A Francfort, les marques chinoises prennent date avec l'Europe

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Chery a levé le voile sur un modèle dédié à l'Europe mais n'a pas donné de calendrier.
Chery a levé le voile sur un modèle dédié à l'Europe mais n'a pas donné de calendrier. (Crédits : DR)
Plusieurs marques automobiles chinoises ont établi des stands au salon de Francfort, affichant ainsi leur ambition commerciale en Europe. La réalité de cette offensive serait en fait beaucoup plus relative...

Elles sont encore très discrètes... Les marques automobiles chinoises sont pourtant bien présentes au Mondial de l'automobile de Francfort. Certes la marque Borgward est une marque allemande, sauf que celle-ci n'avait plus rien produit depuis... 1961. Elle doit sa résurrection en 2008 au petit-fils du fondateur mais qui a cédé la « licence » au groupe chinois Beiqi Foton, jusque-là fabricant de bus. Borgward est presque un prête-nom acquis par un groupe chinois pour vendre des voitures avec un prestigieux accent allemand. A Francfort, cette marque a ainsi présenté une série de SUV qui se veut haut-de-gamme.

Great Wall Motors à la manoeuvre

Même ambition chez Wey qui n'hésite pas à se présenter comme fabricant de SUV premium chinois... A creuser de plus près, nous découvrons que c'est Great Wall Motors (GWM) qui est derrière cette marque jusqu'ici totalement inconnue. GWM s'est récemment fait connaître en annonçant son intérêt pour Jeep, filiale de Fiat Chrysler Automobiles, mais sans avoir approché les principaux intéressés. Ce groupe est aussi la maison-mère d'Haval, le premier vendeur de SUV en Chine, ce qui n'est pas rien lorsqu'on connaît la taille de ce marché (le premier du monde avec 24 millions de voitures et probablement 42 millions en 2030) et la dynamique de ce segment. Wey a été fondé il y a tout juste un an et porte l'ambition de Great Wall Motors de se positionner sur le segment premium. Le groupe chinois reste néanmoins un petit constructeur avec seulement 1,5 million de voitures et qui ne bénéficie de quasiment aucune coentreprise avec des constructeurs étrangers. C'est pourquoi il tente d'accélérer à l'international afin d'acquérir une taille critique rapidement.

Chery se positionne mais sans agenda

Même logique chez Chery qui s'affiche également au salon de Francfort. Ce petit constructeur chinois (700.000 voitures en 2016) mais très dynamique (ventes en hausse de 28% cette même année), veut également se positionner en Europe. Malgré sa petite taille, Chery est déjà le premier exportateur automobile chinois. A Francfort, il a levé le voile sur un SUV compact destiné au marché européen. Il est accompagné d'un concept-car et de deux modèles de sa gamme internationale, le Tiggo 5x et le Tiggo 7.

Son nouveau SUV compact doit figer et préfigurer le style d'une gamme qui sera déployée dans les prochaines années et qui doit correspondre à une nouvelle cohérence de style sur une tonalité très urbaine : « life in motion », le slogan de la marque.

Les plus gros se concentrent sur la Chine

Pour l'heure, l'offensive des marques chinoises reste extrêmement relative tant les constructeurs à la manœuvre sont de taille modeste et surtout leur agenda sont encore très vagues. Il semblerait qu'aucune implantation commerciale ne soit prévue avant plusieurs années. L'Europe commencera à trembler lorsque les « gros », DongFeng, Geely, FAW ou BYD décideront de s'implanter sur le continent. Les analystes estiment que le marché automobile chinois veut d'abord se renforcer et éventuellement se consolider avant d'attaquer l'international, conformément à la volonté du gouvernement chinois. Great Wall Motors et Chery, deux marques privées, veulent aller plus vite...

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a écrit le 14/09/2017 à 19:39 :
Je travaille pour une de ces entreprises chinoises, on vient d'ouvrir un site de production en Ukraine. On teste la fiabilité de nos véhicules ainsi (routes défoncées, -30 l'hiver, +4à l'été avec une forte humidité) Notre approche est lowcost en terme de cout de production mais avec une qualité supérieure a des marques comme Dacia.
Un de nos concurrents/homologues chinois est lui deja présent en Bulgarie. On avance, on arrive.
a écrit le 13/09/2017 à 21:17 :
bienvenue a elles !
maintenant il faut les obliger a faire des coentreprises 49-51 % si elles veulent vendre en europe.........et les obliger aux transferts de technologies pour vendre
y a une regle, et une seule, appliquons la meme regle a tt le monde
a écrit le 13/09/2017 à 21:16 :
Il y a peu de temps on se gaussait des voitures chinoises, souvent des copies plus ou moins proches de voitures européennes ou japonaises, et qui obtenaient des résultats effrayants aux crash-tests. Là aussi les progrès chinois sont fulgurants et leurs constructeurs pourraient bien damer le pion aux autres constructeurs pour l'électrique...
a écrit le 13/09/2017 à 16:37 :
Les chinois sont déjà chez nous avec PSA marque franco-chinoise...
Réponse de le 14/09/2017 à 12:39 :
Et DAESH EN ALLEMAGNE , en effet le QATAR possède 20 % de VW ,
le PC Chinois lui 13.9 % de PSA.
a écrit le 13/09/2017 à 16:28 :
C'est le moment, les gens n'ont plus de tabou j'ai vu grimper le nombre de véhicules coréens neufs ces dernières années, ça fait bizarre même de voir régulièrement des modèles que l'on ne connait pas du tout.

Les prix des voitures grimpant en flèche les chinois ont leur carte à jouer car nombreux sont encore à ne voir que par le neuf adaptant simplement le modèle à leur budget.
a écrit le 13/09/2017 à 16:22 :
Pas sûr que les constructeurs débarquent en Europe avec des moteurs thermiques.
M'est avis qu'ils attendront directement la généralisation de l'électrique, secteur dans lequel ils sont largement dans le coup, bien aidé par la réglementation dans leur pays.
mais e attendant pourquoi ne pas préparer le terrain et faire connaitre leurs marques.

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