"Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine" Joël de Rosnay

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« Au transhumanisme, élitiste et narcissique, qui s'adresse à l'individu, je préfère l'hyperhumanisme, qui parle à la société. »
« Au transhumanisme, élitiste et narcissique, qui s'adresse à l'individu, je préfère l'hyperhumanisme, qui parle à la société. » (Crédits : Jean-Daniel Chopin)
Scientifique, prospectiviste, l'auteur qui dans "Le Macroscope" en 1975 déjà avait vu venir les révolutions technologiques actuelles, surfe sur la vie comme sur les vagues. A bientôt 80 ans, Joël de Rosnay signe "Je cherche à comprendre. Les codes cachés de la nature", un livre de synthèse qui interroge l'homme et les mystères de l'univers. Grâce aux smartphones, à l'intelligence artificielle et aux réseaux sociaux, il prédit l'émergence d'une "intelligence collective augmentée" qui va engendrer un hyperhumanisme, bien préférable selon lui au cauchemar transhumaniste de la Silicon Valley.

LA TRIBUNE - Vous venez de publier votre nouvel ouvrage, "Je cherche à comprendre... - Les codes cachés de la nature"(*), quel en est le message principal?

JOEL DE ROSNAY - Le mot-clé, c'est « codes ». Les codes qui semblent avoir été utilisés pour programmer la nature et lui conférer une telle unité, une telle harmonie, que je décris en évoquant notamment la suite de Fibonacci ou le nombre d'or. Mais aussi les codes qui programment la société, le code social, le Code pénal, le code des impôts, le Code de la route... et même le code PIN. Et encore, les codes sources qui ouvrent la possibilité de créer une intelligence artificielle et du deep-learning.

La perspective du transhumanisme fait planer la menace d'un monde dans lequel l'homme se trouve en concurrence avec lui-même et crée les conditions de sa propre disparition. Mais il existe peut-être des solutions alternatives. Plutôt que l'intelligence artificielle, nous pouvons opter pour une intelligence augmentée collective nourrie de réflexion et de spiritualité. Plutôt que le transhumanisme, viser l'hyperhumanisme.

À qui s'adresse votre livre ?

Je l'ai d'abord écrit pour moi. L'harmonie de la nature que j'y décris a changé ma façon de voir les choses et a conforté mon espoir dans un avenir positif. Mais il s'adresse à la fois au grand public, aux politiques, aux industriels - qui aujourd'hui, sont dans une vision catégorique, séquentielle, analytique, pyramidale... J'essaie de montrer pourquoi il faut briser ces catégories. La structure de l'organisation sociétale, pyramidale et hiérarchique, qui elle-même découle d'une volonté d'exercice solitaire du pouvoir -le « libido dominandi » de Machiavel-, constitue l'un des plus grands freins à l'avènement de cette société que j'appelle de mes vœux.

Qu'est-ce qui vous donne néanmoins espoir ?

La montée de cette génération mondiale, née avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, me donne le sentiment que l'on peut faire quelque chose ensemble. Ces jeunes, qui sont à la recherche d'un rôle plutôt que d'un job, bouleversent totalement le monde du travail. En France même, on compte 2,8 millions de slashers (qui cumulent plusieurs emplois) ou freelancers (qui sont à leur compte). Mais, curieusement, ni les politiques ni même les écrivains ne le voient. Ils ne font pas confiance à cette génération montante. Être majoritaire ne suffit pas tant que les détenteurs actuels du pouvoir ne leur font pas confiance, ne les laissent pas expérimenter... Emmanuel Macron, par exemple, est d'une génération qui a compris cette montée en puissance des jeunes et qui a confiance en ce qu'ils font.

On voit néanmoins fleurir des initiatives innovantes dans certaines villes ou au sein de certaines entreprises...

C'est vrai. Les villes et les entreprises, du moins certaines d'entre elles, sont très en avance  sur les États. Par exemple, à l'instar de Copenhague, elles sont de plus en plus nombreuses à viser 100% d'énergies renouvelables d'ici à 2030 ou 2040. Malgré l'intermittence de certaines énergies renouvelables, elles y parviendront grâce à des économies d'énergie, de l'efficacité énergétique, des réseaux intelligents et un mix énergétique adapté aux ressources locales. Je ne pense pas qu'il faille continuer d'investir des milliards dans des modes de production d'énergie centralisés comme les EPR qui, en outre, sont de plus en plus coûteux, alors que le prix des énergies renouvelables, au contraire, n'en finit pas de baisser dans le monde entier. Dans le même temps, la France est un des pays les plus avancés d'Europe en matière de smart grids. On voit même, à Québec ou à Brooklyn, des habitants s'échanger l'électricité solaire qu'ils produisent en utilisant la Blockchain.

De façon plus générale, les villes sont l'avenir du monde. Elles concentrent les crises économique, écologique, humaine, la crise de l'emploi, celle du logement... et donc les solutions pour y remédier. Une ville fonctionnant en économie circulaire est un modèle de sauvetage du monde. C'est sur ces principes d'écologie intelligente et d'économie circulaire que j'ai accompagné l'Île Maurice - où je suis né et où j'ai vécu - dans le cadre de "Maurice Île durable" (MID). Si on peut le faire à Maurice, alors on peut le faire partout.

Vous opposez à l'intelligence artificielle une intelligence collective augmentée: comment la bâtir?

J'ai dit que j'ai moins peur de l'intelligence artificielle que de la bêtise naturelle! Mais je crois plus à l'« intelligence collective augmentée » que j'évoquais déjà dans mon livre "Le Macroscope", en 1975! Grâce aux smartphones, à l'intelligence artificielle, à la robotique, auxquels s'ajoute le pouvoir de l'interconnexion des uns avec les autres, nous devenons plus que nous-mêmes. Nous pouvons démultiplier nos capacités. Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine qui va advenir dans le siècle qui vient.

Aujourd'hui, ce potentiel est occulté par la concurrence, la compétition, la volonté de pouvoir... mais l'empathie, l'altruisme, la reconnaissance de la diversité, le partage, l'art, l'amour... permettraient de faire émerger cette nouvelle espèce humaine.

À l'inverse du transhumanisme - élitiste, égoïste et narcissique, qui s'adresse à l'individu et son rêve d'immortalité, l'hyperhumanisme parle à la société et peut conduire à une collectivité mieux organisée, respectueuse, capable de créer une nouvelle humanité.

Je reconnais qu'il s'agit d'un pari. Plutôt qu'optimiste, je me considère comme positif, constructif et pragmatique. Dans ce livre, j'ai voulu témoigner de ma confiance en notre capacité de construction collective de l'avenir, grâce à l'intelligence augmentée qui nous incite à être encore plus humain qu'aujourd'hui.

Depuis quarante ans, vous avez anticipé toutes les grandes tendances de la société. Vous est-il arrivé d'être surpris ou déçu par rapport à ce que vous aviez pressenti?

C'est vrai qu'en cinquante ans, j'ai vu venir les tendances, avant les autres. Et je ne me suis pas trop trompé. Ce « pattern recognition » apparaissait déjà dans Le Macroscope en 1975. Mais je dois reconnaître que j'avais sous-estimé la rapidité avec laquelle la robotique a modifié nos sociétés. Dans un autre registre, je n'avais pas saisi dans toute son ampleur la montée en puissance de nouvelles valeurs portées par les Millennials, cette génération qui, en dix ou quinze ans, impose une vision totalement nouvelle de la société. En revanche, j'avais nettement surestimé la capacité des politiques à se rénover eux-mêmes et à sortir de cette vieille école pyramidale. Seuls Emmanuel Macron et NKM sont d'une génération qui a compris la montée au pouvoir de la jeunesse et expriment une confiance en eux et en leur dynamisme.

Aujourd'hui, n'êtes-vous pas inquiets de la puissance des GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon] et autres NATU [Netflix, Airbnb, Tesla, Uber]?

En effet, le "solutionnisme" de la Silicon Valley, qui veut changer le monde par la technologie, m'inquiète. Les Gafa, ce sont des entreprises-Etats, dont la capitalisation boursière équivaut à la richesse totale de certains pays. Ces véritables monopoles numériques transversaux se heurtent à des États-nations qui ne le sont pas du tout. Ce sont avant tout des plateformes d'intelligence collaborative, bien plus que des sites de e-commerce.

Grâce au big data, ils créent de la valeur ajoutée à partir des informations que nous laissons chez eux et la revendent à d'autres. Cela crée une situation gagnant/gagnant très curieuse.

