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Un poison lent. Voilà ce que nous administrent depuis deux ans les laboratoires Servier. L'affaire du Mediator était déjà un drame humain et sanitaire épouvantable. Fort heureusement, l'arrêt de la commercialisation de ce médicament va mettre un terme à l'hécatombe. Mais les répercussions du scandale, elles, continuent leurs ravages. D'abord sur les fondements mêmes d'un système de santé qui repose avant tout sur la confiance. Le doute, la suspicion distillés par les nauséabondes pratiques d'une entreprise autocratique, et les incompétences, les compromissions qu'elles révèlent sur une "société" du médicament où se confondent dangereusement intérêt public et cupidité privée sont dévastateurs. Le contrat de santé qui lie les Français à leur Sécurité sociale en sortira sali.
Sur l'action des responsables politiques ensuite. Parlons plutôt d'inaction, d'impuissance. Faut-il rappeler que les laboratoires pharmaceutiques doivent leur existence au remboursement de leurs médicaments avec de l'argent public ? Et voilà qu'une entreprise, qu'un homme, Jacques Servier, continuent de nier les évidences, de mépriser ceux qui les font vivre, de truquer la vérité en tentant de caviarder un rapport sénatorial sur son Mediator. Stupéfiant.
Sur l'entreprise, enfin. En l'enfermant dans une logique de bunkerisation, son fondateur lui rend le pire des services. Un outil industriel, l'emploi de 22.000 salariés dans le monde, une réputation sont en jeu. Ecrasés par ce qui semble pourtant n'être plus que l'ombre d'un patriarche paranoïaque, les équipes de Servier ont besoin de passer à autre chose. Pendant qu'il est encore temps. Pour toutes ces raisons, il est urgent que vous partiez, monsieur Servier.
loraime a écrit le 22/09/2011 à 20:41 :
article navrant et qui transpire la méconnaissance totale de son auteur de l'affaire même du Médiator, du monde la santé, du monde pharmaceutique, de sa recherche et de sa règlementation....étonnant cet égarement émotionnel de la part du directeur adjoint de la rédaction d'iun journal sérieux tel que La Tribune.....
françaismoyen a écrit le 16/09/2011 à 17:09 :
et la présomption d'innocence brandie ds l'affaire DSK, où est-elle? votre réaction est dictée par tout ce qui lit sur le net et se relaie ds les journaux, sans vérification. Le journalisme d'investigation est une tâche noble qd il est pratiqué avec sérieux, compte tenu des contre-vérités enoncées par certains médias depuis des mois, on peut douter de cette noblesse aujourd'hui. Si les politiques montent le son, c'est parce qu'ils sont à court d'arguments, le simple fait que les soi-disants preuves brandies ça et là sont quelquefois contradictoires devraient vous inciter à un peu de prudence ds vos jugements, vous êtes vous aussi manipulés, relisez la thèse de M. Levinski, "de l'influence des campagnes médiatiques sur le déroulement et l'issue d'un procès à venir"
Schamner a écrit le 16/09/2011 à 11:51 :
Je trouve cet Edito extrêmement choquant.Je ne connais pas M. Servier et je n'ai pour lui aucune sympathie particulière. Mais je m'interdis de juger un homme sansm'être assuré au opréalable de sa culpabilité. Et le lecteur peut s'étonner, après avoir lui l'interview de la Directrice du laboratoire, de prendre connaissance du jugement à l'emporte pièces de M.Walther. Non, ce n'est pas professionnel de clouer un home ou une entreprise au pilori en négligeant les éléments fondamentaux de la défense du mis en cause.A moins que d'autres raisons guident une telle attitude. Dans ce cas là, on ne ferait pas que regretter, on déplorerait et c'est "La Tribune" qui pourrait être mise en cause.
Tousofns a écrit le 16/09/2011 à 10:34 :
Ce serait facile.Il doit quitter son poste,c'est certain,mais comparaître en justice.Et attention,l'anosognosie n'est pas contagieuse,Servier devra se souvenir de tout.
indigné a écrit le 16/09/2011 à 09:56 :
Merci pour votre éditorial. Les victimes n'en peuvent plus, les citoyens n'en peuvent plus...seule une clique politico-médico-scientifico-bureaucratique oppose un négationnisme de la pire époque à un exemple caricatural de "criminalité à col blanc", et achève ainsi les patients encore sous le choc de comprendre qu'ils ont été cyniquement empoisonnés. Impossible même pas de comprendre pourquoi, pas de grosses liasses, juste de la morgue, de la bêtise, des légions de déshonneur à foison... Vos mots sont les bons, hélas ce n'est pas seulement "Partez Monsieur Servier", mais aussi "Partez Madame Vincent", "Partez Monsieur Seta", "Partez Monsieur Bazantay", "Partez les salariés de Servier" obsessionnellement triés sur le volet pour s'assurer qu'il n'y aurait ni critique (et donc AUCUNE innovation), ni trahison de la "maison".... Heureusement, il y a Gérard Bapt, heureusement il y a Xavier Bertrand, heureusement il y a Aquilino Morelle ou François Autain, heureusement il y a les journalistes, heureusement il y a la démocratie.
@indigné a répondu le 16/09/2011 à 15:23 :
Euh certe le Laboratoir Servier a sa part de responsabilité dans l affaire du mediator Neanmoins le praticien et le patient ont aussi la leur: On ne prescrit pas un medicament en regardant sur la notice ou en cherchant dans le vidal les eventuels effets secondaire, pour le mediator "les vertues coupe faim ou amaincissantes", et le patient doit aussi regarder ce qu ils prend!!! Et encore plus lorsque c est lui qui est demandeur d un produit miracle pour maigrir..... Sinon y a qu' a prendre aussi la derniere pillule miracle "tenia" vendu par certains praticiens pour ses vertud amaigrissantes A un moment va falloir arreter l assistanat a tous les etages.....
Longcours a répondu le 31/10/2011 à 16:54 :
Vous croyez donc que les patients, traités en fait avec grande facilité (paresse ?) par des médecins peu motivés pour un diabète naissant, et qui sont morts ou passés tout près de l'accident grave à cause de ce médicament, auraient du se douter qu'il y avait problème possible ? Je confirme: il ne s'agissait pas d'une pilule miracle pour maigrir, mais bien d'un médicament prescrit pour le diabète. Et il semble qu'il ait tué, dans ce cadre-là.
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Vous croyez donc que les patients, traités en fait avec grande facilité (paresse ?) par des médecins peu motivés pour un diabète naissant, et qui sont morts ou passés tout près de l'accident grave à cause de ce médicament,...
par Longcours le 31/10/2011 à 16:54
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acrobate a écrit le 28/10/2011 à 23:13 :
Édifiant par la méconnaissance de l'entreprise, du métier, du système d'obtention d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France et en Europe. SERVIER, c'est une entreprise saine qui ne dépend pas d'actionnaires ou d'organismes bancaires, qui recrute ses salariés sans adopter une démarche "Kleenex" ou au moindre coup dur on débauche par wagon entier. Les produits de SERVIER sont évalués comme pour toutes les autres firmes pharmaceutiques. Cette entreprise dispose de 3 médicaments validés par l'Agence du Médicament Européenne (EMA) jugée comme une des agences les plus "redoutables" au monde en terme d'évaluation des produits. Nos journalistes et nos politiques font un "buz" - à qui profite cette entreprise de déstabilisation ?