Pigeons : de l'oppression naîtra la liberté

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Taxer le capital autant que le travail, c'est une horreur économique. La rémunération du capital, c'est d'abord la récompense d'une prise de risque. L'oppression fiscale actuelle est peut-être, paradoxalement, une chance pour notre pays. A cause d'elle, les entrepreneurs prenaient la fuite. Désormais, ils se révoltent. La liberté est en marche.

Décidément, il ne fait pas bon être « patron » en France. Il y a quelques semaines, après avoir stigmatisé la famille Peugeot,c'était Bernard Arnault qu'on insultait. Avec le PLF 2013, ce sont tous les entrepreneurs, les innovateurs et les créateurs que l'on sacrifie fiscalement sur l'autel de l'égalitarisme-roi. Les « pigeons », cependant, commencent à se rebeller. Ces oiseaux à qui l'on promet d'arracher jusqu'aux ailes pour remplumer un nid percé refusent de se cacher pour mourir. Ces volatiles, apparus spontanément sur les réseaux sociaux et traditionnellement de bon augure, annoncent à juste titre le pire à ce pays qui tourne délibérément le dos aux véritables producteurs de croissance et d'emplois, aux vrais financeurs d'un « modèle social » à bout de souffle.
La grande idée du moment en matière de fiscalité, c'est que le capital devrait être taxé autant que le travail. C'est pourtant une horreur économique, comme vient de le rappeler Matt Yglesias dans le débat américain. La rémunération du capital, pour un entrepreneur, c'est la récompense de sa prise de risque. Un risque non fantasmé et bien réel, comme Marc Simoncini et Capucine Graby le montrent brillamment dans leur dernier livre : "Grandeur et misère des maîtres du net" (Grasset, 2012). Alors que le mot clé en économie est "incitation", la surtaxation du capital est fondamentalement désincitative tant elle décourage la prise d'initiative et ponctionne exagérément la récompense de l'innovation, ce qui reste après avoir tout payé (les salaires, les locaux, l'impôt sur les sociétés, les charges, etc.).Tout entrepreneur sait, d'ailleurs, que le capital est taxé plus que le travail, puisqu'il subit la double peine de l'impôt sur les sociétés suivi de l'impôt sur les dividendes ou la plus-value. Une telle ambition, dramatiquement française dans l'âme, s'inscrit dans la volonté de privilégier une France de rentiers, d'héritiers non actifs, dans un conservatisme bridant ceux qui inventent, travaillent sans compter et sont les moteurs d'un avenir meilleur.
Le PLF 2013 prévoit ainsi que les cessions de valeurs mobilières passeront d'un taux de 34,5% (19% + 15,5% de prélèvements sociaux) à une taxation pouvant atteindre plus de 60%, par application du barème de l'IRPP ! Quant aux dividendes, on ne compte plus les impôts qu'ils subissent : le bénéfice sera taxé à 33,33% (auquel peut s'ajouter une contribution exceptionnelle de 5% adoptée par le Gouvernement Fillon), puis le montant distribué sera imposé à 3% (loi de finances de cet été). Ensuite, le dividende bénéficiera d'un abattement de 40% (mais plus de l'abattement forfaitaire) et d'une déduction de CSG, mais subira aussi les prélèvements sociaux et l'application du barème de l'IRPP (avec une tranche à 45%). Ajoutez, pour les plus riches, la taxe à 75%, l'« ISF » nouvelle formule ou cette année la contribution exceptionnelle... On se demande ce qu'il pourra bien rester comme rémunération à celui qui ose tout et prend le risque de tout perdre, sans le moindre filet de sécurité. Certes, Bercy prévoit des mesures pour atténuer l'impact de la hausse de la taxation des plus-values pour tenir compte de la durée de détention. Mais le signal donné par le gouvernement actuel à la nouvelle génération est tragique : en France, il vaut mieux devenir fonctionnaire dans l'éducation nationale (un métier noble mais déjà exercé par trop de monde) que créateur d'entreprise.
A-t-on oublié que l'investissement participe d'un cercle vertueux : création d'entreprise, nouveaux produits, baisse des prix, création d'emplois, réinvestissement des bénéfices, etc. ? Rendre la fiscalité du capital confiscatoire revient à briser cette chaîne et à casser le moteur du pays. A trop tirer sur la corde fiscale, la France va se vider de ses entrepreneurs et faire fuir ses talents. Elle va, inévitablement, réduire ses recettes fiscales quand elle pensait les augmenter, et accroître la récession. Elle va, ainsi, démontrer « en vrai » à qui n'y croyait pas encore qu'Arthur Laffer avait raison d'affirmer que « trop d'impôt tue l'impôt ».
Plus grave encore, cette stigmatisation maladive des entrepreneurs, l'idée que, tous bords confondus, la richesse serait une injustice et que le succès serait nécessairement suspect ternit l'ambiance et plombe les énergies créatrices. La fiscalité est devenue une arme punitive : dès lors qu'un innovateur a assez pour vivre, le reste peut, sur le fondement d'une morale bien immorale (car violant dramatiquement les droits de propriété), lui être pris. Si les réformes du statut d'auto-entrepreneur et les projets fiscaux sont, au-delà de leurs effets économiques néfastes, très préoccupants, c'est parce qu'elles assassinent la culture de l'initiative et de la responsabilité individuelle qui sont le ciment de lendemains meilleurs.
Les « Pigeons » qui entrent en résistance ne sont pas des avares égoïstes mais les premiers rebelles d'un mouvement plus profond qui ne manquera pas de se déployer sous des formes diverses. Une France décourageant les entrepreneurs et, osons le mot, les capitalistes, sera une France morte. Dans son roman visionnaire, paru en 1957, Atlas Shrugged, ("La Grève", Les Belles Lettres, 2012), Ayn Rand a magnifiquement décrit le délabrement d'un pays préservant les rentes - y compris des grands monopoles - et hostile aux inventeurs et aux innovateurs. John Galt, son célèbre héros, entraine les entrepreneurs dans une vaste grève et prépare la révolution de la liberté.
L'oppression fiscale actuelle est peut-être, paradoxalement, une chance pour notre pays. A cause d'elle, les entrepreneurs prenaient la fuite. Désormais, ils se révoltent. La liberté est en marche.

 

(*) Mathieu Laine dirige Altermind, enseigne à Sciences-Po et vient de publier un Dictionnaire du libéralisme chez Larousse. Erwan Le Noan est consultant en stratégie chez Altermind, enseigne à Sciences-Po et anime le blog toujourspluslibre.com.

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Commentaires
a écrit le 04/10/2012 à 20:40 :
C'te blague, les pauvres biquounets qui prennent des risques terribles en se faisant rémunérer grassement par l'Etat pour enseigner à Sciences Po, tout en daubant allègrement sur la prétention dudit Etat à trouver de l'argent pour continuer à entretenir leurs grosses miches... des caricatures de gros radins qui profitent à qui mieux-mieux des largesses services publics mais hurlent au scandale quand on leur dit qu'il va bien falloir payer pour tout ça. Pour un peu, je croirais à du second degré tellement c'est énorme.

On voudrait donner une image absolument détestable des entrepreneurs qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
a écrit le 04/10/2012 à 12:03 :
Pour parfaire ce excellent article de MM. Laine et le Noan, on pourrait rappeler qu'il existe une distinction entre entrepreneur et capitaliste. Le premier c'est celui qui voit l?opportunité la ou les autres ne la voient pas et qui accepte de sacrifier beaucoup pour la saisir la ou d'autres préfèrent la sécurité du salariat. Les entrepreneurs ont une espérance de gains inférieure toutes choses égales par ailleurs aux salaries. Ils surestiment leur chances de réussite, dieu merci pour la société, et nous subventionnent par leur prise de risque. Pour un Bill Gates de nombreux entrepreneurs y ont laisse leurs économies et ont fini sans rien.
Le capitaliste a un patrimoine ou géré le patrimoine des autres. Il est très mobile, sauf si l'Etat l'en empêche par de barrières diverses et variées (il sait être créatif dans ces circonstances!). Si il a un meilleur rapport rendement/risque au Kazakhstan qu'en France, il placera son argent au Kazakhstan.
L'entrepreneur a besoin de capitaux. En général il en a très peu. Il convainc un Business Angel de la validité de son projet. Pour s'assurer qu'il sera motivé, le Business Angel lui demandera de placer ses économies dans l'aventure: c'est pour ça qu'il risque tout! La boite ne produit pas benefices - il accepte de ne pas se verser de salaire. Son incitiation c'est la part des actions de fondateur que le BA lui a laisse dans le deal initial. Il lui faudra etre patient avant de toucher ce gain, si jamais il vient - et c'est pas souvent.

Notre gouvernement a reussi d'une pierre deux jolis coups: d'une part diminuer encore plus l'esperance de gain de l'entrepreneur et d'autre part s'assurer que les capitaux necessaires a la creation de sa boite allaient etre (i) plus rares et (ii) plus chers. Bravo messieurs. Vous etes brillants! Je ne sais pas si enseigner a Sciences Po est une tare, mais clairement sortir de l'ENA n'est pas une garantie d'intelligence.

On en reparlera d'ici un an quand on aura franchi la barre des 4 millions de chomeurs.
a écrit le 04/10/2012 à 6:48 :
Il y a urgence à rétablir les valeurs et la récompense du travail, il faut arrêter le gaspillage de l'état.
Vous créez une entreprise, embauchez du personnel, prenez des risques, travaillez 10 à 15 heures par jour, voir même le week-end, pour nourrir l'état, qui lui devrait en liquidation, si il était régit selon les mêmes critères que les entreprises.
L'état doit urgemment diminuer ses effectifs, qui ne savent plus ce qu'est l'effort et le travail. Trop d'effectifs pour camoufler le chômage, chômage indemnisé pour éviter les émeutes, le tout financier par les locomotives qui sont les entreprises, et les emprunts. Sachez que les locomotives s'essoufflent, ils ont trop de Wagons à tirer, leurs moteurs sont en surchauffe, et de nombreuses vont à nouveau être prochainement H.S., et les conséquences en seront encore une augmentation du chômage, que vous financerez peut-être encore avec des augmentations de divers prélèvements, et augmentations d'emprunts. Prenez garde, nous approchons de la date fatidique d'un blocage complet.
De grâce, pour l'avenir de nos enfants, simplifiez toute l'administration dans tous les domaines, diminuez vos effectifs, devenez gestionnaires, organisez vos services, économisez, économisez..( au moins 100 millards par an ), arrêtez de ponctionner de plus en plus.
Une entreprise privée, lorsqu'elle augmente de trop ses tarifs, n'est plus compétitive, et meurt. La France est également une entreprise, il faut cesser d'augmenter vos tarifs par toutes vos innovations de prélèvements, car je ne veut pas voir le France mourrir.


a écrit le 03/10/2012 à 17:22 :
Avec des amis comme ces auteurs, les entrepreneurs-pigeons n'ont pas besoin d'ennemis! Exagérations, raccourcis, approximations, ce sont là les outils classiques de ceux qui ont plus à cacher qu'à montrer.
Qui veut-on tromper en montrant des entrepreneurs en hérauts de la liberté et de la justice étranglés par d'ignobles politiciens, devant payer des salariés avides et irresponsables et financer des fonctionnaires parasites?
Le ton larmoyant, la démonstration de l'apocalypse qui se profile, la menace d'une révolution (!?) Les meilleurs arguments possibles pour apporter des soutiens au projet.

Vous voulez les horaires du prochain Thalys pour Bruxelles?
a écrit le 03/10/2012 à 15:41 :
Ayn Rand... quel auteure magnifique... non mais sérieux ce genre de type enseigne à Sciences Po ? Vous voulez faire la révolution française des entrepreneurs ? Vous n'avez vraiment pas honte... Quand je lis ça j'ai envie de dire : allons-y, vous avez raison, trop de rente protégée, y compris la vôtre d'ailleurs. Vous avez votre thune et votre petit air supérieur de donneur de leçons, on devrait vous mettre jeter dans l'arène, sans intervention oppressante de l'Etat pour vous sauver, et voir comment vous vous en sortez tout seul face à ceux qui n'ont rien et que vous méprisez... on imagine aisément la prise de risque mortelle du pauvre auteur de l'article, qui crée sa boîte dans des conditions difficiles, après avoir gagné peu d'argent en droit des affaires. Vous êtes affligeant, les vrais entrepreneurs qui galèrent pour s'en sortir n'écrivent pas des tribunes pitoyable dans les journaux entre deux cours de prof bien installé à SciPo... Allez salut
Réponse de le 03/10/2012 à 16:02 :
@jolala : vous avez lu Ayn Rand au moins ? où voyez vous que l'auteur méprise les pauvres ? c'est tout l'inverse ? on dirait du mélenchon dans le texte !!!
Réponse de le 03/10/2012 à 16:49 :
Une "auteure", ça n'existe pas. Les rentes dans le privé non plus. Les rentes sont nécessairement produites par la force publique, au bénéfice des parasites qui vivent en symbiose avec l'Etat obèse, aux dépens des producteurs de richesse privés.
Réponse de le 03/10/2012 à 19:29 :
jolala, vous nous offrez un parfait exemple d'argument ad hominem :
X dit que A
je n'aime pas X
dont A est faux