Mais nous pouvons lutter contre ces conditions monopolistiques en utilisant les mêmes outils, grâce à la co-régulation citoyenne participative, qui permet de passer de la société de l'information à celle de la recommandation. C'est le "citizen feedback" dont je parlais dans Le Macroscope. Cela répond aux attentes de ces jeunes à la recherche d'un rôle plutôt que d'un job, et à celles des entreprises qui aspirent à endosser, elles aussi, un rôle sociétal. Ce changement va se faire par auto-évaluation. Au-delà des votes, des sondages, des référendums, les nouveaux outils permettent une auto-évaluation collective et en temps réel de nos actions collectives. C'est ce qui a été fait concernant le taux de pollution observé lors de la journée sans voiture.

Cela me semble une piste nettement plus prometteuse que de s'opposer à la croissance des Gafa et des Natu par une réglementation d'interdiction, dont l'impuissance actuelle de l'Union européenne montre bien qu'elle ne fonctionne pas.

Votre livre se termine sur une évocation de la spiritualité. N'est-ce pas en contradiction avec votre profil de scientifique?

Je parle en effet de spiritualité et d'émerveillement, deux mots étranges pour un vulgarisateur scientifique. Mais je ne suis pas le premier à être émerveillé par l'unité et l'harmonie de la nature... Einstein, Spinoza, Pythagore ou encore Jacques Monod l'ont été avant moi. Lorsqu'on observe cette perfection, on ne peut que se demander ce qu'il y a derrière. On dirait que tout a été fait pour aboutir à cette harmonie. Pour beaucoup, la réponse à cette question est « Dieu ». Mais je ne suis pas dans une approche religieuse, du rite, du dogme. Néanmoins, comme mes amis Hubert Reeves et Yves Coppens, je m'interroge sur cette forme d'organisation inexpliquée qui pose question. Le scientifique que je suis avoue ne pas connaître la réponse. C'est un « mystère inexplicable, mais présent ». Dans mon livre, je fais référence à la tapisserie de la licorne. La plupart des gens ne voient que le résultat, sublime. Mais les scientifiques ou les philosophes vont voir derrière la tapisserie pour essayer d'interpréter les motifs. Je ressens un sentiment de spiritualité laïque, émergeant de l'unité, qui m'incite à donner du sens à ma vie et à transmettre.

Propos recueillis par Philippe Mabille et Dominique Pialot

________

(*) "Je cherche à comprendre... Les codes cachés de la nature", de Joël de Rosnay, Editions Les liens qui libèrent (LLL), 165 pages, 17,50 euros.

