Gilets jaunes, CICE, "cadeaux" : le déficit public se porte toujours bien en France

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LT STORY - Quels sont les principaux enseignements du rapport annuel de la Cour des Comptes au sujet des finances publiques en France ? Le gouvernement d'Emmanuel Macron en fait-il suffisamment pour rééquilibrer les dépenses et les recettes de l'Etat, tout en maintenant un taux de prélèvement susceptible de calmer la colère sociale ?

La Cour de Comptes a rendu son verdict annuel sur les finances publiques de la France. Dans son rapport de plus de 860 pages, composé cette année de 22 chapitres, l'institution, qui attend toujours la nomination du successeur de Didier Migaud comme premier président, épingle le manque d'ambition du gouvernement à redresser durablement les finances.

Pour rappel, les traités européens imposent un déficit public annuel inférieur à 3% du Produit Intérieur Brut national. La dette publique doit, elle, ne pas excéder les 60% du PIB. Pour le premier, la France est repassée légèrement en dessous (avec 2,2% de déficit prévu en 2020, selon le Ministère). Mais la dette est, elle, encore largement au-dessus des attentes européennes, à 98,8% du PIB.

Le gouvernement Macron assume

Du côté des élus, les réactions ne se sont pas faites attendre. « Ce constat a un goût d'autant plus amer que la seconde moitié des années 2010 constituait une période favorable à la consolidation des finances publiques. Le refinancement de notre dette n'a fait que nous déresponsabiliser», a jugé Eric Woerth, député LR, président de la Commission des Finances et ancien ministre du Budget.

Ce à quoi répond la député En Marche Dominique David sur LCI que le gouvernement «a dû répondre à une situation d'urgence». «Nous sommes toujours dans les clous de la trajectoire que nous avions dessinée en début de mandat pour réduire notre déficit», a-t-elle encore assuré.

En France, la Cour des Comptes indique tenir un rôle «d'information des citoyens». À ce titre, elle a d'avantage un rôle consultatif auprès de l'exécutif que de contrôle.

Lire aussi : Finances publiques : le carton rouge de la Cour des comptes

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Commentaires
a écrit le 26/02/2020 à 11:58 :
Le problème c'est cette obsession de la dette qui fait qu'on finit par négliger nos hôpitaux, nos écoles, nos infrastructures de peur de passer pour des cigales irresponsables.
Ce n'est pas encore plus irresponsable de négliger nos hôpitaux, nos écoles, nos infrastructures? Un investissement pertinent , même à crédit n'est pas de l'argent perdu!
Lors de la crise de la dette de la zone euro, les mesures d'austérités n'ont fait qu'étouffer la croissance ce qui a empêché les finances publiques de se redresser.
a écrit le 26/02/2020 à 11:54 :
Lorsque l'on fait du transfert de la richesse collective vers la richesse individuelle, je ne vois pas comment le déficit pourrait ne faire que se creuser!

Et je ne comprends toujours pas comment ce sujet n'est t'il toujours pas traiter journalistiquement. Vous avez des clefs et les actions de la gouvernance actuelle pour expliciter le pourquoi la dette ne pourra pas se résoudre.

Dépense d'investissement? non, puisque l'état comme la française des jeux remet l'entreprise en fonctionnement, modernise, puis vend.

Donc je ne vois pas comment la dette ne pourrait pas qu'augmenter !

Du coup, je finis par me poser la question du non dit!

Et comme tout est vase communicant, le chômage baisse, comme le nombre de gens indemnisés!

Ceci procède de la même logique dans casi tout les secteurs!

La retraite est l'exemple ! ne pas assumer la dégradation des conditions des citoyens, mais le pire c'est expliquer que donner l'argent a des tiers serait bien pour ceux qui le subissent !

Et la, si d'aventure il y a une crise éco, nous pourrons donc le constater. Mais ce sera difficile aux journalistes de venir expliquer qu'il ne comprenaient pas !

Dépense d'investissement? ah bon ou?

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