Bombardier annonce une commande "historique" et... 7.000 suppressions de postes

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Bombardier a annoncé une commande de 45 avions CS300 par Air canada avec des options sur 30 autres avions CS300.
Bombardier a annoncé une commande de 45 avions CS300 par Air canada avec des options sur 30 autres avions CS300. (Crédits : Reuters)
Plongeon du chiffre d'affaires 2015, bénéfice divisé quasi par deux, le constructeur aéronautique canadien, en grande difficulté, va supprimer près de 10% de ses effectifs en 2016 et 2017. Il a également annoncé mercredi une commande "historique" de 45 avions CS300 par Air canada avec des options sur 30 autres avions CS300.

Publié le 17/02/2016 à 14:07. Mis à jour le 17/02/2016 à 17:24.

Bombardier a profité de la publication de ses résultats annuels pour annoncer plusieurs mauvaises nouvelles mercredi 17 février. Son chiffre d'affaires a chuté de 9,6%, passant de 20,1 milliards de dollars en 2014 à 18,2 milliards (16,3 milliards d'euros) en 2015. Son bénéfice a quasiment été divisé par deux, atteignant 326 millions de dollars sur l'année 2015. Et au quatrième trimestre, son chiffre d'affaires à dévissé de 15,8% à 5,02 milliards de dollars.

Le constructeur aéronautique canadien, qui souffre financièrement en raison d'une chute continue de ses commandes et de la concurrence d'Airbus et de Boeing; a annoncé la suppression de 7.000 postes, dont 2.000 contractuels, en 2016 et 2017 ramenant ses effectifs à un total de 64.000 employés. Pour rappel, Bombardier avait déjà annoncé 6.500 licenciements depuis décembre 2013. "Les cadences de production de certains modèles d'avions ont été modifiées en raison des conditions macroéconomiques", justifie la société.

Une importante commande d'avions CS300

Bombardier promet toutefois de compenser en partie cette réduction "par de l'embauche dans certains domaines en croissance". Cela concerne notamment "le programme d'avions C Series" qui "continue d'accélérer sa cadence de production".

Car, au milieu de cette série de mauvais nouvelles, Bombardier a annoncé une commande "historique" de 45 avions CS300 par Air canada avec des options sur 30 autres avions CS300. Selon le prix catalogue de l'appareil, cette commande ferme est évaluée à 3,8 milliards de dollars si la compagnie aérienne achète tous les appareils.

Avec cette commande record pour le groupe, le titre Bombardier s'envolait de près de 18% mercredi à la Bourse de Toronto à 10h30 heure locale.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2016 à 18:35 :
Bombardier tel quel n'est plus viable. Nous avons vécu cela avec Alstom, qui a dû vendre ses turbines à GE pour que le reste survive. Ne venez pas pleurer sur ces pauvres gens.
En tant que producteurs d'avions de transport civils intermédiaires, Bombardier ne sert à rien.
Il pourrait avantageusement à son tour fusionner ses activités avec Airbus (avions militaires, Canadair) ou Alstom (Trains, tramways) en conservant l'essentiel, sans perdre de postes, avec une réorientation à temps de sa R&D et de ses produits.
a écrit le 19/02/2016 à 18:52 :
Le marché aéronautique est saturé par des géants Airbus, Boeing, Embraer, constructeur japonais et chinois. Le transport train passager est en train de se développer énormément en Amérique du Nord, Le Canada devrait mettre le paquet sur le train en élaborant des lignes de passagers Intercités rapides et fréquentes, dédiées aux trains de passagers ( en premier lieu les grandes villes: Québec, Montréal Toronto). Parallélement Bombardier (seul fabriquant de train moderne en Amérique du Nord) devrait maintenir les usines de train. Le ferroviaire c'est bon pour l'environnement. l'économie, le tourisme...et beaucoup moins délocalisable que l'aviation. Si les lobbys de l'aviation arrétaient un instant leur petit jeu d'influence, l'environnement et l'économie s'en porteraient mieux.
a écrit le 19/02/2016 à 14:34 :
C'est assez étonnant que des nouvelles aussi importantes dans le domaine économique ne fasse que quelques lignes dans un journal économique comme La Tribune. Des milliers d emplois perdus en Europe et au Canada, et pas d'analyse ni informations de ce qui en est. Enfin bon, on savait que le secteur aéronautique était saturé et occupé par Boeing, Airbus, Embraer et autres chinois et japonais, difficile de se faire une place dans un secteur déja trop mature. Sachant que le vrai challenge et marché a développer de l'Amérique du Nord, ce n'est pas l'aéronautique mais le transport par trains de passager, le ferroviaire va se développer de facon spectaculaire et le Canada devrait comprendre que les usines de trains ont plus d'avenir au Canada que l'aéronautique. Les USA veulent des trains rapides et de nouvelles voies ferrées dédiés aux passagers, le Canada manque de trains Intercités un peu rapides et le Canada devrait donc logiquement devenir une vitrine pour ses trains fabriqués par Bombardiers. Il faudrait investir dans le train passager, c'est bon pour l'économie, le climat et le tourisme...mais les lobbys...
a écrit le 18/02/2016 à 18:50 :
Sans la commande d'Air Canada Bombardier serait "mort". Un délai supplémentaire, une rémission avant le constat inévitable d'un futur décès.
a écrit le 18/02/2016 à 18:50 :
Sans la commande d'Air Canada Bombardier serait "mort". Un délai supplémentaire, une rémission avant le constat inévitable d'un futur décès.
a écrit le 17/02/2016 à 18:26 :
Le Canada a tout intérêt de choisir le Dassault Rafale made by Bombardier s'il veut garder quelques emplois !
a écrit le 17/02/2016 à 15:10 :
Comme prévu -dans la même liste que Embraer- le canadien va fermer ou se vendre. Alstom serait satisfait par l'achat de la division rail tant le potentiel américain s'ouvre de plus en plus fortement aux gros acteurs. Dassault, le mentor de l'affaire, pourrait reprendre la section avion .. pour un temps avant de la céder à Airbus. Le tempo s'avance à la cadence annoncée, Rolls-Royce est ouvertement à vendre, GE prépare le ramassage en Italie avant sa fusion probable avec l'américain UT, tandis que BAE se profile pour convoler.

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