Pour relancer l'économie, endettons-nous !

 |   |  821  mots
Michel Santi © DR
Michel Santi © DR
Et si la dette était nécessaire à la relance économique? Pour l'économiste Michel Santi, pas de doute : le monopole de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de création d'argent, et ses appels répétés (et suivis) à des politiques d'austérité, privent les Etats de leur principal levier de reprise : l'investissement.

Dans le cadre de la mise en place de l'Union européenne, des quotas stricts en matière de dépense publique furent arrêtés tout en éloignant des États membres toute possibilité et toute tentation d'exploiter les vertus de la création monétaire. Pour ce faire, une Banque centrale européenne (BCE) fut mise en place selon un modèle en déconnexion totale avec les politiques budgétaires et fiscales des membres. Les fondateurs de cette Europe ultralibérale considéraient en effet que l'argent est tellement suspect que son usage doit strictement être surveillé par un organisme sur lequel les États n'auraient aucun droit de regard. L'argent était cette boîte d'allumettes que l'on enlève à l'enfant, non sans le réprimander. Dès sa création, la BCE fut donc autiste ! De même, dès la mise en place de l'euro, la souveraineté monétaire de chaque nation membre fut délibérément piétinée...

Ce contre-exemple européen est particulièrement éloquent car, ce faisant, tous les ingrédients d'une conflagration pire encore que celle de la Grande Dépression furent volontairement mis en place. Alors qu'il est tout à la fois naturel et légitime que l'État use de l'argent comme levier vis-à-vis de l'activité économique, pour subvenir aux besoins de certains groupes sociaux, pour faire payer (ou contribuer) d'autres, ou pour monopoliser des ressources. Cet acte lourd et fondamental de « monétisation » est donc omniprésent dans l'expression de l'État. En période de crise, seul l'État peut nager à contre-courant en affichant plusieurs lignes de défense.

Aucun prétexte pour les Etats
Sa banque centrale peut tout d'abord accorder des prêts sans limite aux établissements financiers subissant une dévalorisation de leurs investissements et des retraits massifs de leurs dépôts. En outre, la banque centrale agit à un autre niveau qui consiste à racheter les actifs à risques et ceux dont plus personne ne veut, jusque-là détenus par les banques et par les entreprises. Le but étant d'éviter le mal absolu qu'est la « déflation par la dette » décrite par Irving Fisher. L'utilisation par la banque centrale de sa monnaie prévient la vente généralisée des actifs, des titres et autres valeurs de la part d'opérateurs en mal de liquidités. Ventes qui provoqueraient une spirale baissière affectant toute la classe des investissements. La banque centrale peut enfin mettre à disposition du gouvernement les sommes pour assurer la relance de la demande agrégée, avec un impact bénéfique sur la croissance.

Seule cette « danse du dollar », pour reprendre l'expression significative de l'économiste Fisher, est à même d'assurer la reprise économique. Pourtant, les États ont été persuadés par les « experts » qu'ils ne pouvaient strictement plus se permettre de dépenser plus. Pendant que les économies dépérissaient et que les gouvernements européens étaient menottés par leurs déficits, les interventions de la BCE se limitaient donc, en dépit du bon sens, à leur plus stricte expression. Car une banque centrale n'est restreinte par aucune limite dans sa faculté de création d'argent, quand un gouvernement peut au même moment se retrouver à court de fonds sans être en mesure de sauver son économie. Un État qui refuse de faire appel à sa banque centrale ne peut donc invoquer aucun prétexte légitime le prévenant de redresser son activité économique et de rétablir l'emploi.

Les déficits publics ne doivent rencontrer aucune limite
C'est pourquoi il est crucial de comprendre comment ce monopole de création d'argent fonctionne et comment il peut - et doit - être mis au service de l'intérêt général. En l'absence de cette détermination, l'action de l'État est inefficace, ou ne l'est que pour une minorité. Ce qui dégénère en « pauvreté au milieu d'abondance », pour reprendre les termes de Keynes, qui illustrait parfaitement son propos en décrivant un contexte « où les maisons viennent à manquer mais où nul ne peut habiter dans celles qui existent par manque de moyens » !

