Les capacités électronucléaires vont bondir de 60% d'ici à 2040

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Les capacités électronucléaires vont largement augmenter, passant de 392 gigawatts en 2013 à plus de 620 GW en 2040, selon l'AIE.
Les capacités électronucléaires vont largement augmenter, passant de 392 gigawatts en 2013 à plus de 620 GW en 2040, selon l'AIE. (Crédits : Reuters)
Les capacités de production nucléaire augmenteront considérablement dans le monde au cours des 25 prochaines années, principalement en Chine. Mais la part de l'atome perdra du terrain dans la production totale d'électricité, indique mercredi l'Agence internationale de l'énergie.

Un bond de 60% au niveau mondial. Les capacités électronucléaires vont largement augmenter, passant de 392 gigawatts en 2013 à plus de 620 GW en 2040, selon le scénario central du rapport 2014 de l'Agence internationale de l'énergie.

"Cependant, leur part dans la production globale d'électricité, qui a culminé il y a près de deux décennies, n'augmente(ra) que d'un point de pourcentage à 12%", précise-t-il.

L'Asie tête de pont

Pas moins de 45% de cette croissance proviendront de Chine, tandis que l'Inde, la Corée du Sud et la Russie réunies représenteront 30% de la hausse et les États-Unis 16%.

La production atomique devrait rebondir au Japon (sans atteindre les niveaux d'avant la catastrophe de Fukushima), tandis qu'elle se repliera de 10% dans l'Union européenne. Au total, le nombre de pays exploitant des réacteurs passera de 31 à 36.

Le coût incertain du démantèlement

Dans le même temps, quelque 200 des 434 réacteurs opérationnels à la fin 2013 seront mis à l'arrêt, principalement en Europe, aux États-Unis, en Russie et au Japon.

"Nous estimons le coût de démantèlement des centrales nucléaires mises à l'arrêt durant cette période à plus de 100 milliards de dollars", indique l'AIE, pointant toutefois "des incertitudes considérables" sur ces coûts en raison du manque d'un retour d'expérience.

"Remplacer ce déficit de production représentera un défi particulièrement aigu en Europe", souligne-t-elle. L'agence appelle dès lors les gouvernements à clarifier le plus tôt possible leur stratégie en matière d'extension de la durée de vie des installations.

Alerte sur le réchauffement climatique

La rapport de l'AIE tire par ailleurs la sonnette d'alarme quant au réchauffement climatique. Selon ses experts, la température sur Terre pourrait grimper de 3,6 degrés d'ici la fin du siècle à cause notamment de l'accroissement de la consommation mondiale d'énergie, qui va gagner 37% d'ici à 2040. Un nouveau message d'alerte à l'adresse des dirigeants avant la conférence de Paris sur le Climat en 2015 (COP 21).

     | À lire aussi La Conférence Paris Climat 2015 en mal de financements

Des efforts d'efficacité énergétique sont donc urgents souligne Fatih Birol, économiste en chef de l'AIE et principal auteur du rapport. Autre solution clé pour limiter le réchauffement climatique : développer les énergies renouvelables et... le nucléaire. Près de la moitié de la hausse de la production électrique attendue d'ici à 2040 devrait être couverte par les énergies vertes, estime l'AIE. Au niveau mondial, la part des éoliennes et des panneaux solaires dans l'électricité devrait quadrupler.

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a écrit le 13/11/2014 à 12:06 :
L'AIE oublie que dans l'intervalle 2014-2040 statistiquement il en probable d'avoir un autre accident type Tchernobyll ou Fukushima. Et que ça aura des conséquences sur la productions de nouvelles installations (déjà pas rentables).
a écrit le 12/11/2014 à 22:57 :
Actuellement, les 3/4 des centrales nucléaires en construction dans le monde sont en Chine. Dans les statistiques publiées par le CEA, j'ai compté 27 centrales nucléaires en construction, dont la livraison va s'étaler sur 4 ans.
Ces centrales ne représentent qu'une minorité des centrales, puisqu'en Chine on met en route 2 centrales à charbon par semaine...
L'autre élément de lutte contre la pollution est la croissance du parc éolien qui est devenu le premier mondial avec 91GW de puissance installée, soit plus que le parc nucléaire en cours de réalisation.
Réponse de le 13/11/2014 à 19:46 :
L'éolien reste une énergie imprévisible. Savoir ce qu'on produira le lendemain est difficile alors qu'on puisse chauffer les ménage un hiver complet est irréaliste... La production de l'éolien est donc obligé d'être hyper sur dosé pour espérer être suffisant les jour ou il n'y a pas de vent. Et de ce fait l'éolien a un rendement faible...
a écrit le 12/11/2014 à 18:19 :
Très mauvais titre, le bon est "L'AIE prétend que les capacités électronucléaires vont bondir de 60% d'ici à 2040"

En effet, le nucléaire s'effondre depuis 2001 -sa part dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9% à ce jour - et va continuer à baisser au fil des fermetures de centaines de réacteurs arrivant en fin de vie (les rares nouveaux réacteurs, presque exclusivement en Chine, seront très loin de compenser)

