En investissant dans BT, Patrick Drahi repasse à l'attaque dans les télécoms
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Patrick Drahi, le fondateur d'Altice, la maison-mère de SFR.
Reuters
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Patrick Drahi, le fondateur d'Altice, la maison-mère de SFR.
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Patrick Drahi est décidément difficile à lire. Récemment, certains observateurs se demandaient si son groupe Altice, maison-mère de SFR, n'allait pas progressivement se désengager des télécoms en Europe. Le fait que le tycoon envisage de céder sa filiale portugaise Meo, ex-Portugal Telecom et opérateur historique du pays, a alimenté ce scénario. L'idée que l'homme d'affaires délaisse le Vieux Continent pour se concentrer sur le développement de ses profitables activités dans le câble aux Etats-Unis tenait la corde...
D'autant que depuis la gifle boursière d'Altice en 2017, provoquée par les déboires de SFR, Patrick Drahi a interrompu sa frénésie d'acquisitions. Le groupe s'est alors concentré sur la relance des activités commerciales, le déploiement des réseaux et la baisse des coûts. En témoigne un nouveau plan social initié au printemps dernier dans l'Hexagone. L'objectif était, en particulier, de rassurer les marchés et ses créanciers sur sa capacité à rembourser son énorme de dette, qui s'élève désormais à 28,5 milliards d'euros.
Mais aujourd'hui, Patrick Drahi semble décidé à étendre davantage son empire en Europe. Ce jeudi, sa société Altice UK a annoncé, dans un communiqué, être devenu le premier actionnaire de BT au Royaume-Uni. Ce n'est pas rien. BT, c'est l'opérateur historique du pays de Sa majesté, le Orange local. Avec 12,1% du capital, Altice UK se situe juste devant l'opérateur T-Mobile (12,06%), qui appartient au géant allemand Deutsche Telekom. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé. Mais au cours actuel, qui est d'environ 1,89 livres par action, cette participation vaut 2,256 milliards de livres, soit 2,61 milliards d'euros.
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Dans sa missive, Altice UK précise qu'il n'a pas l'intention de faire une offre publique sur BT, et qu'il soutient sa politique. De son côté, l'opérateur historique britannique s'est fendu d'un communiqué. Sa direction « prend note de l'annonce d'Altice et de sa déclaration de soutien à [sa] gestion et à [sa] stratégie ». « Nous accueillons tous les investisseurs qui reconnaissent la valeur à long terme de notre entreprise et le rôle important qu'elle joue au Royaume-Uni », poursuit-elle.