L'État doit donc mettre l'ensemble de ses ressources et de ses possibilités - y compris monétaires, bien sûr - au service de la nation. À cet effet, les déficits publics ne doivent rencontrer aucun obstacle ni aucune limite, si ce n'est l'accomplissement de la raison même d'exister d'un État, à savoir le rétablissement du plein emploi. Quand les politiques comprendront-ils enfin que les dettes font partie intégrante du fonctionnement et du train de vie d'un État ?

 *Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/05/2013 à 1:40 :
Et voilà le retour des théories de bouffon: Des conneries d'expert mais qui font plaisir au peuple puisqu'on lui promet de le raser gratis! L'état doit s'endetter pour investir et relancer l'économie. Investir dans quoi? Dans toutes les technologies que l'on a laissé aux Chinois? Dans les salaires des fonctionnaires?
a écrit le 22/05/2013 à 18:06 :
enfin une pensée alternative de bon sens, continuez vous nous faites respirer !!
a écrit le 22/05/2013 à 16:07 :
Combattre une crise du surendettement par plus de dette!
Il suffisait d'y penser!!
Ce cher Santi est vraiment une vedette...
a écrit le 22/05/2013 à 11:49 :
Ce qui compte, c'est la confiance que mettent les agents économiques dans la monnaie. Si la monnaie s'appuie sur une économie solide, alors la banque centrale peut se permettre de faire fonctionner la planche à billets pour faire fonctionner l'économie sans pour autant faire baisser la valeur de cette monnaie (voir le dollar). Par contre, si c'est le Zimbabwe, on arrive assez vite à une inflation de 1000 %.
a écrit le 22/05/2013 à 7:40 :
Un potentielle endettement serait plausible en supposant celui sera remboursé. Mais avec une Europe en récession vous devinerez bien que ce ci est juste impossible.
Avant de s'endetter, il faudrait d'abord se reformer en profondeur et regagner de la compétitivité.
a écrit le 22/05/2013 à 7:22 :
Cette théorie a été mise en application en URSS avec le résultat que l'on sait! 70 ans de marasme au bout duquel certains trouvaient que l'experience n'avait pas duré assez pour montre son efficacité .M De SANTI doit etre de ceux là.
a écrit le 22/05/2013 à 2:30 :
Eh ben je ne suis pas d'accord. Memes s'il a ete prouve que l'investissement publique relance l'economie. une politique de relance n'a pas de sens sans des reformes structurelles. La France est le pays qui depensent le plus en % de PIB et cela nous plombes. On parle "d'austerite" mais rien n'a ete fait. On parlait de limiter l'assistanat, les regimes speciaux des retraites mais la encore rien a ete fait.La relance ou l'art de mettre les chars avant les boeufs.
a écrit le 21/05/2013 à 22:58 :
C'est la dernière fois que je lis un article de ce brillantissime économiste *, eh oui, la vie est trop courte pour en perdre du temps, c'est la dernière fois aussi que je réagi à un article de lui, je vous invite tous à faire pareil, je pense que c'est la meilleur réponse à un article sans intérêt.
Réponse de le 22/05/2013 à 4:12 :
+1. C un financier , pas un économiste !
La tribune devrait arrêter de le publier !
a écrit le 21/05/2013 à 22:27 :
Juste. Et lEat les Banques centrales sont evidemment de connivence pour faire baisser les taux long jusqu'a des taux reel negatif.....qui permettent de faire reduire la charge financiere de l'Etat sans se desendetter........et ou avec des taux reel negatif.....forme d'impot deguise.....nous finissons nous epargnant par etre une fois de plus les dindons de la farce......
a écrit le 21/05/2013 à 21:57 :
La BCE le fait, elle rachète tous les actifs pourris et prête à un taux dérisoire un trillion d'euros aux banques qui ne les utilisent pas. Le CAC 40 est à son plus haut niveau de façon injustifiée (comme le DJIA) parce que les investisseurs ne savent pas où mettre l'argent, les états empruntent à des taux négatifs. Et l'économie réelle se traine parce que les états sont simplement bloquant et vivent au-dessus des moyens de la populace dont je fais partie.
a écrit le 21/05/2013 à 21:11 :
c'est quoi ce ramassis de sottises ?
Réponse de le 21/05/2013 à 23:32 :
@ Enjoy: t'es pas sur un forum sur les bagnoles teutonnes, donc c'est normal que tu soit largué...
Réponse de le 22/05/2013 à 7:35 :
Ne vous en déplaise mon cher , je me targue d'avoir un vernis de connaissances économiques qui va bien au delà de la connaissance du franchouille de base (pas très difficile cela dit) ..
a écrit le 21/05/2013 à 21:10 :
La consequence d'un tel raisonnement est la sortie de l'? ,qui n'est pas abordée dans l'article.Aprés on revient au franc ,on frappe allegrement monnaie sans limite et on voit ce que cela donne .Qui voudra du franc ,que vaudra le franc ? Malheureusement la France ne peut vivre en autarcie ,elle a d'enormes besoins .Les energies fossiles gaz et petrole se facturent en $, comme toutes les matieres premieres et a peu pret tout ce que nous importons.Il faudra donc aller sur le marché des changes pour s'en procurer avec nos francs ? Avant l'?, 1$ vallait 5 francs environ et la France était obligée d'aller se financer sur les marchés depuis la loi de 1976 qui interdit à la banque de France de preter à l'état.En battant monnaie librement sans limite, qui voudra des francs ,Combien faudra t il en mettre sur la table pour avoir 1$ ? L'impact sur les prix des carburants et du chauffage serra colossal ,et mortifere pour l'économie toute entiere .L'inflation a deux chiffres bondira vers les sommets !Quel est l'investisseur dans le monde qui investira un seul $ dans l'économie française.Et si voyant ce massacre de notre pays on redecide d'aller sur les marchés pour se financer,on nous pretera à combien !Actuellement on est à 3.5 % sur 10 ans ,ça pourrait monter à 15 ou 20 % voire plus avec une monnaie de singe .Pourquoi cette personne qui se dit économiste n'a rien dit de tout ça !
Réponse de le 21/05/2013 à 22:01 :
regardez le triste venezuela qui pleure mr chavez et qui avec sa rente pétrolière se trouve le luxe d'avoir 33% d'inflation , pourtant c'est le 4eme producteur de pétrole pour les USA , la vie est chère a caracas , les biens courants deviennent un luxe et bien des gens s'appauvrissent avec cette inflation galopante , l'argentine frôle les 9% d'inflation là aussi c'est presque intenable et plus proche de nous , la Turquie auquels les prêts des banques galopent , tout cela ce paiera cash pour les populations , ah en terme de démagogies on a des excellents qui surfent sur l'ignorance des simples électeurs , quand aux transactions des matières premières vous avez raison tout ce négocie en dollars US sonnant et trébuchant quoi qu'en dise cela sera toujours ainsi .
a écrit le 21/05/2013 à 20:45 :
AH oui pour terminer.....Notre economiste du world eco forum.....c'est bien le role de l'occident de recommander aux banques centrales des pays emergents de creer de la monnaie sans limite......pour eviter a nos monnaies de partir seules au fond du gouffre....LA IL A TOUT JUSTE
a écrit le 21/05/2013 à 20:16 :
La difference entre une dette privee et une dette publique, c'est la responsabilite du prive d'imvestir ratiomellement pour rentabiliser ou preserver leur capital ! Et de se desendetter a bon escient.
Jusqu'a present le principal soucis du secteur public, c'est d'en prommettre suffisamment (des investissements) sans se soucier du retour sur investissement, mais pour assurer la reelection / election du parti au pouvoir.
Une entreprise limite son endettement pour survivre. Pas l'Etat.......a oui .....les manoeuvres politiques......pour etre reelu.....
Alors continuons d'elire le parti qui saura s'endetter pour nous en donner plus.....et nous continuerons d'etre les dindons de notre propre farce !
Réponse de le 21/05/2013 à 21:20 :
Encore les manoeuvres politiques pour etre réelu ! Un deputé gagne autant qu'un ministre en bossant 3 fois moins ,sans les soucis de sa charge .Vaut mieux etre dans l?opposition toute sa vie que de s'em...... au pouvoir .De plus un president de la République a droit à une retraite royale avec des tas d'avantages en natures ,pourquoi il voudrait se faire réelire alors qu'il pourrait se la couler douce avec sa retraite de deputé et de president ? Vous avez songé une seule seconde à tout ça !Personne ne vous a dit que les socialistes ont étés au pouvoir sur les talons ,ils n'en voulaient pas pour rien au monde,sachant les problemes qu'ils rencontreraient .Mais c'est un parti de gouvernement et il ne pouvait en aucun cas dire et refuser le pouvoir que l'opinion publique lui donnait .C'est ça le vrais raisonnement qu'il faut tenir pas autre chose.
Réponse de le 21/05/2013 à 22:11 :
Un parti politique cherche a se faire elire pour mettre en oeuvre son programme et sa vision des choses. C'est pour cela qu'il cherche a se faire reelir. Un programme plus genereux pour le bien etre a court terme des electeurs augmente les chances du parti de garder le pouvoir pour mettre en ouvre son programme et de se faire reelir. La multi0lication des cadeaux fiscaux et niches....en est un exemple.....La promesse de ne plus diminuer le nombre de fonctionnaire malgre l'exces evident de depenses de l etat en France est un autre exemple de generosite electoraliste... ....ou du moins cela parait plus attrayant qu'un gros programme de rigueur que les Fracais ne sauraient pas accepter.........
a écrit le 21/05/2013 à 19:58 :
Il a raison, mais pas quand le pays fait depuis 30 ans des budgets déficitaires. Pas quand la dette représente plus de 90% du PIB. Ce qu'il dit est vrai mais pas pour la France.
a écrit le 21/05/2013 à 19:43 :
encore une de plus , endettons nous comme ci la crise n'était née qu'a cause du dispendieux public , ben non la crise est née du privé comme en 1929 , en 2008 ce fut les memes causes , d'ailleurs les dettes privées a titre mondial dépasse de loin les dettes publiques , l'Allemagne est très forte dans ce domaine , la france et l'UK sont pas loin , mais je constate ce fait les dettes privées sont préférables d'être caché sous le tapis en martelant que le public est une hérésie , hors le privé a toujours delegué en temps de crise ses problèmes sur le dos du public cela a toujours été ainsi dans l'histoire de l'humanité et le cycle continue encore de nos jours , navrant aussi de recommander encore plus de dettes privées comme publiques d'ailleurs a un moment ce sera irremboursables autant pour le public que le privé , on le voit déjà avec le surendettement chronique du privé ..
a écrit le 21/05/2013 à 19:35 :
Et le secteur prive investira si on ne l'etouffe pas avec des taxes, avec une surcharge adminisirative qui coute trop cher......ce qui implique une reduction du poids de l'Etat, refuction des impots pour tous....En france les depenses de l'Etat sont de 56% fu PIB. En Allemagne 46%....N'y a t il pas un probleme a solutionner ?? Ces 10% d'exces ne permettraiemt ils pas de stimuler la consommation et ll'investissement prive..?? Et le surendettement inutile et improductif de l'Etat de diminuer (voir Japon)
Comme une entreprise ne s'enrichit pas en vendant a sa succursale, un pays s'enrichit en exportant ! Et pas en s'endettant pour des depenses improductives....
Réponse de le 21/05/2013 à 20:10 :
c'est mal connaitre le japon , là bas ils ont injectés par les fonds publics 18 plans d'autoroutes et de béton et d'immobilier , cela n'a jamais pris , les compagnies exportatrices ont souffert aussi de la forte valeur du yen pendant près de 18 ans , une inflation presque au niveau européen a l'époque , on prend le meme chemin et si en prime on faisait de grands travaux comme les japonais alors là on serait a 700% de dettes publiques en dix ans .. quand au privé japonais il faut dire que le Yen dévalué et une inflation un peu plus relâchée permettra de relancer l'économie du moins pour un petit moment car d'autres feront la meme chose si cela marche et là çà coincera
Réponse de le 21/05/2013 à 20:21 :
C'est bien exactement ce que je dis ! Le surendettement inutile du Japon..
a écrit le 21/05/2013 à 18:59 :
L'investissement de l'Etat pour stimuler la croissance ?? et provoquer un cycle vertueux de croissance ?? Le JAPON y est il vraiment parvenu malgre l'abus d'investissement ? Dette pays 240% PIB. (90% en europe) ???? financer par les citoyens Japonais qui ne seront jamais rembourses......et 15 ans apres toujours de la deflation et stagnation........La solution psr lEtat ??? ou alors par le prive, par les exportations, par le travail ......par linvestissement du secteur prive mieux cible....
a écrit le 21/05/2013 à 18:47 :
Les éditos de M.Santi ont le grand mérite de permettent aux lecteurs de la Tribune de débattre avec verve et enthousiasme. Cette fois M.Santi se surpasse. Le risque c'est qu'un élu tombe sur ce texte et l'applique à la lettre, en particulier la dernière phrase.
a écrit le 21/05/2013 à 18:23 :
L'exemple Grec est en effet un bel exemple......dette illimitée.....role de l'etat illimité ....cela me rappelle la jolie experience du Credit Lyonnais. Ce monsieur est economiste ? de Cuba ? ou de PyongYang ?
a écrit le 21/05/2013 à 18:17 :
Les banques centrales des pays émergents feraient bien de lire les articles de ce "spécialiste". Elles se rendraient compte du manque de viabilité de ses "solutions" sources de problèmes toujours plus graves. Quand M Santi se rendra compte que tous les états endettés ont mal finis?
a écrit le 21/05/2013 à 18:06 :
Et cet éminent spécialiste conseille les banques centrales de pays émergents? Il doit les pousser à s'endetter pour qu'ils puissent se payer ses services... Incroyable de donner une tribune à de tels fumistes!
Réponse de le 21/05/2013 à 18:22 :
qui le paie ?
a écrit le 21/05/2013 à 17:56 :
Un-freaking believable !!
a écrit le 21/05/2013 à 17:51 :
Bien sur bien sur, continuons à nourrir le racket bancaire.... On s'en fout hein ce n'est pas nous ni même nos enfants mais nos arrière petits enfants qui rembourseront... Mai avec quoi vont ils donc investir? On 'en fout on sera morts...
a écrit le 21/05/2013 à 17:41 :
C'est pas économiste son métier a lui, c'est flambeur...
a écrit le 21/05/2013 à 17:40 :
I ne faut pas confondre dette d'investissement et dette de fonctionnement. S'endetter pour construire une maison est un pari sur l'avenir et bénéfique. S'endetter pour acheter du pétrole a l'étranger est une fuite en avant, et un appauvrissement généralisé. Pour l'instant, j'ai comme l'impression que l'on ne parle que de la deuxième catégorie , tant pour l'état que pour les crédits a la con qui gavent les pubs TV. Le jour où on aura clairement séparé les deux catégories, alors on pourra recommencer a avancer, prudemment, sur ce concept de dette. Mais pour l'instant, arrêt d'urgence, parce qu'on fout de l'argent par les fenêtres. Notre pays s'appauvrit de 6 milliards d'euros tous les mois avec nos conneries, la politique francaise "vole" 100? a chaque Français tous les mois.
Réponse de le 21/05/2013 à 17:47 :
+ 1
a écrit le 21/05/2013 à 17:27 :
pas crédible une seconde....
a écrit le 21/05/2013 à 17:10 :
Anti-Santi!!!
C'est inadmissible d'écrire des choses pareilles!
"Dans le cadre de la mise en place de l'Union européenne, des quotas stricts en matière de dépense publique furent arrêtés" => non mais on croit rêver! 3% de déficit, jamais sanctionnés en cas de dépassement et il appelle ça "strict"??? Ce mec est un guignol.
a écrit le 21/05/2013 à 16:48 :
Ils n'apprennent jamais. Ils ne comprennent rien, ne retiennent rien...
a écrit le 21/05/2013 à 16:39 :
Membre du wotld economic forum,de l ifri,......quelle credibilite......On apprend meme a nos enfants le risque de surendettement......la hausse insupportable des taux pour la grece.....le defaut partiel.....ce Monsieur recapitalisera t il lui meme la BCE lorsqu a terme les Actifs pourris au Bilan de la BCE auront perdu toute leur valeur....et que la monnaie euro ne vaudra plus rien ! Le repi pour le dollar et pour la Fed c'est qu'on a besoin du Usd pour le petrole, les matieres premieres,....les consequences de la surcreation monetaire sont des bulles et un exces d inflation la ou les marches financiers redirigent cet argent facile par appat du gain......
a écrit le 21/05/2013 à 16:38 :
expliquez moi M Santi pourquoi, dans le cadre d'un endettement illimité de l'état (idée défendue dans cet article), ce dernier ne proposerait pas un smic à 80K par an pour tous, la fin des impôts, etc etc. Ou est la limite?
Aussi, je n'aime pas le terme d'investissement quand il s'agit de dépenses n'engrangeant aucun retour sur investissement.
a écrit le 21/05/2013 à 16:31 :
Excellente conférence
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Pierre Yves Rougeyron est l?auteur du livre "Enquête sur la loi du 3 janvier 1973". Ci-joint un entretien http://www.youtube.com/watch?v=8olA...
a écrit le 21/05/2013 à 16:27 :
Dommage que l'article n'envisage pas un instant de considérer à quoi sert l'argent emprunté. Trop souvent les Etats empruntent par confort, par démission, par peur d'appliquer des réformes qui entraîneraient des baisses de dépense. On a plus de dettes, plus d'impôts, mais on n'a pas l'impression d'être mieux soigné ou mieux éduqués que lorsque la dette et les impôts étaient moins forts. Tout porte à croire qu'une part significative de la dette a servi à des choses futiles ou à engraisser des gens dont on aurait pu se passer car on ne voit pas le retour sur investissement qu'on aurait pu espérer si la dette avait servi à investir. On peut parler de la danse du dollar, mais c'est le début des coupes budgétaires en début d'année qui a secoué le mammouth américain dans le sens de la réalité, alors qu'en France nos réductions sont des artifices comptables et que l'Etat ne maigrit toujours pas. La relance par la réduction de l'Etat, ca ne risque pas de sortir du cerveau d'un énarque...
a écrit le 21/05/2013 à 16:23 :
Fichtre... Il faut bien voir que la dette est un impôt différé dans le temps, et qu'au bout d'un moment il faut bien passer à la caisse. On diffère l'impôt depuis 40 ans, maintenant hélas il faut passer à la caisse.
Réponse de le 21/05/2013 à 21:27 :
@sub ;L'état rembourse et emprunte en permanence c'est un roulement constant
a écrit le 21/05/2013 à 16:20 :
Très bon papier. Il est de plus en plus évident qu'il faut s'orienter vers cette politique. Les Etats-Unis et maintenant le Japon ne font pas autre chose et leur succès est spectaculaire. Cela dit, la création monétaire requiert un certain doigté pour éviter trop d'inflation mais c'est une arme redoutable en cas de crise, arme dont se prive l'Europe qui amorce une descente en flamme suicidaire. Tout cela parce que nos "amis" allemands craignent l'inflation. Foutaises ! A pays de vieux, politique de vieux, juste avant la tombe.
Réponse de le 21/05/2013 à 21:35 :
Le probleme c'est que l'? n'appartient pas à la France, faut pas l'oublier .Je doute beaucoup qu'une explosion de l'? nous soit plus benefique qu'à l'Allemagne.Ils ont et auront les techniques pour faire baisser la parité du Mark ;Je doute que nous les ayons pour faire remonter celle du franc.A l'époque du serpent monnaitere et meme avant, c'était les allemands qui avaient le meilleur niveau de vie.Aprés la debacle de l'explosion de l'? ce serra pareil .Meme dans les pays pauvres ,il y a toujours des classes sociales qui achetent des Mercedes et des BMW les pays du sud de l'europe en sont l'exemple.
a écrit le 21/05/2013 à 16:18 :
Pourquoi avons nous cet enchainnement mentale de vouloir s' endetter auprès de banques privés a taux d' intérêt variable alors qu' on peu le faire a 0% via la Banque Centrale. Je rappel que la France a payer en intérêt depuis 1980 plus de 1500 milliards d euro sur une dette chiffré à 1900 milliards . Personne n' est capable de justifier l' injustifiable alors on met sous le tapis les réflexions fondamentale de notre économie. On vous prends pour des cons en claire
Réponse de le 21/05/2013 à 21:38 :
Es ce que la France était plus riche en 1980 que maintenant ? J'en doute
a écrit le 21/05/2013 à 16:16 :
J'aime beaucoup ces articles de Mr Santi qui froissent sans vergogne les trolls néolibéraux de La Tribune qui nous font tellement peur en nous expliquant que la dette est déjà trop énorme et que ce sera à nos pauvres petits enfants de la supporter. On sent bien les fins économistes plein d'aigreur, de condescendance et de mépris qui crachent notamment par jalousie sur les fonctionnaires, le tout sans aucune argumentation et pire avec des attaques personnelles et limitent fascistes (couper Mr Santi de sa parole sur laTribune.fr). C'est vrai qu'on est tellement mieux dans une pensée unique...
Réponse de le 21/05/2013 à 21:43 :
Les gens se contrefoutent de l'avis des uns et des autres ,et tout ce qui est dit et lu demain serra trés vite oublié ,seuls resteront les convictions de chacun .Qui peut pretendre que dans un blog ,quiconque ai pu faire bouger l'avis de quelqu'un d'autre ?Les convictions sont bien plus fortes que la verité, surtout dans le domaine économique ou des verités ,il n'y en a pas ,il n'y a justement que les convictions des uns et des autres .
Réponse de le 22/05/2013 à 2:14 :
Ben oui Flo ce sont vos pauvres petits enfants qui rembourseront la dette que nous créons aujourd'hui car nous, nous serons mort avant de rembourser ou aurons encore la chance de toucher une retraite correcte. Il n'est point besoin d'être un fin économiste pour le comprendre! Quant aux fonctionnaires, je n'en suis point jaloux, ma femme l'est, et merci, son salaire n'a pas diminué contrairement au mien quand le gouvernement a supprimé la défiscalisation des heures supplémentaires.
a écrit le 21/05/2013 à 16:13 :
non !non! nous avons déjà donnè!!! et puis vu le temps qui reste vous ne serez jamais remboursé ????
a écrit le 21/05/2013 à 16:12 :
Est-on à la veille d'une révolution copernicienne? Va-t-on enfin comprendre que sans création d'argent il n'y a pas de création de richesse. L'argent fait tourner l'économie et non l'inverse. Le moteur a besoin d'essence pour fonctionner, et non le contraire.
L'argent est juste une convention sociale qui permet l'échange, des écritures virtuelles.
ça parait aussi fou, anti "bon sens" que pour ceux qui croyaient que le Soleil tournait autour de la Terre et refusaient d'admettre le contraire.
Bravo monsieur pour votre courage!
Réponse de le 29/05/2013 à 0:02 :
@copernic: "L'argent fait tourner l'économie et non l'inverse". Vous affirmez beaucoup, mais n'argumentez rien. En URSS, comme dans tous le bloc de l'Est, il y avait de l'argent (plein de billets) mais pas assez en quantité et en qualité de biens produits par l'économie. J'étais au Zimbabwe il y a 5 ans, j'ai retiré des millions de dollars Z$ au DAB,... mais il était impossible de trouvez à acheter de l'eau correctement embouteillée dans les supermarchés, de la vraie viande ou des biscuits au chocolat, et je ne parle même pas de l'essence. La richesse, c'est des biens et des services, il faut ne rien avoir vu au monde ou à l'histoire pour penser que la richesse, ce sont des petits bouts de papier... D'ailleurs, si les acteurs commencent à perdre confiance dans les petits bouts de papier, ils ne veulent plus échanger leurs biens contre les papiers. Donc non seulement la monnaie dont l'Etat a le monopole d'émission ne fabrique pas de la richesse, mais la perte de confiance dans cette monnaie, si elle est mal gérée, peut faire des dégâts économiques considérables. Bien à vous.
a écrit le 21/05/2013 à 16:08 :
Cela est urgent car le PS va avoir besoin de nouveaux électeurs. Il faut donc recruter tous azimuts.
Réponse de le 21/05/2013 à 18:25 :
à l étranger
a écrit le 21/05/2013 à 15:30 :
Ajoutons encore quelques couches de milliards à notre endettement et transmettons la montagne de dettes à la génération future qui en crèvera. En attendant, consommons comme si de rien n'était et après nous le déluge ! C'est cela, Monsieur Santi ?
