Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free fustigent « certaines dispositions législatives et réglementaires », qui sont « sources de ralentissements voire de blocages dans le déploiement des sites mobiles ». Deux jours après la conférence de presse d'Emmanuel Macron, qui a dit vouloir « supprimer » les « normes inutiles » , ils ont proposé toute une série de mesures dans ce but.Ils n'ont guère tardé à publier leur liste de course ! Deux jours après la conférence de presse d'Emmanuel Macron à l'Elysée, où le chef de l'Etat a appelé à « supprimer » les « normes inutiles » pour « libérer ceux qui font, qui osent, qui travaillent », les opérateurs télécoms ont répondu du tac au tac. Sous l'égide de la Fédération française des télécoms (FFT), les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont proposé, jeudi, une batterie de mesures pour faciliter le déploiement des réseaux mobiles.
D'après eux, l'installation de pylônes et d'antennes-relais relève trop souvent, à certains endroits, d'un chemin de croix. « Certaines dispositions législatives et réglementaires en vigueur sont des sources de ralentissements, voire de blocages, dans le déploiement des sites mobiles », râlent-ils. Il est donc nécessaire, à leurs yeux, de faire le ménage. « Sans évolution de la réglementation, l'accélération de la couverture mobile restera entravée et inopérante dans certains territoires », préviennent les opérateurs.
La loi littoral freine les déploiements
Plusieurs textes figurent dans leur viseur. Le premier d'entre eux est la loi littoral, qui limite l'aménagement en bord de mer pour des raisons environnementales et de préservation du patrimoine. Les opérateurs souhaitent en revoir certaines dispositions, au regard du nombre important de projets d'implantation de pylônes de téléphonie retoqués. Aujourd'hui, 1.848 sites mobiles font l'objet de « refus » ou pâtissent de « difficultés d'implantations », fustige la FFT.
Alors que l'arrivée d'une antenne dans un village tourne parfois au bras de fer entre le maire, les habitants et les opérateurs, ces derniers souhaitent que les édiles n'aient plus la faculté de retirer les autorisations d'urbanisme concernant les sites mobiles. C'est ce qu'a prévu, à titre expérimental, la loi ELAN jusqu'à la fin 2022. Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free considèrent que cette mesure a largement facilité les déploiements. Ils militent pour la pérenniser.