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latribune.fr, avec AFP | 20/05/2012, 11:25 - 254 mots
A compter du 22 juillet, les hôtels français devront afficher à l’entrée des plaques rectangulaires comptant de 1 à 4 étoiles, les plaques octogonales bleu marine, en vigueur depuis 1986, devenant de facto interdites.
Décidé en 2010, ce nouveau classement prend du temps à mettre en place. Ce sont notamment les indépendants qui font de la résistance.
Les nouveaux critères permettent pourtant de changer de catégorie et gagner une étoile, rapprochant ainsi le classement français des autres labels internationaux. Les hôteliers indépendants ont donc le choix entre conserver leur classement ou gagner une étoile pour s'aligner sur leurs collègues européens et sur leurs concurrents les plus proches.
C’est le leader français Accor (HotelF1 (ex-Formule1), Sofitel, MGallery, Pullman, Novotel, Ibis et Mercure) qui a lancé les procédures de classement en mars 2011.
Conserver la clientèle d'affaires
Dans la nouvelle classification, les HotelF1 (Accor) et Première Classe (Louvre Hotels Group), jusqu'ici non classés, arborent une étoile. Les Ibis (Accor) et Campanile (Louvre Hotels Group) sont passés de 2 à 3 étoiles.
Au sein du groupe Accor, l'enseigne Mercure est désormais classée 4 étoiles tout comme les Novotel Accor. Sofitel concourt dans la catégorie 5 étoiles, qui n'existait pas dans le précédent classement. La marque Pullman, spécialisée dans les voyages d'affaires et les séminaires, a pour sa part renoncé à demander 5 étoiles, même si "les hôtels répondaient aux critères", selon la direction du groupe. Ce qui leur permet d’accueillir les nombreux séminaires organisés par les labos pharmaceutiques, auxquels une loi interdit d’inviter des médecins dans des établissements mieux classés.
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Del7 a écrit le 21/05/2012 à 13:35 :
peut être la fin des 2 ou 3 étoiles miteux ? A paris cela fait longtemps que le nombre d'étoiles ne donne plus aucune indication réelle sur la qualité de l'établissement. certains hôtels "proprets" et calmes n'avaient pas d'étoile, d'autres dégoutants et limite cage à lapins en comptaient deux...
PaulDe a écrit le 20/05/2012 à 16:46 :
Et qu'est-ce qui empêche les victimes de s'organiser au lieu de subir ? : afficher en gros, un panneau rouge avec la mention "ici on ne paye pas pour des étoiles", et basta du raquet aux étoiles !! en plus vous faites ainsi comprendre aux voyageurs l'origine réelle des étoiles des établissements des grands groupes hôteliers.
Dédé35 a répondu le 21/05/2012 à 16:10:
La France est la première destination touristique, mais nos visiteurs critiquent la qualité du parc hôtelier. Alors, quand il s'agit de rentrer dans une démarche qualité structurée qui suppose un contrôle externe, plutôt que d'assumer, on préfère continuer à offrir des prestations indignes.
lyon69 a écrit le 20/05/2012 à 13:44 :
"Les hôteliers indépendants ont donc le choix entre conserver leur classement ou gagner une étoile". FAUX ! ils ont le choix entre soit payer pour obtenir un nouveau classement (même nombre d'étoile, à la hausse ... ou à la baisse...), soit perdre l'ancien classement qui est désormais interdit. En pleine période de remise aux normes (handicaps notamment), ce budget de classement n'est pas forcément disponible, surtout avec les incertitudes politiques liées à la TVA restauration, aux projets d'alourdissement des charges et augmentation du SMIC, aux menaces de modification du calendrier scolaire, ...!!! Il faut préciser que ce coût de classement sera récurrent, puisqu'il devra être renouvelé périodiquement (avec coût à la clef). Les grandes chaînes ont réussi à obtenir un système qui leur va comme un gant !
suzy a répondu le 20/05/2012 à 14:54:
Et à tuer ainsi la concurrence de l'hôtellerie indépendante, encore une preuve du lobbying des grands groupes auprès des politiques afin de leurs faire voter des lois qui pénalisent les indépendants et les incitent à disparaitre...
Tulipe a répondu le 21/05/2012 à 23:55:
Pas place aux indépendants. Moins d'interlocuteurs pour l'Etat aussi au risque d'inverser le pouvoir.
Jerome a répondu le 03/06/2012 à 19:06:
Heureusement que le classement est "récurrent", comme vous dites, puisque l'ancien était à vie, autrement dit un hôtel classé *** en 1988 le restait sans rien faire ! Désormais un hôtel devra se rénover régulièrement s'il veut rester au niveau, ce qui est bien le minimum quand on veut respecter sa clientèle.