Avez-vous de véritables arguments sur le fonds de ce que dit M. Laine ?
Réponse de le 03/10/2012 à 22:19 :
@Gu Si Fang vous voulez plutôt dire X que je n'aime pas dit A donc A est faux ? Je ne connais pas ce Monsieur, je note simplement le décalage entre le discours et le parcours... contrairement à ce que vous avez l'air de croire je n'ai pas contesté le bien fondé d'un débat sur le niveau optimal d'imposition du capital, et notamment sur l'alignement strict sur barème IR, je dénonce un article qui pue tellement la caricature qu'il en devient risible. Vous voulez un exemple ? A qui s'adresse-t-il lorsqu'il mentionne les 75%, à l'entrepreneur moyen ? A qui s'adresse-t-il lorsqu'il ne mentionne qu'une tranche marginale à 45% ? A qui s'adresse-t-il lorsqu'il fait semblant de ne pas avoir connaissance des abattements prévus en cas de détention sur plusieurs années (40% sur douze ans!). Allez-y, montrez-moi que l'entrepreneur type de M. Laine, qui cède sa boîte créée un an plus tard (merci le renforcement du tissu économique et le "sacrifice") et se trouve d'ors-et-déjà "taxé" à 45% à l'IR (taux marginal, on le répète encore) est un grand créateur d'emplois ? Cet entrepreneur, s'il a bien géré sa société, créé de la valeur et des emplois, s'est aussi versé un revenu, donc non, le capital de la société n'est pas son seul revenu (avant la boîte en carton ?).
Réponse de le 03/10/2012 à 22:39 :
@John Galt

C'est amusant que vous me traitiez de Mélenchon, vous avez mal du lire l'article, ce n'est pas moi qui parle de "pigeons", "d'oppression", de "révolution", de "révolte", de "stigmatisation", "d'horreur économique"... il manque juste "obèse" et "parasite", mais le brillant académicien du dessus s'en est chargé... effectivement, on dirait du Mélenchon, avec... qui dans le rôle de l'oppresseur ? Les responsables politiques (élus) ? Les salariés ? Les non entrepreneurs ? J'ajouterais pour terminer que les importants détenteurs de capital, ceux qui se plaignent ici, sont à la fois myopes et de mauvaise fois (ou simplement idiots) dans leur critique d'un Etat obèse. Les inégalités sociales n'existent pas (ou très peu) dans les sociétés primitives, parce qu'un ordre social bien établi est nécessaire pour défendre les richesses accumulées par les plus aisés contre la masse qui se dit que tout cela n'est pas très normal. L'impôt, c'est aussi un gage pour lesdits pigeons de conserver un revenu bien plus élevé que les autres, ce qui n'a d'ailleurs pas toujours fait consensus chez vos idoles libérales. Les autoproclamés méritants (la chance n'entre jamais en ligne de compte ?) qui se tuent au dur labeur pour être spoliés par la sociétés, qui seraient-ils sans cet ordre social qu'ils haïssent ? Tous ces commentaires (de lecteurs, pas forcément entrepreneurs) sont typiques de gens qui avant de se demander à quoi ils pourraient servir, se demandent ce qu'on pourrait leur devoir. Quelle est la définition d'un parasite déjà ?
a écrit le 03/10/2012 à 15:05 :
Non, ne vous révoltez pas!!!! Passez du côté des fainéants et laissez s'écrouler l?édifice.
Nos chers politiques tomberont de plus haut que nous tous , qui faisons tourner le pays.
Et quand la bête sera exsangue, ces tiques crèveront, comme nous, nous nous tuons à la tache.
a écrit le 03/10/2012 à 15:03 :
Ah ces pauvres capitalistes, on leur prend tout, quelle misère !!!
A mourir de rire ou de pleurer !!
Vous avez fait sciences-po mais de chambre, je vous laisse donc imaginer ce qui peut seule en sortir !!
Réponse de le 03/10/2012 à 15:31 :
intervention aussi vide que vulgaire.....
a écrit le 03/10/2012 à 14:58 :
Il y a un moment ou il faudrait avoir un tout petit peu plus d'honneteté dans nos propos.
La main invisible, si on ne la voit pas, on la sent bien si vous voyez ce que je veux dire.