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Commentaires
a écrit le 03/01/2017 à 1:16 :
Dans quel monde qu'il vit le gentil Jojo ? Le nôtre est prévisible et parfaitement imprévisible, voué à la compétition et à la coopération, décousu et cousu de fils blancs ; il n'a d'unité que dans le logos : on ne se baigne deux fois que dans le "fleuve", le mot. Alors la prospective dans un monde de Poutine, Trump, Brexit, de réchauffement climatique, de crises démographique, des migrants, de dictatures héréditaires en Afrique, Kabila, Nkuruziza, Jameh, etc., etc.,... Non, le gentil Jojo est un doux rêveur. Mais je lirais son livre avec plaisir.
a écrit le 08/11/2016 à 22:36 :
Georges Orwell. 1984
a écrit le 15/10/2016 à 16:52 :
La physique quantique fait revenir la spiritualité à grande vitesse. La physique actuelle pense que l'univers provient d'une construction de l'infiniment petit alors que c'est l'inverse, c'est l'infiniment grand qui modèle l'univers de façon fractal, on est tous emboîtés dans quelque chose de plus grand et cela détermine nos comportements, l'humanité suit une évolution logique. Pensez à un courant d'air dans une pièce, est-ce la poussière qui se balade dans l'air qui a généré le courant d'air ? non bien sûr c'est le courant d'air qui génère et soulève et structure la poussière.
La technologie est un leurre, et fait régresser la plupart des gens, offrez une calculette à un élève, il ne saura plus faire de calcul mental.
La technologie ne vaut que si elle permet de stimuler et améliorer notre esprit et ce que l'on appelle intuition en générant un meilleur cerveau qui a besoin de toujours plus être stimulé pour évoluer, c'est à dire que comme on n'a pas conscience de ce qui est fait pour bouger notre bras, un jour on n'aura plus conscience de ce qu'il faut faire pour résoudre une équation différentielle, ce sera intuitif. Et on combinera les concepts comme des légos et tout paraîtra clair.
Notre société s'effondre à cause de l'assistanat technologique croissant.
Déjà, c'est patent, les gens ne se rendent même plus compte que l'univers est fractal, que les mêmes lois dirigent à tout niveau, ils s'enferment de plus en plus dans des villes, entourés de murs et ne regardent même plus la nature, ils sont comme dans des grottes, veulent retourner en enfance, ne pas naître, ne plus explorer, ne plus risquer.
Peut-être qu'un jour on abandonnera internet pour recréer des places de villages et se parler en vrai.
Réponse de le 16/10/2016 à 20:01 :
Hilarant votre raisonnement sur la calculette.
Si je vous comprends bien, vous allez chasser et cueillir vos aliments. Tous cela à main nue car vous ne concevez pas d'utiliser des outils.
Que j'aimerai vous voir coudre vos vêtements... Mince, suis-je bête, il faut une aiguille, bon vous devez déambuler presque à poil et comme l’hiver arrive je vous plaint.
A chaque époque ses nouveaux outils.
Bonne continuation.
a écrit le 15/10/2016 à 13:37 :
Pour avoir vécu de l'intérieur "la révolution de la cinquième génération d'ordinateurs", ou plutôt son échec, je me défie des prophètes de la science. Pour être clair, "un projet de cinquième génération japonaise avait été lancé par le MITI au tout début des années 1980. Il devait être articulé sur les moteurs d’inférence et le langage Prolog, mais en dépit de budgets importants le projet n’aboutit pas." Et si l'on veut en savoir plus,
voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_de_programmation_de_cinquième_génération#Cinqui.C3.A8me_g.C3.A9n.C3.A9ration_japonaise
A l'époque, en France, les chantres du digital et de l'intelligence artificielle avaient fait un battage monstre. Mais la révolution qu'ils annonçaient, qu'ils proclamaient imminente, n' a pas eu lieu.
Quant aux raisons de l'échec du projet, elles n'étaient pas uniquement financières.
a écrit le 15/10/2016 à 6:45 :
Beaucoup de mots, mais peu d'idée claire, nette et précise. Ce qui nous manque dans notre societe, c'est l'ordre et la discipline pour un objectif commun. Rétablir la justice, changer de système politique pour un régime plus intelligent, plus autonome, moins démagogique. Et surtout, former les journalistes à l'investigation et au doute... La, c'est claire nette et précis! Bien cordialement.
Réponse de le 21/10/2016 à 16:07 :
ouais en fait vous avez tous plus ou moins la reponse!! chacun voit midi a sa porte!! vous esperez changer le monde ou bien?? vous etes tous marrant, il faut vivre avec son temps on a pas trop le choix!! et pensez a vos grands parents ou demandez leurs ce qu'ils pensent de cette societe eux qui ont connu, vecu de l interieur cette revolution industrielle!!
Réponse de le 24/10/2016 à 13:16 :
@rayjis
On n'est pas obligé de vivre avec son temps. On est des êtres humains, pas des fourmis ni des moutons.
a écrit le 14/10/2016 à 21:35 :
Tesla avait observé et comprises LA nature qui nous entoure.et son oeuvre n'est pas uniquement une reflexion philosophiqie Dans de multiples bouquins.Il a travaillé d'arrache pied,et a changé le monde.due concrete,voilà CE dont on a besoin.
a écrit le 14/10/2016 à 21:27 :
" Emmanuel Macron, par exemple, est d'une génération qui a compris cette montée en puissance des jeunes et qui a confiance en ce qu'ils font."

Comment perdre toute crédibilité ....
Réponse de le 21/10/2016 à 16:16 :
tssssss macron non mais je reve!! l'autre il a pas 40 ans et veux etre president!! mouhahahaha, il manque juste d'un peu d'experience, il marche a peine et veux deja des bottes de 7 lieux!! c'est mieux pas pour le pays, car lorsqu'il faudra lui verser sa retraite presidentielle jusqu'a sa mort risque de couter tres cher!! non mais serieux macron!! pourquoi pas l'autre andouille d NKM aussi!! apres un hongrois on va se taper une polonaise bordel! vive la CEFRAN!!
a écrit le 14/10/2016 à 19:57 :
Je complète mon commentaire précédent.
Monsieur de Rosnay ferait bien de jeter un coup d'oeil sur Facebook histoire d'avoir une idée de ce que donne "le pouvoir de l'interconnexion des uns avec les autres" ou "l'intelligence collective augmentée".
Les réseaux sociaux? Juste des photos pour montrer qu'on est super cool, des commentaires pour montrer qu'en réalité, on est encore plus cool que sur la photo, d'autres photos pour montrer que là où tout le monde va, on y a été aussi, et enfin des photos pour montrer que ce truc super bon et cher, et bien on l'a mangé (normal, car en plus d'être cool , on est riche).
Il n'y a pas de mutation de l’espèce humaine, il y a la victoire totale de la société de consommation et du dieu argent.
Réponse de le 24/10/2016 à 16:11 :
.. et du narcissisme !
Pas mieux John!
a écrit le 14/10/2016 à 11:35 :
Ce monsieur a bien raison : il est grand temps quel la jeunesse prenne le pouvoir.
Et balaie cette caste de gérontes qui asservit la France : les soixante-huitards qui se sont construit des patrimoines avec l'inflation des années 70-80, et qui bloquent tout maintenant, pour qu'on ne touche pas aux retraites canons qu'ils se sont gentiment octroyés, et qu'ils ont pris à 55 ans pour la plupart.
Réponse de le 14/10/2016 à 12:58 :
100% D'accord avec vous
Cette génération qui à endetté la France, cette génération qui maintenant vieillissante à peur, et renferme le pays sur lui même de peur d'avoir à y laisser leur avantage et empêche toute initiative pour avancer.
Cette génération toute puissante électoralement, se préoccupe et accapare pendant des semaines le débat publique sur de stérile affaires de Burkini et d'identité national, parce que parait-il "c'était mieux avant"
Alors qu'on hérite juste des fruits de ce qu'ils ont semé ces40 derniere années
Pendant ce temps le gouvernement U.S prépare le coup d'après en commençant à réglementer l'usage de l'intelligence artificielle (entretien d'Obama dans Wired le 12/10/16)
a écrit le 14/10/2016 à 8:51 :
Le frappadingue complotiste qui a crée agoravox !
Le site le plus délirant du Web !
a écrit le 13/10/2016 à 18:35 :
On peut parier d'un effrondrement demographique qui va être causé par la disparition des ecosystemes nécessaire à notre survie
8 milliards de naissances anarchiques d'êtres au patrimoine ADN endommagé... pollutions dramatiques, rarefaction des terres arables et de l'eau potable l'explosion des maladies mentales, cancers etc
L'intelligence humaine decroit surtout en occident qui subit le grand remplacement... repli communautaire, retour des bigots aux croyances rétrogrades, violentes et barbares
Voilà la triste realité
a écrit le 13/10/2016 à 17:47 :
N'importe quoi le destin de l'homme est entendu, il finira comme les dinosaures Ceux qui pensent qu'on va déménager sur une autre planète ou une galaxie il faut plus regarder star trek.
a écrit le 13/10/2016 à 15:44 :
https://www.youtube.com/watch?v=25kYPZApLPg

une illustration virtuelle des paroles de Joël de Rosnay
le concept de l'intelligence projective est issu d'un programme de R&D avec le Collège de France et Adelphis
a écrit le 13/10/2016 à 14:18 :
Plutôt que l'intelligence collective, c'est la conscience collective qui s'organise.
a écrit le 13/10/2016 à 13:49 :
Mais que vient faire Macron dans cet entretien ?
a écrit le 13/10/2016 à 13:40 :
Tout dépendra de la congolexicomatisation du marché j'en ai bien peur!
Réponse de le 13/10/2016 à 15:10 :
Mais oui c'est clair, lorsqu'on parle de tout ces points de vues, c'est l'activisme vers ce qu'on appelle la dynamique des sports, c'est à dire mettre un accent sur les revenus aussi à voir hein, c'est un problème de TGO, théorie générale des organisations.
a écrit le 12/10/2016 à 20:36 :
Joêl de Rosnay n'a sans doute pas lu "Demain les chats" de Bernard Werber" qui vient de sortir car personnellement je pense que Werber a trois longueurs d'avance quant à l'avenir de notre société spirituel et humain..
a écrit le 12/10/2016 à 20:00 :
Joël de Rosnay est certainement quelqu'un qui a de vrais compétences scientifiques mais l'article n'est qu'une succession de mots clefs à la mode.
a écrit le 12/10/2016 à 19:30 :
"Mais je ne suis pas le premier à être émerveillé par l'unité et l'harmonie de la nature... Einstein, Spinoza, Pythagore ou encore Jacques Monod l'ont été avant moi." N'est-ce pas plutôt Théodore Monod que Joël de Rosnay voulait évoquer ?
a écrit le 12/10/2016 à 18:07 :
Bonjour
Hyperhumanisme je ne sais, reste à voir.
a écrit le 12/10/2016 à 15:36 :
"Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine qui va advenir dans le siècle qui vient.
Aujourd'hui, ce potentiel est occulté par la concurrence, la compétition, la volonté de pouvoir... mais l'empathie, l'altruisme, la reconnaissance de la diversité, le partage, l'art, l'amour... permettraient de faire émerger cette nouvelle espèce humaine."

