Immobilier : les taux de crédit pourraient continuer à chuter

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Le courtier Meilleurtaux.com n'exclut pas une concurrence acharnée entre les banques d'ici Noël, entraînant de nouvelles baisses des taux fixes.

Jamais les taux des crédits immobiliers n'ont été aussi bas. Du jamais vu depuis 1945 ! Ce phénomène, dans tous les esprits depuis le début de l'année, est une fois de plus confirmé, cette fois par les responsables du courtier en ligne Meilleurtaux.com, qui a publié son douzième Observatoire mercredi dernier. Selon ce spécialiste, les taux du crédit immobilier ont été divisé par 3 depuis 1990 : à cette époque, les taux à 15 ans atteignaient 9 % l'an ! Et, en moins de deux ans, ils sont passés de 5,05 % à 3,1 % aujourd'hui.

Les acquéreurs qui ont contracté un emprunt à la veille de cette baisse spectaculaire ont tenu, eux aussi, à avoir leur part du gâteau. Depuis le début de l'année, ils se précipitent dans leur agence bancaire afin de renégocier leur crédit immobilier. Et parfois même l'ensemble de leurs dettes (immobilier, prêts personnels, auto, etc.). Ainsi, Meilleurtaux.com a enregistré 47.400 dossiers de ce type en 2010, contre... 24.000 en 2009. La quasi-totalité d'entre eux privilégiant encore et toujours le taux fixe, au détriment du taux variable.

Sous les 3 % avant fin 2010

La situation est si favorable que les ménages achèteraient presque un appartement pour profiter de ces taux bas. Le plus beau est encore à venir à en croire Christian Camus, directeur général de Meilleurtaux.com, qui n'exclut pas une baisse des taux sous les 3 % avant la fin de l'année. Il y voit une façon pour les banques de séduire de nouveaux clients, et d'atteindre, voire de pulvériser leurs objectifs commerciaux annuels.

Près d'un tiers des banques ont encore baissé leur taux d'intérêt le mois dernier d'après le document remis mercredi. Un avis que ne partage pas Empruntis.com, un des autres principaux courtiers en crédit français. « Pour la première fois, la quasi-totalité de nos partenaires ont laissé leurs taux inchangés. Nous avons encore enregistré quelques infimes baisses isolées régionalement et, parallèlement, des très légères hausses dans certains barèmes », résume Mael Bernier, porte-parole d'Empruntis.com.

Une chose est sûre : à compter de janvier, c'est la BCE qui sera le juge de paix. Car les banques répercutent tôt ou tard toute décision d'augmenter les taux directeurs. Une augmentation qui, d'après les spécialistes, n'interviendrait pas avant le printemps prochain.

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