UE : vers un plafonnement du prix des appels entre pays

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L'accord prévoit également des mesures afin d'accélérer le déploiement de réseaux très haut débit fixe, tels que la fibre optique, en intégrant notamment la possibilité de faire du co-investissement afin de réduire la facture pour les opérateurs, une pratique déjà en partie adoptée en France.
L'accord prévoit également des mesures afin d'accélérer le déploiement de réseaux très haut débit fixe, tels que la fibre optique, en intégrant notamment la possibilité de faire du co-investissement afin de réduire la facture pour les opérateurs, une pratique déjà en partie adoptée en France. (Crédits : Francois Lenoir)
Les institutions européennes sont parvenues, dans la nuit de mardi à mercredi, à un pré-accord pour plafonner le prix des appels d'un pays de l'UE à l'autre. Les opérateurs télécoms européens historiques ont, quant à eux, critiqué ce paquet télécom le qualifiant d'"écran de fumée politique", cachant l'échec de l'UE à s'accorder sur des mesures beaucoup plus importantes.

Après la fin des frais d'itinérance, Bruxelles poursuit sur sa lancée. Les institutions européennes sont parvenues mercredi à un pré-accord pour plafonner le prix des appels d'un pays de l'UE à l'autre, un paquet de mesures porté par les eurodéputés mais qui laisse les opérateurs télécoms sur leur faim.  Cet accord politique survient un an après la suppression des frais d'itinérance ("roaming"), ces surcoûts payés par l'utilisateur lorsqu'il téléphonait, envoyait des SMS ou surfait sur internet depuis un autre pays de l'UE que le sien.

A partir du 15 mai 2019, le coût d'un appel passé d'un pays de l'UE vers un autre sera plafonné à 19 cents par minute, et celui de l'envoi d'un SMS, à 6 cents, au terme de cet accord atteint dans la nuit de mardi à mercredi après douze heures de discussions entre les négociateurs du Parlement européen et des 28 pays de l'UE, à Bruxelles.

"Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que les opérateurs ne peuvent pas facturer des frais excessifs aux utilisateurs lorsqu'ils appellent ou envoient un SMS depuis leur pays d'origine vers un autre État membre de l'UE via un téléphone portable ou un téléphone fixe", a déclaré l'Espagnole Pilar del Castillo, l'une des négociatrices du Parlement.

Accélérer le déploiement du très haut débit

L'accord prévoit également des mesures afin d'accélérer le déploiement de réseaux très haut débit fixe, tels que la fibre optique, en intégrant notamment la possibilité de faire du co-investissement afin de réduire la facture pour les opérateurs, une pratique déjà en partie adoptée en France.

L'Union européenne souhaite par ailleurs préparer l'arrivée commerciale de la prochaine génération mobile 5G, avec notamment la possibilité donnée aux États d'accorder aux opérateurs des licences sur une durée minimale de 20 ans pour l'usage des bandes de fréquence nécessaires, afin de leur donner plus de visibilité.

Les opérateurs européens historiques ont, quant à eux, critiqué ce paquet télécom adopté cette nuit, le qualifiant d'"écran de fumée politique", cachant l'échec de l'UE à s'accorder sur des mesures beaucoup plus importantes qui faciliteraient des investissements indispensables pour la 5G et d'autres innovations de haute technologie.

"L'objectif principal de la proposition initiale de la Commission européenne était d'améliorer sensiblement le climat d'investissement pour le déploiement de nouveaux réseaux et d'habiliter les utilisateurs de tous les services de communication", a déclaré l'ETNO, la fédération européenne qui compte parmi ses membres Orange ou Deutsche Telekom, dans un communiqué.

Cette "occasion unique en dix ans... a été manquée ", a-t-elle dit. Cet accord préliminaire doit encore être approuvé définitivement par les 28 États-membres et le Parlement européen.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/06/2018 à 14:37 :
Voilà que l'UE interfère dans la concurrence! Impose son diktat pour se rendre indispensable aux consommateurs, on sent les élections approchés!
a écrit le 07/06/2018 à 8:47 :
Comme d'habitude les actionnaires milliardaires veulent que l'argent public investisse à leur place, sauf qu'ils ne comprennent pas qu'à force de piller les caisses publiques il y a de moins en moins d'argent de façon générale.

Alors du coup ils veulent sucrer les aides aux pauvres...

Vite un frexit.
a écrit le 06/06/2018 à 22:00 :
De prime abord, c'est séduisant pour le consommateur mais quand on y pense, c'est terrible de vivre dans une économie dont les tarifs sont régulés comme ça l'était au temps de la splendeur de l'URSS.
Séduisant dans un premier temps, létal à terme ...
a écrit le 06/06/2018 à 19:48 :
L'Europe est en train de sombrer, les séparatistes de tout poils sont déjà dans les canots de sauvetage en attendant l'explosion des bombes qu'ils ont semé......et l'orchestre entame une valse en se félicitant de la baise des prix du thé à bord.
a écrit le 06/06/2018 à 18:28 :
L'U.E progresse et se dirige vers une planification de l'économie , passons maintenant à l'agriculture et les banques .

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