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La location meublée saisonnière à Paris injustement stigmatisée ?

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Le site de locations meublées saisonnières se veut une alternative et un complément au manque de chambres d'hôtels à Paris pendant les grands salons. © DR
Le site de locations meublées saisonnières se veut une alternative et un complément au manque de chambres d'hôtels à Paris pendant les grands salons. © DR (Crédits : dr)
Co-fondateur de 1000et1Paris.com, Christophe Molinari appelle le gouvernement à mettre en place une réglementation dans ce secteur en pleine expansion et en pleine controverse.

Une étude de l'Atelier Parisien d'Urbanisme datant de 2011 estime que 20.000 appartements seraient loués en meublé court terme à Paris et que plus de 300 sites de location se partageraient ce marché en vogue depuis les années 1990. Christophe Molinari et Angel Raynard ont créé leur site de réservations d'appartements saisonniers en 2009 (1000et1Paris.com) après un passage dans la finance et l'immobilier.

"Notre différence est de proposer une plate-forme sécurisée de réservations pour des appartements dont la disponibilité est tenue à jour par les propriétaires, explique le co-fondateur. Nous nous rémunérons au moment de la réservation avec une commission qui va de 5 à 20 %. Nous avons en permanence une centaine d'appartements". Première injustice aux yeux de Christophe Molinari, la description systématique des propriétaires comme des investisseurs à la recherche d'une rentabilité maximale. "Ils ne représentent que 3 % de nos clients. La plupart de nos clients nous confient leur résidence principale pendant une absence de quelques mois, ce sont par exemple des expatriés. Bien sûr que c'est rentable, mais c'est très saisonnier sur les mois de juillet à octobre".

Les pouvoirs publics sourds aux représentants du secteur

Quant à supprimer des appartements du marché long terme, l'entrepreneur n'y croit pas. "Quand on sonde nos propriétaires, ils n'ont pas envie de faire de la location classique. Il faudrait plutôt s'attaquer aux logements vacants..." Autre image fausse selon lui, les locataires ne sont pas tous des touristes étrangers ou des cadres en déplacement. "Il y a aussi des Parisiens en travaux, des cas de divorce ou des parents d'enfants hospitalisés à Paris", observe-t-il.

La position des pouvoirs publics l'exaspère : "Les demandes de changement d'usage exigées par la loi ne sont jamais délivrées aux propriétaires, affirme-t-il. Nous sommes favorables à une réglementation du secteur qui permettrait aussi de rassurer les copropriétés. Mais nous avons reçu une fin de non-recevoir tant auprès de Cécile Dufflot que de Michel Sapin et la mairie de Paris ne nous écoute pas alors que 2.000 emplois sont mis en danger".

Autre sujet de mécontentement, beaucoup de sites étrangers ne respectent pas la législation immobilière française. Malgré ces difficultés, l'entrepreneur ouvre son capital pour se développer, notamment en province. "Nous sommes une alternative et un complément au manque de chambres d'hôtels à Paris pendant les grands salons".

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Commentaires
a écrit le 06/02/2013 à 11:15 :
Si je ne peux plus louer mon appart (je passe 6 mois à Bruxelles pour le boulot) en meublé, je le laisserai vide la moitié de l'année. Un logement vacant de plus à Paris, si ça fait plaisir à la Mairie
a écrit le 05/02/2013 à 17:52 :
Pour tous savoir sur le sujet et signer une pétition de soutien, que vous soyiez propriétaire, locataire ou sympathisant, consultez le site de l'association des agences spécialisées en locations meublées http://www.francemeubles.org/
a écrit le 05/02/2013 à 14:57 :
Je ne comprends pas le débat

1- si la location meublée de tourisme est un commerce, pourquoi ne pas créer une imposition style autoentrepreneur plutôt que de l'interdire ?
2- honnêtement je ne vois pas en quoi les interdire va régler la pénurie du logement, les gens qui louent pendant leurs périodes d'absence ne vont plus louer du tout ( ce qui est pour eux un peu de beurre dans les épinards qui sera réinjecté dans l'économie et les touristes qui dépensent également ) et l'autre moitié va juste louer ces logements aux taux du marché qui est de toute façon très haut et que de toute façon les plus petits salaires ne pourront pas louer)
Donc cela ne fera pas avancer la crise du logement mais plutôt d'empêcher les touristes et les proprios de dépenser leur argent ( et à l'état ou à la ville de prélever son denier des deux côtés)
a écrit le 05/02/2013 à 10:50 :
Il n'y a aucune concurrence déloyale entre les hôteliers et les locations meublées. Ils ne jouent pas sur le même tableau, la moyenne de séjour à l'hôtel est de 3 nuitées alors qu'elle est de 3 mois. D'ailleurs les hôteliers apportent leur soutien à la location meublée. Vous pensez vraiment qu'il y a assez d'hôtel à Paris pour loger les 165 000 personnes qui louent un meublé chaque années ? Les investisseurs représentent une part infime des proprios. Et on fait quoi des 2100 emplois directs et indirects du secteur qui sont menacés? De ces entrepreneurs qui montent des boîtes embauchent, créent des richesses pour le pays et vont se retrouver sur la paille si on interdit leur activités. La Mairie de Paris devraient s'attaquer aux 120 000 logements vacants et ne pas jeter l'opprobe sur les 20 000 meublés ( qui représentent 1,5% du marché)
a écrit le 03/02/2013 à 11:14 :
Dès qu'on touche à ses rentes, papyboomer montre les crocs..comme un cocainomane à qui on retire sa dose de défisc à laquelle il a toujours été habitué...
Réponse de le 04/02/2013 à 11:06 :
Quelle jalousie...
Voilà la France résumée. On préfère faire descendre son voisin à son niveau plutôt qu'essayer de monter au sien.
Essayez de vous sortir les doigts du ... Plutôt que de taper sur votre voisin plus riche que vous.

