Un Airbnb illégal dans la Tour Trump ?

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Louer un appartement sur Airbnb dans la Trump Tower, c'était encore possible il y a quelques semaines.
Louer un appartement sur Airbnb dans la Trump Tower, c'était encore possible il y a quelques semaines. (Crédits : Reuters)
Un logement situé dans la Trump Tower, à quelques mètres de la résidence du nouveau président des États-Unis, était disponible sur Airbnb jusqu'au début de l'année 2017. Probablement non conforme à la législation et non compatible avec la présence du chef d'Etat, il a été retiré du site.

S'endormir dans un grand appartement de la Trump Tower, bercé par le brouhaha causé par les manifestants protestant contre l'élection récente du nouveau président américain. Voilà le drôle de moment qu'ont pu vivre certains "privilégiés" ayant pu réserver sur Airbnb un logement situé à quelques mètres de l'appartement privé de Donald Trump, comme l'a dévoilé le New York Times le 6 mars dernier.

"C'était surréaliste", admet Mike Lamb, ingénieur venu de Grande-Bretagne pour louer l'appartement en décembre dernier. "Je me souviens m'être assis sur le lit et m'être dit : si je peux les entendre (les manifestations anti-Trump, NDLR), peut être les entend-il aussi". Mike Lamb croisera même Mike Pence, le vice-président élu, au pied de la Tour lors de son séjour.

Un logement probablement non conforme à la législation

Mais le plus saugrenu, dans l'histoire, c'est que cette location Airbnb pourrait bien être non conforme avec la réglementation de la ville. En effet, la législation adoptée par New York en matière d'Airbnb est assez coercitive : la plupart des appartements ne peuvent pas être loués si c'est pour une période inférieure à 30 jours et que le propriétaire n'est pas présent sur les lieux. En l'occurrence, c'est l'intégralité du logement qui était loué aux visiteurs, ce qui implique que la propriétaire, Lena Yelagina, n'était pas présente au moment de la location.

Lire aussi : Airbnb : les professionnels du tourisme appellent à une grande bataille judiciaire

Interrogée par le New York Times, cette dernière a d'ailleurs coupé tout contact avec le journal dès qu'elle a saisi qu'un article allait être écrit sur son logement. Elle a annulé la réservation prise par le journaliste américain et cessé de répondre à ses mails et appels. Airbnb, de son côté, d'abord surpris par la situation : c'est bien la première fois qu'un logement situé dans le même bâtiment que la résidence d'un chef d'État est mis en location sur la plateforme.

"C'est évidemment une situation unique, donc nous avons décidé de retirer l'annonce de notre site", a déclaré Nick Papas, le porte-parole d'Airbnb.

Dommage pour la propriétaire, l'appartement bénéficiait d'une note parfaite de 5 étoiles sur 5...

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Commentaires
a écrit le 17/04/2017 à 11:49 :
aucun intérêt

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