La Tribune

Scor ouvre une filiale de réassurance-vie en Australie

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Julien Bonnet  |   -  330  mots
La nouvelle filiale de réassurance-vie de Scor Global Life opérera en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le groupe français poursuit donc sa stratégie de diversification hors des frontières européennes.

Après avoir reçu le feu vert des autorités australiennes la semaine dernière, Scor Glolbal Life a annoncé mercredi l'ouverture d'une nouvelle filiale en Australie. "Cette initiative avait été annoncée dans le cadre du plan stratégique du groupe pour la période 2010-2013", a précisé Gilles Meyer, président de l'entité de réassurance vie de Scor. Le groupe français avait déjà obtenu en début d'année une licence pour effectuer des opérations de réassurance en Nouvelle-Zélande. La nouvelle filiale dépendra du siège régional des opérations d'Asie-Pacifique situé à Singapour.

Déjà présent en Australie depuis 1976 en réassurance dommages et responsabilité, Scor compte bien s'imposer sur un marché dynamique dans la zone. Le volume annuel de primes d'assurance vie représente environ 7 milliards d'euros avec une croissance passée et prévisionnelle de 10% par an en moyenne. Les primes de réassurance vie des marchés néo-zélandais et australien s'élèvent actuellement à 1,75 milliards d'euros.

L'offre de Scor Global Life sur les deux marchés s'appuiera notamment sur son expertise globale en réassurance vie d'affaires collectives, individuelles et de réseaux bancassurance. Le groupe français poursuit donc sa stratégie de diversification hors des frontières européennes après le rachat en avril de Transamerica Re, la division américaine de l'activité mortalité du néerlandais Aegon. "Le rééquilibrage du portefeuille de réassurance-vie entre les États-Unis, l'Asie et l'Europe apportera une stabilité complémentaire au groupe, tout en développant sa présence globale", avait alors commenté Denis Kessler, président de Scor.

En début d'année, le groupe avait été fortement impacté par la multiplication des catastrophes naturelles de grande ampleur, notamment les cyclones et inondations en Australie et le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande. Le réassureur français avait alors annoncé pour le premier trimestre 2011 une perte nette de 80 millions d'euros.

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