Mais si on relit Smith, n'était il pas question de limiter les écarts de salaires à un ratio de x4 entre le mieux payé et le moins bien payé ?

Vive la liberté d'exploiter, vive la liberté de se remplir les poches avec la sueur des autres.
Pourquoi rejeter une collectivisation des ressources et moyens de production ?

Le pouvoir du Roi en héritage s'est substitué au pouvoir du bourgeois, en héritage également...

Conservez bien vos privilèges, et regnez d'une main de maitre avec votre capital. Et bien sûr, apprenez à vos enfants à partager comme il se doit.

Je vous rappellerais que le but de la société n'est pas l'enrichissement des uns au détriment des autres mais la recherche du bonheur commun.

Mais ça... je crois qu'on l'oublie parfois, tellement l'argent fait tout oublier !
Réponse de le 03/10/2012 à 15:38 :
@Ben : Adam Smith a voulu limiter les salaires de 1 à 4 ? vous avez lu une mauvaise version ... sur la liberté d'exploiter, vous faites la confusion habituelle entre la liberté et le concept de liberté réelle de marx. La Liberté c'est le respect des droits des autres (donc ne pas exploiter) la liberté réelle n'est qu'un pouvoir de faire. Pour Marx, on n'était pas libre si on en pouvait aller de la terre à la lune d'un saut de jambe => cette conception est idiote. La collectivisation des ressources est une atteinte aux droits de l'homme (droit de la liberté et de propriété) donc immorale, injuste et parfaitement innefficace (à moinsque vous pensiez que les kholkoze et les sohkhoze ont été de grandes réussites). Le pouvori du roi en héritage ??? vous délirez ... il y a très peu d'héritiers parmi les riches (c'est un fait, j'ai les chiffres et les explications, à votre disposition) car la richesse se crée, elle ne se transmet pas ... La liberté n'estp as un privilège, c'est un droit. le but de la société n'existe pas, le bonheur commun c'est une fable utilitariste (Mills et Bentham). le but d'une société c'est le renforcement et le développement des droits fondamentaux des individus (Locke). Le bonheur est une cocneption individuelle et tout le monde a droit à la recherche du bonheur (préambule de la déclaration d'indépendance américaine) mais c'est tout. "l'argent fait tout oublier" c'est à vous que l'argent tourne là tête, pas ceux qui le produisent ...
a écrit le 03/10/2012 à 14:17 :
Concernant les plus-values de cession des entreprises, un débat intéressant à lire : http://droit-finances.commentcamarche.net/forum/affich-5882096-plus-values-de-cessions-les-entrepreneurs-penalises
a écrit le 03/10/2012 à 13:39 :
C'est une révolte, non sire...
a écrit le 03/10/2012 à 13:27 :
Après avoir tué la poule aux oeufs d'or, ils tuèrent leurs esclaves, ils disparurent ensuite après s'être assuré méticuleusement que personne ne leur survivrait.
Leur tombe demeurerait inviolée.

Chronique de la France du 21ème siècle.
a écrit le 03/10/2012 à 13:23 :
Ahurissant de devoir en arrivé là ! Comment un peu développer peux il pousser les entrepreneurs à se sentir si rejeter. Qu'elle tristesse pour ce pays
a écrit le 03/10/2012 à 13:23 :
Ahurissant de devoir en arrivé là ! Comment un peu développer peux il pousser les entrepreneurs à se sentir si rejeter. Qu'elle tristesse pour ce pays
Réponse de le 03/10/2012 à 13:54 :
quelle orthographe!...comment peut-on en arriver là?
Réponse de le 03/10/2012 à 14:34 :
Quelle tristesse pour ce pays.
Réponse de le 03/10/2012 à 15:01 :
Absolument tragique en effet. On mettra ça sur le compte de l'exaltation due au sentiment de révolte. L'entrepreneur-surhomme ne peut pas faire de fautes d'orthographe, c'est impensable.
a écrit le 03/10/2012 à 13:06 :
Marginal, le taux de 60% marginal on vous dit, pas nominal ... quelle imprécision ...
Réponse de le 03/10/2012 à 14:58 :
Ce n'est pas une imprécision. Au delà de 150 000 euros, on rentre dans le taux marginal. En dessous, il n'y a pas de sujet, puisque pour une entreprise de cette valeur, il y aura eu très peu de contribution à notre système de financement de la solidarité (créations de beaucoup d'emplois, donc de salaires, donc de cotisations, d'IS important,...).
J'adore mon boulanger mais si cette mesure fait qu'au lieu de 2000 nouveaux boulangers, seuls 1000 se lancent dans les 10 années à venir, cela ne va pas changer grand chose pour les 150 000 personnes qui arriveront tous les ans sur le marché du travail. Mais si cette mesure fait que les 1000 entrepreneurs qui avaient envie de créer ou développer des entreprises internationales, à forte croissance, manquent à l'appel, ce sera cette fois dramatique pour l'emploi et l'équilibre des finances publiques.
a écrit le 03/10/2012 à 12:52 :
un entrepreneur n'est pas un capitaliste! vous êtes sûr que vous avez fait sciences po?
faudrait réviser!
j'aime bien cette stigmatisation échevelée sur l'état vampire qui ponctionne tout et les pauvres capitalistes qui sont taxés comme les gens qui bossent! et je parle des patrons, des entrepreneurs, ceux qui font la richesse!
ce que tout le monde devrait savoir c'est que l'état file 1 milliard d'euros par semaine en intérêt à des capitalistes, et ça , ça me gonfle!
retournez à l'école de commerce pour apprendre les bases de l'économie.
votre article est révoltant
Réponse de le 03/10/2012 à 13:21 :
@ vluvlu : "c'est que l'état file 1 milliard d'euros par semaine en intérêt à des capitalistes" mais si l'état était bien géré, il ne filerait pas autant d'intérêts ... au fait, savez vous ce que c'est qu'un capitaliste ? un entrepreneur est par nature capitaliste.
a écrit le 03/10/2012 à 12:18 :
Il faut organiser la résistance comme nos ainés le firent contre les Allemands.
Nous sommes gouverné par un caste de nantis qui non seulement n'a aucun sens de l'économie mais est nuisible au développement économique du pays.
Organisons nous en résistant.
Bien cordialement
Réponse de le 03/10/2012 à 12:58 :
Je suis complètement d'accord avec vous, on bouge pas, on râle oh oui qu'est-ce qu'on râle, mais personne ne fait rien que neni. Mettons nous tous d'accord et organisons-nous pour je sais pas moi nous liguer tous ensemble contre ce gouvernement qui nous mène direct dans le MUR on nous taxe, nous sur-taxe ça suffit vous n'êtes pas d'accord ?
Réponse de le 03/10/2012 à 13:22 :
manif (calme et pondérée, responsable comme tout mouvement libre) ce dimanche à 15h devant l'assemblée nationale à Paris pour ceux qui peuvent venir.
Réponse de le 03/10/2012 à 14:30 :
je suis du sud-ouest mais bon faisons pareil dans le sud-ouest, le sud-est, le nord, le nord-est et le nord-ouest, et bien sûr le centre liguons-nous tant que c'est encore possible contre ces clowns grotesques qui gouvernent notre pays enfin du moins ce qu'il en reste !!!
Réponse de le 03/10/2012 à 15:15 :
mais encore faut-il que beaucoup, mais vraiment beaucoup de personnes s'y collent, sinon ce serait un coup de pied dans l'eau. Voici mon idée, je dis pas que c'est la meilleure, mais c'est une idée. Pendant 1 semaine voir 15 jours, arrêtons de circuler en voiture, donc fini plus d'achat d'essence, arrêtons de fumer, donc plus d'achat de clopes, arrêtons de consommer, donc plus d'achat dans les magasins (vous devez bien pouvoir tenir 1semaine ou 15 jours en mangeant ce que vous avez dans les placards), arrêtons de nous connecter à internet, arrêtons de lire les journaux, réduisons autant que possible notre consommation d'eau, d'électricité, de gaz, faisons nous rare très rare comme si plus personne n'habitait en france ... vous allez voir si c'est pas nous les plus forts ; la france a besoin de nous, ceux qui consomment et font vraiment fonctionner la france. J'en suis persuadée qu'au bout d'une semaine déjà ça va faire mal et là peut être qu'ils vont comprendre qu'ils s'y prennent vraiment mal et qu'il ne faut pas nous pousser à bout !!! à méditer moi je suis prête après tout qu'à t-on a y perdre rien et certainement pas autant que ce que nous risquons de perdre avec ce que le gouvernement prévoit d'instaurer.
a écrit le 03/10/2012 à 11:38 :
On ne peut que partager la conclusion de l'auteur. La passivité favorise la fuite en avant et encourage la progression inexorable des dépenses publiques. Pour échapper à la ruine qui nous menace tous, il faut désormais s'opposer activement, à chaque instant et sans faiblir, à la collectivisation de la France. Toutes les dépenses publiques sans exception doivent baisser en valeur absolue, tant qu'elles n'auront pas rejoint au minimum leur niveau relatif d'avant 1974. Les plus ambitieux pour leur pays, les plus patriotes, diront qu'il faut revenir au niveau relatif des dépenses publiques par rapport au PIB d'avant 1914. La démarche, éminemment politique, mais indiscutablement performante au plan économique, doit être présentée clairement et sans ambiguïté aux Français, y compris dans ses conséquences, à savoir des coupes franches dans les activités actuellement très mal gérées et parfois pratiquement détruites par le secteur public, qui devront être entièrement privatisées (retraite, santé, banque et assurance, éducation, logement, transport, énergie, etc.)
Réponse de le 03/10/2012 à 13:07 :
Nous avons le droit à la parole, nous avons le droit d'exiger et exigeons que tout soit mis à plat, à commencer par les dépense publiques et dieu sait qu'il doit y avoir du ménage à faire là-dedans, de l'argent dépensé à tort et à travers, mais c'est notre argent, nos impôts alors nous avons le droit de nous faire entendre. Y en a assez maintenant de nous entendre dire qu'il falloir nous serrer la ceinture pendant que d'autres la desserre. Car le malheur est que ce n'est pas la crise pour tout le monde car beaucoup s'en mette plein les fouilles pendant que les autres crève la dalle alors STOP !
a écrit le 03/10/2012 à 11:21 :
Ne pas confondre les revenus d'actions, qui poussent les possesseurs de sociétés à faire "suer le burnous" pour obtenir pour leurs actionnaires des revenus d'au moins 15%, et les revenus de l'entreprise, qui dans une gestion normale n'atteint jamais de tels rendements. L'un est un prédateur (voir les fonds de pensions américains) l'autre un honnête entrepreneur à la mode capitalisme pèpère, la différence est de taille.
Réponse de le 03/10/2012 à 11:38 :
@ Danibuisson : vous n'avez rien compris. D'abord, il n'y a pas de différence entre un entrepreneur, un rentier, un fonds d'investissement dans la création de richesse, il faut de tout pour faire un monde. Ensuite, les rendements de 15 % ne sont pas demandés par rapport au chiffre d'affaires (cad on ne demande pas 15 % de résultat net), mais par rapport aux capitaux investis. Or, comme il y a tjrs un fort effet de levier (cad de la dette) ce rendement est d'autant plus facile à obtenir. Le terme prédateur est une absurdité, vous ne comprenez pas à quoi servent les fonds d'investissement. Un fond de pension n'a rien à voir avec un fonds d'investissement : il gère l'épargne retraite de salariés sur des dizaines d'années alors qu'un fonds d'investissement gère des entreprises avec un horizon de 5 ans. Traiter de prédateurs les fonds de pension est une bétise qui révèle votre ignorance de ces mécanismes. Paradoxalement, les fonds de pension réalisent le rêve socialiste : les entreprises travaillent pour le bénéfice des salariés et les retraités.
Réponse de le 03/10/2012 à 11:41 :
Les seuls prédateurs sont ceux qui volent autrui en utilisant la force légale, mais refusent de participer à l'échange volontaire libre. En l'occurrence, dans les économies développées, les prédateurs sont les parasites qui vivent en symbiose avec l'Etat providence obèse.
a écrit le 03/10/2012 à 10:31 :
Merci Monsieur Laine. Vive la Liberté !!!!
Réponse de le 03/10/2012 à 15:02 :
Messieurs, vos commentaires sont édifiants ! les ppersonnes que vous interpelez comme de vulgaires usurpateurs sont des élus du peuple. Ce princie de démocratie auquel vous avez souscrit en allant voter (pour les plus concerné par la vie du pays), vous permet d'exprimer vos idées et votre désaccord, mais dans la situation actuelle, est-il réellement décent de contester une mesure que le capitalisme appelle de ses voeux? Ne doit-on pas apprendre de ses erreurs, et constater que la crise à l'origine de la déstabilisation des économies mondiales est liée à une déviance d'investisseurs malavisés voir malhonnêtes?
Enfin et surtout mesdames et messieurs, si nous ne participons pas nous même à l'effort à juste hauteur pour un Etat qui nous permet d'évoluer dans un cadre juridique et géographique stable, qui le fera? Les classes sociales les plus faibles? Cela entrainerait à coups sur une véritable révolution qui aurait pour première conséquence de déposséder les possédant.
Réponse de le 03/10/2012 à 15:42 :
@ Démocratie et patriotisme : des élus du peuple ??? il y a eu 50 % d'abstention et Mr hollande à recueilli 51 % des votants, cad 25 % de la population, et vous parlez de démocratie et d'élus du peuple ??? soyons sérieux.
"une mesure que le capitalisme appelle de ces voeux" ???? vosu avez fumé la moquette ou quoi ? le capitalisme, c'est les entrepreneurs, ils réclament tout l'inverse !!! L'origine de la crise est dû au dérégulation monétaire de la FED et à la mauvaise gestion des états providence, ouvrez les yeux !!! Tiens, vous participez vous à l'effort ? c'est tjrs les mêmes depuis 40 ans je vous rappelle !! plus de 55 % des français ne payent pas d'impots directs !!! "les possédants" phraséologie marxiste primaire ...
Réponse de le 03/10/2012 à 16:57 :
Je suis surpris par votre ton, nous sommes dans le cadre d'un débat d'idée et j'ai plaisir à échanger avec des personnes qui ne partage pas mon point de vue. Pour répondre à vos remarques, l'absention n'était pas de 50% mas de 19.66%, ce qui rend le scrutin plus légitime vous en conviendrez. Lorsque j'évoque une mesure souhaité par le capitalisme lui même, je fait référence aux différentes places financières et organisme de notation qui évaluent en temps réel les politiques publiques des Etats, et réagissent voir anticipent sur les bourses mondiales. Encore une fois ce phénomène impact directement l'optimisme ainsi que les possibilités d'investissement des entrepreneur (crédits etc.), et donc la croissance.
Pour la petite phrase je ne fume pas, le seul moyen de rallonger la vie c'est d'essayer de ne pas la raccourcir.
Je vous renvoi à la crise dite des "subprimes" pour ce qui est de l'origine de la destabilisation des économies mondiales (trop long à développer ici mais très bien expliqué ci et là sur internet).
J'aurai beaucoup apprécié que vous eussiez répondu à ma précédente remarque sur l'Etat , dont vous souhaitez une intervention réduite aux domaines régaliens (puisque je présume que votre courant de pensée est le néo libéralisme, cela dit sans aucun jugement de valeur).
Enfin pour terminer de répondre à vos remarque, je ne connais pas le montant de votre participation aux impots direct mais je puis vous assurer que j'y participe pleinement !
Laissez moi simplement vous dire ceci, monsieur, l'impôt n'est pas juste mais il est équitable, et si les 55% des français ne paient pas l'impôt, ils contribuent largement plus que vous et moi en terme de consomation puisque lorsque vous rapportez le bugdget des faibles revenus consacré à la consommation immédiate, il est largement plus important que celui des revenus plus aisés (plus enclin à épargner). La consommation est vous en conviendrez beaucoup plus créateur de ichesses que l'épargne.
(je ne pense pas qu'une réponse à la dernière phrase soit nécessaire)
Réponse de le 09/10/2012 à 5:45 :
Ça fait plaisir de lire beaucoup de commentaires : enfin, les gens comprennent que ces articles de "journalistes économiques" sont en réalité de la propagande éhontée à la gloire des spéculateurs.

Des plumes et du goudron : et basta.



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