Les espaces de travail urbains poursuivent leur mutation

 |   |  665  mots
Regus, spécialisée dans les espaces flexibles, propose des bureaux partout.
Regus, spécialisée dans les espaces flexibles, propose des bureaux partout. (Crédits : Regus.fr)
Service d’hôtellerie, accompagnement, organisation d’événements... Pour répondre aux nouvelles exigences de flexibilité, les concepts innovants fleurissent.

Les urbains veulent être les « maîtres du temps ». C'est l'un des constats du premier Observatoire de la vie urbaine de LCL, dévoilé le 27 novembre dernier au Forum Paris City Life, organisé par La Tribune à l'Hôtel de Ville de Paris. Selon ce portrait des nouvelles habitudes des habitants des villes, près de la moitié des sondés (47 %) considèrent le télétravail comme « une solution pour organiser leur temps à leur manière ». Une quête de souplesse, sous diverses formes, qui va de pair avec l'essor de nouveaux modèles et de nouveaux lieux de travail. Le groupe IWG, l'un des poids lourds mondiaux du secteur des espaces flexibles et de coworking, qu'il propose à des salariés de grands groupes comme à des indépendants et à des entrepreneurs, illustre cette tendance.

« Le secteur du coworking est solide. Il affiche une forte croissance, de 13 % en moyenne sur les dix dernières années. Et cette année, ce sera aux alentours de 20 % », affirme Christophe Burckart, directeur général de Regus (groupe IWG), dont la confiance n'a pas été ébranlée par les déboires financiers du géant américain WeWork. « C'est un mouvement qui ne va pas s'arrêter », estime le responsable de cet opérateur propriétaire des marques Spaces, qui propose de grands centres de coworking, et Stop & Work, installé en zone périurbaine pour répondre aux besoins du télétravail.

Un pari sur le bien-être

Sur ce marché où la concurrence fait rage, de nouveaux réseaux tentent de se démarquer par un positionnement haut de gamme. Kwerk parie ainsi sur le bien-être et sur les codes de l'hôtellerie. « Nous essayons d'inventer une nouvelle façon de travailler à travers de nouveaux standards de well-working », indique Maud Chuffart, « head of experience » de la startup. Dans ses quatre lieux à Paris, Kwerk cultive un design sophistiqué et mise sur un mobilier « thérapeutique », un accompagnement psycho- logique ou physique pour combattre le stress, sans oublier des salles de bains privées. Le prix ? À partir de 500 euros par personne et par mois. Le réseau, qui revendique 2.000 membres, organise aussi des événements business et conviviaux.

« Le lieu de travail est celui de l'interaction, de la connexion et de la culture d'entreprise », résume Maud Chuffart. Comet Meetings propose un autre modèle, qui veut révolutionner l'expérience de la réunion. Le concept : proposer un environnement « inspirant » pour...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :