La Tribune

Le leader français des voiturettes sans permis Aixam Méga racheté par un américain

Copyright Aixam
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Alain-Gabriel Verdevoye  |   -  317  mots
La numéro un européen des voitures sans permis est repris par l'américain Polaris Industries. La firme d'Aix-les-Bains détient le tiers du marché français.

Le leader français (et européen) des voiturettes sans permis, Aixam Mega, est passé sous pavillon... américain ! Et ce, avec la cession par Axa Private Equity (Axa PE) de sa participation majoritaire à Polaris Industries. Axa PE n'a pas dévoilé le montant de la transaction, qui porte sur 54% d'Aixam Mega. Axa PE était entré à son capital en 2006. Le constructeur français de petits véhicules, basé à Aix-les-Bains (Savoie), gère deux usines en France et a généré l'an passé 90 millions d'euros de chiffre d'affaires. Son réseau de distribution compte plus de 400 points de vente en Europe. Il opère sous deux marques: Aixam pour les voitures et Mega pour les utilitaires.  Le reste du capital d'Aixam Mega est détenu par Dentressangle Initiatives (24%), holding familial de la famille Dentressangle, le management (11%) et le fonds d'investissement Euromezzanine (11%). Le constructeur de véhicules électriques utilitaires Goupil Industriel était déjà tombé dans l'escarcelle en 2011 de Polaris Industries, dont le siège est situé dans le Minnesota.         

Un marché  de 14.666 voitures

Le marché des voitures sans permis a atteint en France 14.666 unités l'an passé, avec une progression de 3,9% par rapport à 2011, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles. Avec 4.594 ventes, la marque Aixam s'est affirmée comme le premier constructeur du secteur en France, avec le tiers du gâteau, malgré un recul de 3,7%. Elle est restée numéro un au premier trimestre, malgré un repli de 10,4% de ses ventes (à 1.090 unités). Mega a immatriculé au premier trimestre  87 exemplaires à peine (-14,7%).

Mini-motorisation

Aixam est né en 1983, Méga en 1992. La gamme comprend aujourd'hui plusieurs véhicules, la très compacte City, la City S qui se veut sportive, le Coupé, et même la Crossline qui se  veut baroudeuse! La gamme est mue par un minuscule bicylindre diesel de 400 centimètres-cubes pour une longueur à peine supérieure à 3 mètres. Comptez 11.000 euros en moyenne.

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Commentaires

Koegler Bruno  a écrit le 08/05/2013 à 7:02 :

C'est triste que le ministere du redressement productif n.a pas reussi a racheter quelques 5% de AXA et mettre le reste en vente et garder le controle du conseil d'administration. C'est honteux. Et on en a meme pas parle... Bruno Koegler www.koegler.tw

citoyen  a écrit le 21/04/2013 à 11:54 :

le début de la fin ,mise en place d'objectifs, rentabilité minimum 15%,vente des actifs, réduction de personnel et quand le citron n'a plus de jus, délocalisation avec transfère de technologie,le processus habituel c'est ça la mondialisation !

pemmore  a écrit le 12/04/2013 à 13:52 :

On est le 12 avril 2013, la boîte marche bien, il faut combien de temps pour qu'elle commence à licencier?
Sans doute 3/4 ans, plus d'intéressement aux bénéfices, plus de maintenance, plus de nouveaux modèles, concurence dans les points de ventes par des produits chinois ou indiens.

balzac  a écrit le 12/04/2013 à 12:13 :

inquietant que des américains s'interressent a cette entreprise qui est plus rentable que peugeot a l'heure actuelle , quand meme les chiffres de ventes et de croissance font rêver , comme quoi le permis de conduire actuel est un frein aux ventes de véhicules neufs , car sinon on vendrait pas autant de tels véhicules qui ne dépassent les 50 KMH , cette entreprise est très rentable et leurs produits sont très bien finis et presque au niveau des berlines aux chevaux survitaminés , ce qui m'inquiète c'est que des américains viennent investir dans l'entreprise , j'espère que ce sera pas pour la dépouiller car cette dernière décennie on peut pas dire que les fonds américains ont laissés une bonne image aux salariés et aux clients des entreprises hexagonales

Fabfab  a répondu le 12/04/2013 à 12:34:

Et bien là c'est l'inverse: c'est un fond français (Axa) qui vend a un industriel US (Polaris).

Husavik  a écrit le 12/04/2013 à 11:02 :

Il serait intéressant de faire une évaluation des entreprises qui réellement sont encore françaises.
Pour ma part, j'ai identifié:
- les déficits de, sécurité sociale, caisses de retraite,
- la pléthore de députés et sénateurs
- les commissions théodules pour copains et copines
- Hollande et son gouvernement, moins un !

amnésique  a écrit le 12/04/2013 à 11:01 :

c'est mieux pour Aixam d'être dans un groupe industriel important que chez un fonds qui a toujours vocation à revendre!

giantpanda  a écrit le 12/04/2013 à 9:50 :

Leader europeen??

Il faudrait quand même dire, que les véhicules sans permis ne sont pratiquement pas admit, dans les autres pays européen. Combien de véhicules à l'export ???
Cordialement,

giantpanda

Nawak  a répondu le 12/04/2013 à 11:02:

Le ridicule ne tue pas cher GiantPanda.
Aixam réalisa en 2012 un CA de 85 millions dont 35 millions a l'export soit 40% de CA export. Votre mauvaise foi et médisance sont indignes. Un autre commentaire de votre part, peut etre des excuses ?

pemmore  a répondu le 12/04/2013 à 14:01:

C'est vrai que la législation Française a fait un drôle de schmilblic avec un moteur de diésel de 400 cm3 qui ne peut être acceptée partout comme équivalence 49 cm3 essence.
Par contre la construction de voiturettes 125 cm3 permis a1 est tout à fait légale et rien n'interdit une version turbo.
Actuellement il n'y a que lamborguini qui fournit ces moteurs la.
solution pour les personnes ayant des difficultés à passer le permis de conduire et avoir un engin roulant à 80/90 comme tout le monde.

Michel  a répondu le 12/04/2013 à 16:11:

@penmore

Si certains ont des difficultés à obtenir le permis B, qu'ils commencent par apprendre le code de la route voir prendre des cours de français pour les plus en difficulté car des VSPs aux mains d'inconscients déchus du permis B ou de personnes incapables de respecter la moindre règle, ce n'est pas un progrès pour la sécurité routière. Les restriction de masse (350 kg max à vide), de puissance (50 cm3) et de vitesse (45 km/h) ne protège en aucun cas de la bêtise des conducteurs avec ou sans permis. Ces véhicules s'ils n'étaient pas tant dénigrés par les prétentieux et aussi onéreux à l'achat pourrait rendre de très bon services aux citadins jeunes ou vieux rencontrant de plus en plus de difficultés à trouver un espace suffisant pour stationner. Lorsqu'on observe la tendance aux SUVs en ville c'est à se demander si le monde ne marche pas sur la tête.

pemmore  a répondu le 12/04/2013 à 17:29:

@michel, grosso modo ces petits véhicules ont très peu d'accidents, vitesse lente, peu de manettes. Bien plus qu'on croit sont des personnes àgées qui ont encore leur permis. Quand à ceux qui essayent de passer le permis b, le code est devenu un foutoir épouvantable ou même quelqu'un comme moi si je perdais mon permis pour des broutilles, je passerais directement aux voiturettes ou quad.
Pour la ville, j'ai possédé une vespa 400, c'était super, je pouvais même stationner à 90° entre 2 grosses voitures.
C'était strictement le même poids et dimensions qu'une axa.

LOGIQUE  a écrit le 12/04/2013 à 9:17 :

Vue de face , on croirait une chevrolet spark ! et la qualité n est surement pas inférieure .

Sempre  a écrit le 11/04/2013 à 22:16 :

Une PME discrete et efficace, innovante. Superbe reussite industrielle !

robindesbois  a écrit le 11/04/2013 à 19:25 :

Je n'arrive pas que AXA (ancienne mutuelle de Rouen) puisse "trahir" uneentreprise
qui va certainement glisser vers un fond de pension ? Il est vrai que les assurances
gagnent beaucoup de fric en assurant du vent et récupére l'oseille. Nos banques
préférent investir sur le plan des cométes

sherpa  a répondu le 12/04/2013 à 9:37:

AXA PE s n'appartient plus à AXAdepuis quelques semaines. L'investissement en fonds propres est une quasi obligation pour les compagnies d'assurance : cela permet de diversifier les risques (pour en pas être piéger par la chute d'un seul marché) et de servir du rendement à l'assurance-vie que (donc de rémunérer des les épargnants). La cession de participations fait partie du cycle normal d'activité d'un fonds ; rien d'inhabituel dans cette opération. Polaris est d'ailleurs plutôt un repreneur industriel, c'est un groupe spécialisé dans les véhicules, et pas un fonds de pension (dont la vocation est de servir des pensions , ce qui n'est ni très différent, et pas moins moral, que de justement rémunérer de l'épargne?)