opérateur historique fournit, via sa solution Flux Visions - qui fonctionne de la manière que SFR Géostatistics - des données à l'Insee et à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Avec Flux Visions, Orange a notamment révélé que 17% des habitants de la métropole du Grand Paris, soit environ 1,2 million de personnes, avaient quitté l'Ile-de-France entre les 13 et 20 mars. L'opérateur historique a aussi précisé que, dans le même temps, la population de l'île de Ré avait augmenté de 30%.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :