Crédit Mutuel Arkéa écope d'un blâme pour ses velléités indépendantistes

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Une sanction politique a estimé la direction de Crédit Mutuel Arkéa, à l'annonce du blâme prononcé par l'organe central.
"Une sanction politique" a estimé la direction de Crédit Mutuel Arkéa, à l'annonce du blâme prononcé par l'organe central. (Crédits : DR)
La confédération nationale de la banque mutualiste, qui avait ouvert une procédure de sanction pour contrefaçon de marque et non-respect de la territorialité notamment, a prononcé un blâme contre les fédérations de l’Ouest. Une sanction "sans incidence" selon Arkéa.

La guéguerre des communiqués continue entre Crédit Mutuel et les fédérations de l'Ouest (Bretagne, Sud-Ouest, Massif Central), regroupées au sein de Crédit Mutuel Arkéa. La Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), qui avait ouvert en octobre dernier une procédure de sanction pour contrefaçon de marque et non-respect de la territorialité notamment, a prononcé un blâme mercredi à l'encontre de son la caisse interfédérale Arkéa, qui réclame son indépendance.

Le conseil d'administration de la CNCM a reconnu que Crédit Mutuel Arkéa "s'était soumis à une large partie de ses obligations prudentielles", ayant transmis les documents nécessaires à l'établissement d'un plan préventif de résolution, comme le réclame la Banque centrale européenne (BCE) et l'y avait récemment contraint le Conseil d'Etat.

"Sur la base de cette décision, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel attend du Crédit Mutuel Arkéa qu'il respecte strictement ses obligations prudentielles et en matière de marque «Crédit Mutuel» et de territorialité" indique le communiqué de la CNCM.

Sanction "politique" et "sans incidence"

Les rebelles de l'Ouest ont réagi avant même la communication de la CNCM, qui "n'a finalement prononcé qu'un blâme" observent-ils. Presque déçus, peut-être, de ne pas aller plus loin dans la rupture. Une sanction pécuniaire, voire une radiation, au vu de la gravité des griefs (contrefaçon, etc).

"Cette sanction, purement politique, sera naturellement contestée par le Crédit Mutuel Arkéa" affirme le communiqué.  "Cette sanction de premier niveau, interne à l'organisation du Crédit mutuel, n'a et n'aura bien sûr aucune incidence sur l'activité du groupe Crédit mutuel Arkéa".

Contestant l'autorité de l'organe central, présidé par Nicolas Théry, qui est aussi le président du puissant ensemble CM11-CIC, qui regroupe les fédérations de l'Est, Arkéa réclame un changement de gouvernance et la mise en place "d'un organe central dédié", autrement un double organe central, qui réglerait le problème de concurrence existant entre les différents camps (du CIC au courtage en ligne, en passant par l'assurance ou le crédit conso).  La CNCM, elle, a réitéré son souhait de préserver l'unité.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2017 à 10:27 :
Des banques de charlo qui raisonnent en region au lieu de voir la réalité. On est dans une économie mondiale. Quand l'ego des dirigeants de caisses plombe le developpement d'un groupe bancaire..

A terme les caisses seront tellement non competitive qu'elles devront fusionner.

Mutualisation du SI, rationnalisation de l'offre commercial, rationnalisation des fonctions support/centrale...
a écrit le 12/01/2017 à 9:22 :
Merci de ne pas sortir du dogme, tout contrevenant sera immédiatement sanctionné.

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