Il est temps de se regarder dans un miroir et de constater que nous ne connaissons que la version masculine du monde depuis plusieurs milliers d’années. C’est une nécessité pour nous de sortir de l’impasse dans laquelle nous nous sommes fourvoyés. Reconnaissons que nous nous sommes trompés : nous nous sommes coupés de la vie et aucune solution issue de l’homme ne peut être viable.
La pensée de la femme manque à ce monde perdu dans l’impasse de sa masculinité conquérante. Il est nécessaire de ramener la vie dans sa direction féminine : l’heure est arrivée d’apprendre à apprendre de la femme.
Réponse de le 13/10/2016 à 13:11 :
Vous dites très bien ce que je pense depuis longtemps et que je n'aurais su exprimer avec tant de simplicité. Merci.
a écrit le 12/10/2016 à 15:06 :
Je crois à la création de l'homme, c'est Dieu qui l'a voulu ainsi,voyez le livre de la genèse. Vouloir passer outre, c'est ne pas le reconnaître, c'est ignorer l'homme.
Réponse de le 13/10/2016 à 13:36 :
Ouais , j'ai vu , j'ai lu et j'ai pas cru....
Merci de nous lâcher avec vos sornettes , que l'on puisse réfléchir en paix.
Réponse de le 03/01/2017 à 20:33 :
En l'occurrence, celles qui créent les hommes se sont surtout les femmes : c'est vraiment magique comme leur ventre se met à grossir du jour au lendemain pour laisser sortir des bébés au bout de 8 à 9 mois.
a écrit le 12/10/2016 à 13:26 :
Beaucoup s'inquiètent de ce que les machines pensent un jour comme les hommes : qu'ils se rassurent, cela est impossible.
Mais, et c'est peut-être plus grave, à aligner l'intelligence humaine sur des codes et des produits fabriqués par les hommes (smartphones,...), nous verrons les hommes penser comme des machines : cela est possible.
Je vous laisse là ...
Réponse de le 13/10/2016 à 14:45 :
"cela est impossible. "

D'une part, rien n'est impossible.

D'autre part, je serait curieux de savoir vos compétence en matière de robotique/cybernétique, pour oser prédire qu'une machine ne sera pas un jour pourvue de conscience.