Réponse de le 21/05/2013 à 18:29 :
de ce gouvernement il nous etouffe nous couvre de taxes nous saigne
Réponse de le 21/05/2013 à 21:45 :
T'aurais préféré Sarkozy il aurait fait pareil peut etre pire ..........
a écrit le 21/05/2013 à 15:20 :
ce M.Santi vient de nous couilloner. Nous sommes pleins des dettes et lui nous conseil
de les augmenter pour progresser.. drole de théorie... Si je m'endette de plus l'huissier me
déclarera en faillite.Chez lui c'est le contraire,bravo à méditer.
a écrit le 21/05/2013 à 15:18 :
Bon sang, il est urgent de fermer vos colonnes à ce monsieur, qui accumule les inepties à un rythme affolant... Même le fameux tandem Stiglitz/Krugman est un modèle de rigueur intellectuelle à côté de lui.
a écrit le 21/05/2013 à 15:07 :
"les dettes font partie intégrante du fonctionnement et du train de vie d'un État"
Ben il devrait être content le déconomiste amateur, parce que coté dettes on est servis, et on va continuer à l'être dans les années à venir.
Oser en plus critiquer la rigueur alors que tous les états européens ou presque sont en déficit budgétaire, c'est du n'importe quoi...
Mais M. Santi aime l'état et il adore quand celui-ci imprime et manipule la monnaie au profit de certains.
Réponse de le 21/05/2013 à 19:52 :
a votre commentaire je vous ajouterais qu'un état n'est pas delocalisable , il peut être occupé , démembré , l'histoire nous en dit de longues sur ces sujets , mais aussi que la dette du privé on vous saisit de tous vos biens jusqu'au dernier , donc comparer les ressources d'un état a celle d'une entreprise ou voir meme d'un ménage n'est en rien comparable , un individu ruiné peut se refaire ailleurs , une entreprise idem , pour un état il lui restait avant l'euro ( le moyen de créer monnaie , ce qu'il a delegué aux banques ) créer de l'inflation monétaire , donc casser de la dette et les importations en dévaluant la monnaie , tous ces leviers sont confiés a tort ou a raison a la BCE , enfin les banques prêtent davantage au public car elles savent bien qu'elles retrouveront leurs billes , quand aux particuliers et entreprises privées là c'est plus risqué de prêter , d'ou le risque d'un crédit crunch en europe , car l'entreprise doit pouvoir s'endetter mais jusqu'à une certaine limite , certaines faillites sont éclairantes , si on ne peut s'endetter en entreprise on peut capitaliser en bourse donc faire un appel au capital qui fait chuter la valeur de l'action , dilue l'actionnariat mais peut vous rendre vulnérables aux capitaux et concurrents prédateurs ce qu'un état ne peut être soumis totalement meme avec une dette colossale vis a vis de l'extérieur , on le voit avec la grece qui brade ses services public , ses iles , e.c.t....
a écrit le 21/05/2013 à 14:56 :
tellement aberrant que ça en devient drôle.
a écrit le 21/05/2013 à 14:46 :
Au lieu de réduire la dépense publique dans la fonction publique et collectivité territoriale par des fermetures d'administrations inutiles ou en doublons avec licenciement sec du nombre stratosphérique de fonctionnaires , Hollande et son gouvernement continuent à taper dans le secteur marchand les salariés et entreprise privés tuant les recettes au contraire du secteur publique synonyme de dépenses. Hollande tient ses promesses en faisant de la France des fonctionnaires paresseux surpayés et pour la majorité du privé des pauvres laminés pour engraisser l'état enfonçant plus surement dans sa faillite et son déclin notre pays.
Réponse de le 21/05/2013 à 15:14 :
Tout a fait d'accord, la crise, le chômage, s'est accélerée en France depuis qu'il est au pouvoir. La dispense de nous laisser 2 ans avant d'atteindre les 3% de déficite est une énorme erreur au vu mesures inexistantes décidées par notre monarque pour son An 2. Mais comment peut on être à ce point dans le dénis et l'erreur alors que l'on est à la tête de l'Etat, il faut le mettre sous tutelle.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :