« Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue » (Uber)

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Flash interview de Thibaud Simphal, directeur général d'Uber France. / Propos recueillis par Laurent Lequien
[EXTRAIT] Thibaud Simphal, Pdg d'Uber France, décrypte la stratégie d’une marque devenue un symbole de la disruption et des « nouveaux barbares » qui bousculent les modèles économiques établis. Retrouvez en fin d'article les liens pour accéder à l'interview intégrale.

Le dirigeant d'Uber en France, 33 ans, juriste de formation, est avant tout un ancien entrepreneur en série, avec sa première start-up créée à 15 ans, puis, entre autres, un service de VTC, ubiCabs, à Londres, avant de rejoindre en 2014 l'entreprise déjà mondiale de Travis Kalanick. Ci-dessous, un extrait de l'interview qu'il a accordé à La Tribune (en fin d'article, les liens vers l'interview intégrale, en vidéo et retranscrite)

LA TRIBUNE — Depuis 2014, vous êtes le directeur général France d'Uber. Comment une grande entreprise, valorisée à 41 milliards de dollars, a-t-elle intéressé un entrepreneur tel que vous ?

THIBAUD SIMPHAL - Quand on est entrepreneur, on a envie de créer. Je pense que la technologie doit être utilisée pour améliorer le monde réel. Quand j'étais étudiant à la London Business School en 2009, je me suis rendu compte que le système des VTC [voiture de transport avec chauffeur, ndlr] manquait de simplicité et d'une offre cohérente. Il fallait une application où il suffit d'appuyer sur un bouton pour obtenir un taxi. J'ai lancé ubiCabs à Londres.

J'ai ensuite créé d'autres entreprises, fait d'autres choses, et quelques années plus tard, j'ai été contacté par Uber (UberCab à l'origine), qui était fondé sur la même idée mais beaucoup mieux réalisée et dotée d'une vision supérieure à la mienne. Uber se projette dans cinquante ans, dans la ville intelligente de demain. C'est ce qui m'a donné envie de rejoindre l'aventure.

Que pèse concrètement Uber en France et dans le monde aujourd'hui ?

Beaucoup de chiffres sont mentionnés autour d'Uber, comme sa valorisation de 41 milliards de dollars. Ces chiffres peuvent parfois sembler abstraits. Concrètement, Uber, qui en quelque sorte veut dire « super » en anglais, est présent dans plus de 50 pays et 280 villes, contre seulement 100 il y a six mois. Un million de trajets sont réalisés tous les jours dans le monde, avec plus d'1,3 utilisateur par voiture. En France, Uber compte plus de 4 000 chauffeurs professionnels VTC et plus de 1 000 conducteurs UberPop [...]

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>> Abonnés, retrouvez ici l'interview intégrale de Thibaud Simphal
[VIDEO et transcription] ou dans notre Quotidien numérique daté du 20 février

>> et consultez notre DOSSIER COMPLET "Comment Uber uberise la planète"
dans La Tribune Hebdo en kiosque (version papier) et/ou à télécharger (en pdf)

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Commentaires
a écrit le 24/02/2015 à 18:55 :
Que les Français apprennent à gérer une entreprise est bon.
Les prix Hystériquement prohibitifs liés au lobby des taxis , c'est mauvais.

Ce qui est bon ne peut être mauvais.
a écrit le 23/02/2015 à 15:19 :
Ce modèle économique est surtout en train de dépouiller l'état et de favoriser le travail au noir, tout comme blablacar. Il s'agit indiscutablement d'une concurrence déloyale.
a écrit le 21/02/2015 à 13:25 :
D'une façon générale le digital met directement en relation les personnes et effondrera les prix de sorte que le salariat et les structures d'entreprises traditionnelles auxquels sont accrochés nos prélèvements, nos taxes, nos dépenses de structure vont disparaître en masse. C'est un nouveau monde qui naît (un peu comme avec la machine à vapeur au XIXème siècle) auquel on est très peu préparé.
a écrit le 20/02/2015 à 23:14 :
La création d'une entreprise comme UBER, est de nature à déverrouiller l'emploi, ce qui paraît correspondre à une bonne évolution de l'économie. Ce qui est vrai pour UBER, ne l'est pas pour UBERpop. Il ne s'agit plus de dérèglementation productive, mais de travail au noir.
a écrit le 20/02/2015 à 22:33 :
Opendata Transport de personnes mettra fin à tous les intermédiaires sans réelle valeur ajoutée !
Sam VTC solidaire.
a écrit le 20/02/2015 à 21:04 :
Tous ensemble tous ensemble ouais! Ouais! Tous ensemble...
a écrit le 20/02/2015 à 15:33 :
Uber, c'est juste le retour du servage et de la corvée via une bourse du travail électronique. Echange entre ceux qui ont l'argent, mais pas le temps et ceux qui ont le temps et pas l'argent. Le retour de l'intermédiaire puissance 1000000 qui se nourrit des inégalités de statut/ revenus/ richesses. Rien de nouveau quand les inégalités rejoignent celles du début du 19ème siècle. Uber alles? nein danke!
Réponse de le 20/02/2015 à 16:34 :
Ouais faut arrêter le houblon, les bulles vous montent à la tête. Personne ne vous oblige à adhérer à Uber si vous avez un véhicule, et encore moins réaliser des courses... Vos propos sont incohérents avec des comparaisons foireuses

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