Si vous aviez un peu de compétence en science, vous sauriez que la question n'est jamais "cela est-il possible" mais "quand pourrons nous le faire".
Réponse de le 03/01/2017 à 20:29 :
Que des machines pensent comme des êtres humains, cela est actuellement très peu probable, pour la raison simple et évidente que l'aléatoire n'existe pour le moment pas pour une machine. Vous pourriez me répondre que ce que l'on considère comme de l'aléatoire chez l'humain n'est que du déterminisme dont nous ne connaissons pas les paramètres, ce qui n'est pas impossible non plus. Mais comme nous sommes très loin de pouvoir simuler, autrement que par des tirages de pile ou face, l'aléatoire des machines. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Vu l'évolution de la société actuelle, les humains se mettront plus rapidement à penser comme des machines (et c'est déjà le cas pour beaucoup de péquins moyens) que des machines penser comme des êtres vivants. Une fois l'humain réduit à l'état de machine, lui sera t'il possible de programmer une machine pour penser comme des êtres vivants? Et seront nous capable de nous en rendre compte?
a écrit le 11/10/2016 à 18:14 :
Notre avenir passe par une gouvernance mondiale ,par un partage des richesses ,par des peuples apaisés et sereins dans leur vie et pour leur devenir !!notre avenir se situe dans la galaxie à la recherche d autres vies mais surtout d endroits ou nous pourrons créer d autres civilisations en paix ,notre avenir doit rassembler un seul peuple mondial avec naturellement chacun sa culture tout en respectant les autres !!!!mais attention rien ne sera facile et regardons de temps en temps notre passé qui souvent nous montre notre avenir !soyons vigilant ,écoutons les philosophes, les sages les humbles qui souvent nous ramènent les pieds sur terre mais pas les gourous et soyons courageux et fiers d être des humains car tous unis nous allons réussir à faire un monde meilleur !!!
a écrit le 11/10/2016 à 13:57 :
En tant que "sans-dents" ou "résigné-réclamant" comme diraient respectivement François et Jacques, je vais m'adresser à mon Ministre des Prix pour acheter d'occase ce bouquin car ça m'étonnerait que j'y trouve autre chose qu'un discours très meanstream arrangé à la sauce collaborative responsable
a écrit le 10/10/2016 à 16:54 :
Orthogenèse polarisée et convergence vers le point Oméga : relire Theilhard de Chardin...
a écrit le 10/10/2016 à 9:57 :
IL Y A DEUX FACONS DEVOIR NOTRE AVENIR MONDIAL/ LE VERRE AMOITIE PLEIN ET A MOITIE VIDE EN ET UNE ILLUSTRATION POUR MOIS L AVENIR ROSE ET INACHEVE? QUAND ON VOIE CERTAIN PEUPLES DEVENIR PLUS PAUVRES ET PLUS NONBREUX QU AVANT/ POUR MOI AVENIR DE L HUMANITE PASSE PARS L ATHEISME / PARS LA DECROISANCE /ET PARS LA GESTION DE LA DE MOGRAPHIE ? C EST DE LA GESTION DU CAPITAL HUMAINS??? NOUS AURONS LE DESTIN QUE NOUS AVONS MERITE /// ALBERT EINSTEIN///
Réponse de le 13/10/2016 à 23:42 :
Fâché avec l'orthographe ?
C'est certain!
a écrit le 06/10/2016 à 12:54 :
"Ces jeunes, qui sont à la recherche d'un rôle plutôt que d'un job, bouleversent totalement le monde du travail."

Entièrement d'accord, par contre penser que Macron c'est celui qui aurait compris c'est prouver l'inverse de ce que vous affirmez, c'est franchement dommage discréditant d'emblée votre discours pourtant particulièrement pertinent.

Macron est un homme politique qui tous les matins devant sa glace se voit président de la république, que vous n'ayez pas encore validé l'idée qu'il est n'est pas possible qu'un homme politique professionnelle d'abord intéressé par sa carrière et près à tout pour cela, certains ayant déjà tués père et mère, puisse gouverner correctement est franchement regrettable.

C'est vraiment décevant parce que vous avez des idées que l'on entend ni voit nulle part ailleurs mais cette publicité pour un énième bonimenteur ayant seulement changé la forme pour plaire au maximum de gens pour sa carrière est désespérante.
Réponse de le 13/10/2016 à 10:17 :
Complètement d'accord !
a écrit le 05/10/2016 à 17:13 :
Dans "le macroscope" Joel de Rosnay avait donné une vision très juste de l'énergie, comme complément du travail, et cette vision me permet de considérer l'énergie comme le résultat de la vie. Que serions nous sans énergie? Il devrait adapter cette vision de l'énergie à la situation économique actuelle. Merci d'avance!
Réponse de le 14/10/2016 à 15:36 :
Nous sommes tous responsable du futur Non ! cela reste à méditer
le problème se chiffre en pourcentage ou statistique ou numérique bits
nous causons, nous parlons, nous construisons des théories des milliards de livres d'écrits etc... c'est toujours le ou les plus puissant qui obtempèrent au "final" même si ce qui est proposé par ces "pontes" ne sont qu'absurdités monstruosités ou dangers pour l'ensemble et les conséquences parfois dramatiques à long termes (réviser l'histoire)
à moins qu'avec un peu plus de réflexion et de lumière de patience d'observation consciente,
une nouvelle façon d'appréhender demain, se dessine sans étiquette
avec étique, en fait il est logique d'imaginer que des millions de futurs sont probables autant qu'il y a d'êtres humains ...
Que veulent les personnes raisonnables, qui raisonnent avec intelligence et sens des responsabilités et donc qui ont déjà les réponses
cela nécessite des concertations et non des pouvoirs concurrents pervers voire infantilisants
Vanité des vanités tout n'est que vanité

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