Les anomalies de l'EPR de Flamanville concernent d'autres réacteurs

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A l'occasion de la présentation du rapport annuel de l'ASN, Pierre-Franck Chevet a toutefois rappelé que, pour le régulateur, le contexte de sûreté nucléaire en France était aujourd'hui préoccupant.
A l'occasion de la présentation du rapport annuel de l'ASN, Pierre-Franck Chevet a toutefois rappelé que, pour le régulateur, le contexte de sûreté nucléaire en France était aujourd'hui "préoccupant". (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Lors d'une audition au Sénat, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a déclaré que des discussions étaient en cours avec EDF "pour déterminer l'impact sur la sûreté de ces anomalies". L'ASN estime néanmoins que la situation en matière de sûreté nucléaire a été "globalement bonne" en France en 2015.

Alors que la question du niveau d'indemnisation versé à EDF pour compenser la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est sujet à débat, Pierre-Franck Chevet,  le président de l'Autorité de sûreté nucléaire passait une audition au Sénat ce mercredi.

Selon lui, les anomalies détectés sur la cuve de l'EPR en cours de construction à Flamanville (Manche) concernent d'autres réacteurs nucléaires en exploitation en France.

Pour rappel, ces anomalies, annoncées en avril 2015, concernent le couvercle et le fond de la cuve de l'EPR dont l'acier contient par endroits une trop forte concentration de carbone, ce qui fragilise le matériau.

 L'ASN ne peut instruire tous les dossiers

"Actuellement, les recherches se poursuivent pour regarder dans les historiques de fabrication pour voir si cette anomalie (...) identifiée sur la cuve de l'EPR a pu concerner des composants en exploitation. La réponse est oui, il y en a", a déclaré Pierre-Franck Chevet lors d'une audition au Sénat.

"Actuellement nous sommes en discussions avec EDF pour voir quel est l'impact sur la sûreté de ces anomalies", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'ASN a annoncé qu'elle ne pouvait instruire tous les dossiers.

Le contexte de sûreté nucléaire en France était "préoccupant".

La situation en matière de sûreté nucléaire a été "globalement bonne" en France en 2015, a  néanmoins déclaré le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

A l'occasion de la présentation du rapport annuel de l'ASN, Pierre-Franck Chevet a toutefois rappelé que, pour le régulateur, le contexte de sûreté nucléaire en France était aujourd'hui "préoccupant".

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 26/05/2016 à 13:40 :
Donc avant que Areva ne reprenne la fonderie du Creusot, celle-ci a produit plusieurs cuves contenant trop de carbone et don pas assez resistante à la chaleur du Corium .... c'est juste effrayant d'amateurisme.
Et un pan supplémentaire de la citadelle nucléaire qui s'effondre.
a écrit le 26/05/2016 à 10:51 :
Ils ont perdu le savoir faire métallurgique ? Ce ne sont donc pas des documents mal rédigés avec des erreurs (scripturales ou méthodologique, mauvaises cases, ou trop complexe) mais de la fabrication inadéquate. Des concentrations de carbone, on peut imaginer que c'est suite à un refroidissement pas homogène, les parties plus froides n'ont pas la même composition que les chaudes (c'est comme ça qu'on purifie le silicium en barreau, une zone fondue (anneau) est déplacée pour y concentrer les impuretés donc les amener au bout (globalement, y a un gradient de concentration)). La conscience professionnelle se perd. Il faudra faire faire à l'étranger.
a écrit le 26/05/2016 à 9:11 :
Un futur Superphénix là aussi et la facture pour le contribuable merci à nos énarques...
a écrit le 25/05/2016 à 21:46 :
Globalement bonne !!!

Ça ressemble au globalement positif de George marchais sur l URSS

Si on se souvient que le meme genre de personnage avait déclaré que le nuage de Tchernobyl était resté à la frontière on peux trembler

Réponse de le 25/05/2016 à 23:01 :
Vous faites sans doute référence à Pierre PELLERIN, le directeur du SCPRI (l'ancêtre de l'ASN) que Noël MAMÈRE avait accusé d'avoir menti aux français.

Rappelons toutefois que Pierre PELLERIN a fait condamner Noël MAMÈRE pour diffamation le 12/10/2000, jugement confirmé en appel le 03/10/2001, puis par la cours de cassation le 22/10/2002. Vous pouvez retrouver sur internet tous les détails de l'affaire.

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