La Tribune

Les mutelles accusées par les internes de privatiser la santé

Les internes manifestent contre les mutuelles santé. Copyright Reuters
Les internes manifestent contre les mutuelles santé. Copyright Reuters
Séverine Sollier  |   -  807  mots
Environ 3000 internes des hôpitaux ont défilé mardi à Paris contre la politique de santé du gouvernement et contre les mutuelles qu'ils accusent de vouloir privatiser la santé.

La banderole de tête de cortège de manifestants d'internes des hôpitaux proclamait ce mardi 20 novembre: "Pour une santé juste et égale pour tous, indépendance des médecins face aux mutuelles". Parti du boulevard Pasteur près de la gare Montparnasse pour rejoindre le ministère de la Santé, avenue Duquesne, les manifestants étaient plus de 3000, selon les organisateurs. Très véhéments, les internes ont commencé une grève il y a une semaine le 12 novembre, même si nombre d'entre eux sont réquistionnés pour assurer la continuité des soins.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, était la cible des critiques de la manifestation mais elle n'était pas la seule. Les mutuelles étaient aussi dans le collimateur avec des slogans comme "MST, mutuelles sans tact", "mutuelles = privatisation de la santé", "mutuelles, 100 euros de cotisation, 20 euros de pub" ou encore "avec les maladies, les mutuelles se refont une santé".

La proposition de loi sur les réseaux de soins attisent les tensions

Selon Emanuel Loeb, président du syndicat d'internes l'Isnih, les internes "ont toujours la même ligne de conduite et nous demandons le retrait de la propositions de loi 296" sur les réseaux de mutuelles. Cette proposition de loi déposée par les députés socialistes, vise à à autoriser les mutuelles à mieux rembourser leurs adhérents s'ils choisissent de "recourir à un professionnel de santé, un établissement de santé ou un service de santé membre d'un réseau de soins", avec lequel les mutuelles auront passé des contrats fixant des tarifs et des critères de qualité.

"L'ensemble des internes est mobilisé sur cette problématique contre la privatisation de la santé. Cela ne concerne pas seulement les médecins mais aussi les paramédicaux comme les infirmiers, les podologues, etc.", a confié Emanuel Loeb à l'AFP.

Le Bloc, syndicat de médecins libéraux des blocs opératoires, a apporté son soutien à la manifestation. L'un de ses dirigeants, Didier Legeais, a expliqué que "les libéraux viennent soutenir le mouvement des plus jeunes légitimement inquiets pour leur avenir".

Les internes craignent l'extension des réseaux agréés aux médecins

Dans le cortège, une jeune interne de Toulouse, Anastasia Bonnet, 21 ans, a expliqué à l'AFP que la proposition de loi allait conduire les mutuelles "à créer un catalogue de médecins affiliés pour mieux rembourser certains patients". "Nous redoutons surtout que ces médecins voient leurs prescriptions de fait dictées par les mutuelles".

Un autre interne, futur ophtalmologiste de 28 ans venu de Dijon, Jean-Christophe Ramel, a défendu le principe "des compléments d'honoraires qui nous permettent d'innover et d'acheter du matériel".

Les mutuelles santé dénoncent la diabolisation des réseaux

Pourtant, les mutuelles de santé se défendent de vouloir étendre leurs réseaux de professionnels agréés, aujourd'hui principalement constitués d'opticiens, de dentistes et d'audio-prothésistes aux médecins généralistes ou spécialistes. "L'objectif n'est pas de contractualiser avec des médecins généralistes ou spécialistes", a rappelé lundi 19 novembre, Stéphane Junique, membre du comité excecutif de Harmonie Mutuelle et président de Harmonie Services Mutualistes, qui a participé au débat parlementaire la semaine dernière sur la proposition de loi. Pour lui, cet argument est agité comme un chiffon rouge pour attiser les craintes et renforcer l'opposition aux réseaux de soins.

"La proposition de loi a été instrumentalisée par une minorité d'internes et par certains syndicats médicaux qui veulent prolonger les discussions sur les dépassements d'honoraires", a par ailleurs déclaré le président de la MGEN Thierry Beaudet, devant la presse, faisant référence à l'accord sur les dépassements d'honoraires fin octobre, contesté par notamment par les chirugiens libéraux et certains internes.

La contractualisation individuelle avec des médecins n'est cependant pas totalement inexistante mais elle reste marginale. La MGEN a passé un accord avec 470 médecins en particulier chirurgiens et obstétriciens exerçant dans des cliniques principalement dans des cliniques à but lucratif ou non lucratif pour limiter leur dépassement d'honoraires à 150% maximum.

Les deux plus grandes mutuelles santé françaises, MGEN et Harmonie Mutuelle, qui sont aussi les plus engagées dans la constitution de réseau de soins, "déplorent les attaques irrationnelles dont les conventionnements font l'objet. A but non lucratif, les mutuelles n'ont d'autre intérêt que de garantir l'accès aux soins de leurs adhérents", indiquent-elles dans un communiqué commun du 20 novembre. Elles rappellent qu'elles couvrent, à elles deux, 8 millions de personnes qui ont accès à différents réseaux de soins: 4 pour la MGEN et les mutuelles qui y sont rattachées par le biais du groupe Istya (dentaire, optique, audioprothèse et hospitalisation), 2 -et bientôt 3- pour Harmonie (optique et audioprothèse, bientôt dentaire).

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Commentaires

chèvresetpigeons  a écrit le 02/12/2012 à 20:21 :

- les médecins qui évoquent le système de santé sont aussi pertinents que des économistes de la santé qui parlent de santé !
- il est assez savoureux de voir ces entrepreneurs privés de médecine s'offusquer de la privatisation de la santé !
- et très étonnant de les voir protester contre les mutuelles qui remboursent largement leurs dépassements d'honoraires !
Chiche...plus de mutuelles, plus de dépassement d'honoraires,... ?

yirkkiller  a écrit le 22/11/2012 à 8:58 :

Et pourquoi pas privatiser la sécu ? On arrêterait de payer la CSG et la sécu sur nos bulletins de salaire (dont 90% partent aux assistés), et chacun pourrait se payer une mutuelle générale plus ou moins importante suivant ses revenus... Ca serait logique...

Et concernant la perte de liberté de choix, est-ce que certaines assurances auto n'imposent déjà pas le choix du garage pour certaines prestations ? Personne gueule pourtant...

allmen67  a écrit le 22/11/2012 à 7:46 :

A titre personnel, je constate qu'avec ma mutuelle, je ne paie rien pour mes soins dentaires pourtant assez coûteuses dans le centre agréé de mon département. Si j'allais chez un libéral, boujour la facture. J'en déduis que cette affaire sent surtout l'affairisme du côté des libéraux. Dommage que les internes dont lze combat est juste tombe dans le panneau tendu par les libéraux. Voilà ce que j'appelle de véritables "pigeons" car franchement qu'est-ce qu'un libéral qui ne songe qu'à ses (gros) revenus doit penser de ces internes 10 fois moins payés qu'eux?

Mial  a écrit le 22/11/2012 à 1:26 :

Ici, tout le monde confond :
- mutuelle d'assurance (MAAF par ex) qui peut couvrir la santé
- mutuelle de santé, qui est à but non lucratif (MGEN par ex)
- institut de prévoyance
- assurance tout court (GMF, AXA par ex) qui peuvent couvrir la santé
- mutuelle d'épargne et de retraite.
Les 2ème ne sont pas un business quoiqu'on en dise.

Hum  a répondu le 22/11/2012 à 17:51:

http://www.dailymotion.com/video/xv7ak3_les-mutuelles-se-porschent-bien_news?search_algo=2

Ben voilà  a écrit le 21/11/2012 à 17:33 :

Pour rester simplement factuel, j'observe au minimum un mail par jour d'une mutuelle qui cherche à étendre son activité. C'est tout à fait comparable avec les propositions immobilières de défiscalisation il y a peu... Donc j'en déduis que ce secteur - qui ne crée aucune valeur - ne se bat surement pas pour perdre de l'argent ! Donc, quoi qu'il arrive c'est bien le patient assuré qui payera le train de vie de ces affairistes qui ne se rémunèreront pas au SMIC ! En clair, ca sent le "bon business", pas trop compliqué, à fortes marges, et au fond de commerce parfaitement incompressible. Un marché de dupes en somme ! Je me trompe ?

Photo73  a écrit le 21/11/2012 à 13:51 :

Moins la Sécu remboursera et plus les complémentaires complèteront (transfert vers le privé), plus ces dernières gèreront les conditions de fonctionnement, les circuits optimisés par des intervenants "sélectionnés", afin d'optimiser leurs dépenses (et peut-être améliorer leurs marges ?) pour ne pas trop faire croitre les cotisations.
Dommage que la Sécu ne puisse gérer les compléments de remboursement, le système de base existe déjà (fichier des assurés, gestion des remboursements de base), les frais de gestion étant faibles (5%), les complémentaires devant faire de la publicité pour se faire connaitre, attirer des clients nouveaux, elles dépensent beaucoup (15% ?)..

henri29810  a écrit le 21/11/2012 à 11:13 :

on est loin du temps où on entrait en médecine par vocation!

à Henri 29810  a répondu le 21/11/2012 à 11:22:

vous avez parfaitement raison, et en plus ils ne choississent pas les régions les plus démunis (en revenus non en patients) pour s'installer...alors leur grande rengaine sur le bien des patients...à d'autres...mdr

Anonyme  a répondu le 21/11/2012 à 11:48:

Tu pense que la vocation n'est pas nécessaire pour un métier qui nécessite parfois plus de 10 ans d'études, et où à bac + 8 tu es payé 1800? pour des semaines de 75, parfois 90 heures?

Anonyme 2  a répondu le 21/11/2012 à 23:46:

on peut aussi rajouter: 2 concours (1 à l'entrée et 1 à la sortie)! Après plus j'avance, plus je me dis qu'il faut le vouloir (devenir chirurgien) quand on voit le respect qu'ont les patients envers les médecins. "Il est loin le temps où on entrait en médecine par vocation" vous devez certainement parler du temps d'Hippocrate, de la médecine paternaliste, de l'époque où le patient respectait le médecin et avait confiance en lui...Vous ne devez pas passer bcp de temps dans les hôpitaux je pense.

RasLeBol  a écrit le 21/11/2012 à 10:38 :

Casser les monopoles ne peut-être qu'une bonne initiative pour lutter contre les activités professionnelles qui vivent dans la facilité au croché de l'état.
Pourquoi ne pas créer un secteur 1 très bien remboursé par la sécurité sociale, mutuelle et un secteur 2 libre concurrentiel et non remboursé par la sécurité sociale au frais du patient à 100% où pourront exercés la médecine libérale qui pourra maximiser les profits.
Quand au particulier contribuable futur patient fera sont choix entre le médecin humaniste du secteur 1 ou celui du "trader de la médecine" secteur 2

Anonyme  a répondu le 21/11/2012 à 11:43:

Le secteur 1 est déjà remboursé par la sécu (sauf pour les 1? forfaitaires de participation). Si par "très bien", tu insinue une hausse des tarifs, c'est tout ce que demandent les médecins :
Si le secteur 1 était "très bien" remboursé par la sécu, comme tu le dis, les médecins n'auraient pas besoin de recourir aux dépassements d'honoraires. La sécu s'est désengagée du remboursement pour des raisons financières, et a autorisé le dépassement d'honoraires pour permettre au médecin de s'auto-financer en partie.

Avicenne  a répondu le 21/11/2012 à 11:44:

Sans aller si loin http://www.contrepoints.org/2012/11/21/105136-des-medecins-de-loklahoma-en-croisade-contre-lobamacare

ABatuk  a écrit le 21/11/2012 à 4:59 :

On dit un "mutelle" ou une "mitelle"?

kk  a écrit le 20/11/2012 à 22:38 :

Il n'y avait que les socialistes pour faire ça.

Britannicus  a écrit le 20/11/2012 à 21:34 :

Les mutuelles ne remboursent pas suffisamment leurs sociétaires au regard des "bénéfices" qu'elles réalisent. Quant à l'hôpital, le jour où les urgences deviendront payantes comme tout acte de médecine, il retrouvera comme par enchantement des marges de manoeuvre tant financières qu'organisationnelles.

Avicenne  a répondu le 20/11/2012 à 22:42:

Les urgences sont le premier recruteur de l'hosto (tarification à l'activité , ça vous dit), les maisons médicales aux portes de l'hosto coûtent cinq fois moins chers, mais n'ont pas des budgets pérennes, il y a trop d'hosto en France par rapport à nos voisins européens, mal répartis et en plus avec des prestations très disparates, il y a trop de médecins généralistes et spécialistes en France et en plus très mal répartis http://www.drees.sante.gouv.fr/les-medecins-au-1er-janvier-2012,10840.html http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp? http://www.groupe-galilee.fr/fr/orbis-terrae/50-tribune-libre/59-manque-t-il-des-medecins- http://www.jma2012.fr/fichiers2011/77/JMA_ED_ALS_2011.pdfref_id=nattef06102&id=126

Avicenne  a écrit le 20/11/2012 à 20:54 :

http://www.mutuelle-land.com/actualite-mutuelle/mutuelle-le-tiers-payant-chez-les-medecins-generalistes_11261.html tiens et c'est comment le tiers payant chez le généraliste, le premier maillon de la chaine,
ah et bien pas pour les étudiants http://www.lmde.com/index.php?id=1163,
mais un seul vous êtes sur: http://www.medsyn.fr/content/view/159/246/ voir à viamedis
le tiers payant coordonné ne fonctionne pas avec le généraliste http://forum.doctissimo.fr/sante/assurance-maladie/mutuelle-payant-medecin-sujet_4540_1.htm
alors on arrête d'enfiler des perles, on prend quatre médocs en France car on est mieux soigné, et on conseille aux patients sur les mutuelles assurant le tiers payant généraliste intégral, pour qu'ils puissent au moins avoir accès aux soins, et posez vous au moins la question de savoir pourquoi la sécu a si peu de frais de gestion! par rapport à une mutuelle.

Mutsolidaire  a écrit le 20/11/2012 à 20:42 :

Il faut bien que les défenseurs du libéralisme se mettent dans la tête que si certains professionnels de santé s'engraissent c'est sur le dos des mutuelles et de la sécurité sociale. Sans ses organismes les cabinets seraient désespérément vide . la rigueur concerne tout le monde.Prenez les opticiens: très bien si ce sont les mutuelles qui créent des structures de distribution avec des réductions de 30 à 50% et elles font quand même des bénéfices. En ce qui concerne la médecine, la chirurgie , c'est un service qui ne devrait être que public car ce sont les assurés qui le finances. la vie d'un être humain doit elle entrer dans un système hyper libéral.Que les médecins et les chirurgiens aient des revenus élevés cela ne me gène pas mais choisir ces métiers pour faire de l'argent , où est l'humain.

externeencolere  a répondu le 20/11/2012 à 21:22:

manifestement vous n'avez rien compris. les mutuelles se font de l'argent sur le dos des patients et non pas les médecins sur le dos des mutuelles.
nous nous battons POUR NOS PATIENTS.
NOUS VOULONS GARDER LA SÉCURITE SOCIALE. ILS VEULENT UN SYSTEME A L AMERICAINE. CHOISISSEZ!

Avicenne  a répondu le 20/11/2012 à 21:22:

@Mutsolidaire: poses toi plutôt la question suivante: est ce que les mutuelles vont rembourser les patients hypertendus qui sont sortis autoritairement de l'ALD, sans surtaxe? quand aux frais dentaires et d'optique, poses toi plutôt la question de savoir si c'est cette année ou l'an prochain que tu prends la couverture maximale, en fonction de tes pépettes, sachant que l'enjeu et la mise n'en vaut vraiment pas la chandelle? quand aux dépassements qui te font grincer des dents, regardes bien qui peut se les payer, avec la surtaxe mutuelle? Un défenseur du libéralisme ordonné, qui ne veut surtout d'un service que public, mais d'une saine concurrence des services mais à tous les niveaux.

SPARTACUS  a répondu le 21/11/2012 à 0:17:

Mutsolidaire, vous acceptez de payer votre cotisation a votre mutuelle dont 25% s'evapore en frais de gestion,publicité,sponsoring,placement douteux,salaires généreux etc.....
Ce ne sont pas les mutuelles qui paient les médecins,c'est vous et si vous refusez de les payer correctement,vous aurez à l'avenir une medecine médiocre car le serment d'Hypocrate ne fait pas mention du masochisme .

@mutsolidaire  a répondu le 21/11/2012 à 7:44:

lorsque vous entendrez ceux qui ne veulent plus financer à crédit un système qui n' su qu'augmenter ses cotisations,diminuer ses remboursements en diminuant les honoraires des acteurs de santé(sans meilleur resultat que ces voisins),quand vous comprendrez que la sous évaluation des honoraires médicaux est du dumping médical pour nos voisins;quand vous saurez les problèmes juridiques de csg/crds pour les frontaliers,qu'on peut se faire soigner à l'étranger et se faire rembourser en france,quand vous vous mettrez dans votre tete que libre et argent ne sont pas des gros mots,que les prof de santé n'ont rien de libéral dans leur exercice(reste le mot pour ceux qui discutent avec des mots),qu'enfin il est ignoble,immoral de laisser des detes à ses enfants,peut etre pourrons nous discuter intelligement...malheureusement ce pays creve du fait d'avoir des personnes comme vous qui eructe des mots vides de sens...à l'image des politiciens de ce pays....j'encourage mes enfants à vivre ailleurs afin de na pas avoir à payer votre egoiste solidarite et de ne pas perdre leur temps en discutions oiseuses et mortifères...

SPARTACUS  a répondu le 21/11/2012 à 18:59:

@mutsolidaire? Votre probleme , c'est que votre discours est incompréhensible, dyslexie cérébrale?libéral?cryptocommuniste?anarchiste?

Démosthène  a écrit le 20/11/2012 à 20:21 :

Peur que les médecins voient leurs prescriptions dictées par les mutuelles? Quid des médecins qui ont leur prescriptions dictées par les pseudo-malades? Il faudra qu'on m'explique un jour pourquoi pour la même pathologie je repars avec 5 médicaments en France alors qu'on m'en donnait 1 quand je vivais à l'étranger.

kadoudou  a répondu le 20/11/2012 à 20:47:

Vous étiez en meilleure santé à l'étranger, retournez-y !

Kro-magnon  a répondu le 21/11/2012 à 1:12:

@kadoudou Mais à l'étranger on est pas plus mal soigné qu'en France. Avec votre réaction vous tuez la poule aux ?ufs d'or car si les gens qui en ont les moyens vont à l'étranger qui restera pour payer toute la clique médicale qui ne veut pas voir la réalité en face: les caisses sont vides. Il y a probablement des gaspillages dans le système, mais plutôt que vous arque-bouter sur des avantages acquis améliorez le système. Si le système est pourri alors changeons en après tout la France n'a pas vocation à soigner toute la misère du monde. Et si il faut passer par des systèmes privés pourquoi pas.

toccata  a écrit le 20/11/2012 à 20:01 :

Tout ce que dénonce les internes est vrai à 100%. Les mutuelles établissent des réseaux en marginalisant ceux qui n'acceptent pas leurs conditions (elles procèdent en remboursant moins bien leurs patients). A terme, on va droit vers une sorte de salariat des professions de santé par les mutuelles _ c'est un choix de société! Et malheureusement le comportement des mutuelles rappelle le comportement de la grande distribution face aux petits producteurs. Bref, non seulement on va vers une santé "privatisée", mais on va vers une médecine à plusieurs vitesses, selon que l'on aura une mutuelle complémentaire ou pas, selon que l'on aura une mutuelle premium ou une mutuelle d'entrée de gamme. Les dirigeants des mutuelles sont des apprentis sorciers.

@ Toccata  a répondu le 21/11/2012 à 11:20:

parce qu'à votre avis, ce n'est pas déjà le cas ? un rv chez un spécialiste qui peut varié de 3 jours à 6 mois selon votre capacité de payer, vous appelez ça comment ?

@Toccata  a répondu le 21/11/2012 à 12:03:

J'appelle ca de la disponibilité : le médecin a le droit de pratiquer deux types de tarifs, dans les créneaux qui lui convient... Bizarrement le créneau où les tarifs sont le plus bas est celui qui est le plus saturé (ou le medecin de secteur 1 a son planning saturé comparé à un secteur 2).

Mais rassurez-vous, on est encore loin de la médecine a 2 vitesses comme vous le dites. Contrairement à d'autre pays ou ce type de médecine existe, en France vous serez pris en charge en cas d'urgence, vous trouverez toujours un rendez-vous aux tarifs sécu (c'est sûr pas dans la semaine, mais ça c'est un problème d'effectif) et en cas de maladie grave la sécu vous prendra en charge à 100%.

Donc je vous le répète on est encore loin de cette médecine à 2 vitesses.

P.S : il serait naïf de croire qu'un médecin demandant beaucoup d'honoraires est forcement meilleur

blasé  a écrit le 20/11/2012 à 19:47 :

mgen:mutuelle generale de l'education nationale....codamnée deux fois pour non respect du code de la mutualité...encore des multirecidivistes donneurs de leçon de morale