Résultat, la part du nucléaire va tomber à 7% puis 6%, etc. Pour "stopper" cet effondrement, l'AIE invente une inouïe augmentation de 60% de la production nucléaire : bla bla bla.
a écrit le 12/11/2014 à 17:50 :
cela ne change pas il votent les bujets pour des proges , et apres il les prennent l argent pour les utilisez allieur , ils sont inconsient du vrais probleme energetique francais, et surtout ecologique, , il ont fais pareil pour les bujets vote pour sauver la secue,, et les francais continue A PAYE???
a écrit le 12/11/2014 à 16:15 :
Pour le moment, ce sont les chinois qui installent le plus d'éoliennes (près de 1 sur 2 dans le monde).
Et en Europe, ce sont les espagnols qui ont la plus grande part d'énergie vertes (40% : barrages et éolien terrestre) dans leur production d'électricité. Et leur électricité verte est bon marché (c'est pour ça qu'ils veulent l'exporter).
Les allemands ferment leurs centrales nucléaires pour utiliser des centrales à charbon. Et comme les centrales à charbon produisent beaucoup de CO2, ils ont obtenu la suppression des quotas de CO2, qui encourageaient l'utilisation des centrales à gaz beaucoup moins polluantes.
Ceci n'empêche pas qu'ils aient un prix de production de l'électricité élevé à cause des nombreuses éoliennes off-shore et des panneaux solaires, dont le prix de rachat de l'électricité produite est très élevé.
En France, on garde le nucléaire et on a quelques barrages. Mais les choix des énergies vertes vont vers les plus coûteuses (éolien off-shore, hydrolien et solaire). L'éolien terrestre affronte de nombreux obstacles sauf quand on y associe la population locale, et le prix de rachat de l'électricité produite dissuade de les installer là où le vent est le plus régulier (on fait du social avec les éoliennes en offrant un meilleur tarif de rachat quand les éoliennes sont installées là où le vent est rare... preuve que nos hauts fonctionnaires ont perdu le sens de l'intérêt général).
Visiblement, les écologistes français et allemands ont en commun leur absence de bon sens...
Réponse de le 13/11/2014 à 19:48 :
Des écologistes français? Ça existe? Ce sont bien ces dames qui envoi leur chauffeur à Nantes chercher leur téléphone oublié alors qu'il y a des agences de téléphonie a tous les coins de rue?
a écrit le 12/11/2014 à 15:12 :
La réserve financière pour le démantèlement et le renouvellement des centrales avait bien été intégré par EDF dans le coût du kw facturé mais cette réserve financière a été (il y a 10 ou 15 ans) récupérée par l'État qui en avait besoin pour couvrir d'autres opérations...
Réponse de le 13/11/2014 à 19:49 :
Oui c'est ça Merci la droite de Chirac et Sarkozy au pouvoir à l'époque!
a écrit le 12/11/2014 à 14:34 :
Vive les LOBBIES!
a écrit le 12/11/2014 à 14:32 :
Le coût de démantèlement d'une centrale dépend du niveau visé. Il peut atteindre 100% du coût de construction si on retourne à l'état originel du site !...
Réponse de le 12/11/2014 à 14:47 :
? 100% du prix ?
Je ne pense pas que l'on puisse réfléchir comme cela rien que les fluctuations des marchés du travail font varier le coût de la main d'oeuvre alors dire qu'au bout de 15 20 ans voir plus on a un coût de 100% ne veut rien dire les coûts de construction et de démantèlement non rien à voir ... Ce serait comme comparaît le temps qu'il faut pour planter un arbre et celui pour en ramasser les fruits!
a écrit le 12/11/2014 à 13:35 :
Le coût du démantèlement est inclus dans le prix de l'électricité d'EDF. Mais vu que personne ne sait vraiment (1/10 du prix de la centrale, d'après certains), c'est un peu flou. On paie chaque mois pour un futur démantèlement sans savoir combien ça coûte. Bientôt on nous dira que tout a été dépensé et qu'il faudra passer à la caisse le moment venu (qui recule autant que faire se peut).
Réponse de le 12/11/2014 à 14:40 :
Bien d'accord avec vous .. On a commencé à l'entendre il y a peu!
Réponse de le 12/11/2014 à 14:40 :
Bien d'accord avec vous .. On a commencé à l'entendre il y a peu!
Réponse de le 12/11/2014 à 20:33 :
Les américains ont démantelé la centrale de Maine Yankee pour 568 millions de dollars. On sait donc combien çà coute.
a écrit le 12/11/2014 à 13:32 :
Les démantèlements coûteront, bien évidemment, beaucoup plus cher. C'est le principe de gestion à courte vue (intéressée) et de capture de l'avenir, qui dominent actuellement.
Néanmoins, vu le changement climatique, un paquet de centrales vont vite rouler sur la jante. Indépendamment du fait de mettre des centrales en zones sismiques comme au Japon. Faut bien alimenter les climatiseurs, n'est-ce pas..?? Bande de décadents.
a écrit le 12/11/2014 à 13:15 :
Et pendant ce temp en France, c'est le grand train fou de la transition énergétique ver le néant !
Réponse de le 12/11/2014 à 13:34 :
Intestinal, jusqu'à preuve du contraire, et si vous n'avez pas d'idéologie religieuse, vous avez le droit de quitter le pays... J'écris ça, j'écris rien...

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