PS: Je ne suis pas un Papy Boomer comme vous les appeller.
Réponse de le 04/02/2013 à 11:38 :
Non mais faut arrêter de se prendre pour un "investisseur" ou autre terme bon pour l'ego quand on est un petit rentier qui essaie de gratter le dernier petit centime de son petit magot. On n'est pas jaloux de ça mon petit môssieur. "Se sortir les doigts du..." ça consiste à investir dans l'économie productive et produire de la richesse. L'entrepreneur qui risque sa mise, crée des emplois et de la valeur ajoutée mérite le respect. Le connard qui achète un bien surévalué en se croyant malin avec sa combine illégale de location saisonnière mérite le mépris et une amende. Il a d'ailleurs les deux.
Réponse de le 04/02/2013 à 12:43 :
Je ne suis pas "investisseur", comme vous dites, désolé.
Je suis entrepreneur justement.
Et je vous garanti que votre état d'esprit n'a rien à voir avec quelqu'un qui comme vous dites :"risque sa mise, crée des emplois et de la valeur ajoutée mérite le respect"...
Seulement cette personne là, en marre des charges! marre des taxes! ET MARRE DES IMPOTS!
a écrit le 03/02/2013 à 10:16 :
Le gouvernement comment une grande erreur, quand on voit les prix des hôtels a Paris.
Des touristes peuvent choisir Paris plutôt qu'une autre ville grâce a ces offres bien meilleur marché que des chambres d?hôtels.
Nous(a 4 dont 2 bébés) avons passés les fêtes de fin d?année a Paris dans un appartement de 110 m² a Paris pour 200? la nuit. Certe cela représentait un budget élevé, mais moins cher qu'un hôtel lambda et pour 4 fois plus de surface.
Sans cette offre nous ne serions pas aller a Paris.
Réponse de le 03/02/2013 à 11:09 :
au lieu d'aller à Paris, restez donc chez prendre des cours d'orthographe et de grammaire.
Réponse de le 05/02/2013 à 7:34 :
C'est très bien que vous ayez pu passer les fêtes à Paris. Pour ma part, j'ai durant ce même temps rencontré des infirmières d'un service de réanimation, dévouement héroïque à leurs malades, mais avec leur rémunération, elles ne peuvent se loger en raison des prix des logements : deux heures de transport par jour entre leur domicile et leur travail, et croyez-moi, quel travail. Au fait, le logement de 110 mètres carrés que vous avez loué quelques jours, il reste vide six mois sur 12, et c'est tout de même rentable, m'a expliqué un professionnel de la chose. Sans parler des locations au noir, sans TVA, sans taxes, qui expliquent une bonne partie de la différence de prix avec les hôtels. Bref, la concurrence déloyale érigée en système et ont lit des commentaires de gens qui trouvent ça fantastique. C'est bien la France ça, la triche portée au pinacle.

Le logement est à Paris, un bien rare, essentiel. Il y a des gens qui travaillent et cherchent à vivre dans cette ville, qui ne vit pas que du tourisme, loin de là. S'il faut faire des choix entre votre présence de quelques jours, et la possibilité pour le parisien de se loger toute l'année, de produire, travailler, payer ses impôts locaux et consommer 365 jours par an, je pense que le choix est vite fait.
Réponse de le 05/02/2013 à 9:36 :
Voilà quelqu'un, Micawish, qui fait deux enfants, qui a sans doute bénéficié (ou sa compagne) d'un suivi de grossesse, d'un congé maternité, du quotient familial et des allocations familiales, et qui ensuite vient écrire que les hôtels dont la masse salariale, les recettes et les bénéfices sont frappés des cotisations, impôts et taxes ayant permis de financer tout ce dont 'il ou elle a bénéficié, les hôtels donc sont trop chers. Va donc pour la location au noir, sans TVA, sans cotisations sociales, sans IS, mais les services dont j'ai bénéficié eux, je les garde. Le français dans toute sa splendeur. On triche avec le système dont on bénéficie et on s'étonne ensuite qu'il soit en déficit. Car les bailleurs en saisonnier éludent tous les prélèvements obligatoires, et comme le souligne PatrickB la concurrence déloyale explique le succès du saisonnier. Des gens qui se prétendent des investisseurs...
Réponse de le 05/02/2013 à 10:33 :
Pour info les agences de location temporaire payent aussi la TVA et toutes les cotisations sociales.
a écrit le 02/02/2013 à 21:05 :
Il me semble que le problème n'est pas la location en soi, mais l'évasion fiscale et donc la concurrence déloyale avec le secteur de l'hôtellerie.
Réponse de le 12/02/2013 à 13:14 :
il n'y a aucune concurrence entre la location meublée et les hôtels. Ils ont des durées de séjour moyennes complètement différentes, 3 nuitées pour les hôtels et 30 nuitées pour les location meublées
a écrit le 02/02/2013 à 19:14 :
En biologie, le parasitisme désigne le fait pour un organisme vivant de se nourrir, s'abriter ou se reproduire en tirant profit d'un autre organisme (l'hôte). La science qui s'occupe des parasites est la parasitologie, ou, si l'hôte est humain, la parasitologie médicale.
a écrit le 02/02/2013 à 19:14 :
il serait tant qu'en matière d'immobilier, on n'arrete de donner la parole à ceux qui le parasitent.n'en déplaise à ce monsieur, cette rente de situation doit cesser. quand meme un couple de cadre ne peut plus acheter à paris, alors les jeunes n'ont qu'une envie : quitter ce pays.les talents partent et ne reviendront pas.
Réponse de le 03/02/2013 à 10:24 :
Vous devriez voyager un peu "laxisme", se loger dans toutes les capitales du monde coute cher, voir tres cher .
a écrit le 02/02/2013 à 19:03 :
pas de degradations, pas d'impayés possibilité de recuperer son bien a tout moment,
avec les parkings c'est le seul moyen d'echapper aux locataires voyous.
Réponse de le 02/02/2013 à 21:12 :
@la fourmi: avec un commentaire comme celui-là, on voit tout de suite que t'as une très grande expérience de la location :-)
Réponse de le 04/02/2013 à 1:45 :
À quoi vous avance ce commentaire condescendant sur l'orthographe ...?
a écrit le 02/02/2013 à 18:24 :
se rebiffent, dès qu'on touche au grisbi..game over pour ce business déloyal pour ceux qui travaiellent à paris et ne peuvent s'y loger et pour l hotelerie
a écrit le 02/02/2013 à 16:32 :
Lorsqu'en raison d'une pénurie, ceux qui travaillent à Paris ne peuvent plus s'y loger, ce genre de pratique doit être réprimée. Nous ne voulons pas devenir une ville fantôme faite de pieds à terre et de meublés touristiques.
Réponse de le 02/02/2013 à 21:10 :
@Parisien: pas d'accord du tout, tout le monde a le droit de disposer de ces biens comme il l'entend. Le seul problème que je perçois est l'évasion fiscale et la concurrence déloyale avec les hôteliers et autres loueurs qui paient eux des impôts sur leurs revenus.
a écrit le 02/02/2013 à 15:04 :
Cette affaire met en exergue le danger de laisser voter par nos élus des textes très lourds, mais dont nous assure toujours qu'ils ne seront pas mis en oeuvre dans leur capacité de nuisance maximale. La réalité est que l'arsenal répressif et règlementaire disponible est tel que la propriété privée n'a plus grand sens en France pour l'immobilier. On s'étonnera après ça que le logement risque de connaitre des temps difficiles.
a écrit le 02/02/2013 à 14:16 :
La location meublée saisonnière se pratique dans toutes les localités actives, de par le monde, et ne concerne pas que les "touristes". Il faut bien que nos politiques de gauche, tartuffes bien pensants dans l'idéologie, trouvent des boucs émissaires à la crise du logement qu'ils ont eux mêmes initiée depuis les années 80 (loi Quillot). Il est vrai qu'ils ne sont pas très mobiles eux mêmes, satisfaits des jobs publics pépères et stables qu'ils demandent à la République de leur trouver.
a écrit le 02/02/2013 à 12:58 :
Paris est décidément une ville très à part, pour rester poli. Politique très hasardeuse concernant les transports (le maire actuel est le seul en France à vouloir relancer les Zapa). Politique plus qu'hasardeuse en matière de logements touristiques (s'agirait-il seulement de protéger le lobby de l'hotellerie ?). On ne retrouve ce genre de comportements suicidaires dans aucune autre capitale européenne. Je ne suis pas faché d'avoir définitivement quitté Paris, qui est à des années-lumières de la ville de libertés que j'avais connu à une époque. Triste fin de règne...
Réponse de le 02/02/2013 à 15:07 :
Avec le temps, avec le temps, va, tout s'en va.....", oui, nostalgie, plus grand chose ne ve dans notre"douce"France......(ou capitale...)
a écrit le 02/02/2013 à 10:48 :
arguments bidons... un appartement loué à la journée, à la semaine, c'est du commerce, de l'hôtellerie. logique que l'état veuille l'encadrer comme il encadre les autres secteurs commerciales.
Réponse de le 02/02/2013 à 22:10 :
Orthographe : les autres secteurs "commerciaux"
Hôtellerie : c'est une forme de "commerce" qui est TRÈS BIEN réglementée : voir : "Résidences Orion"
Je crains vos arguments ne soient complétement "bidons"
Cécile n'a qu'a les "réquisitionner" pour les S.S. verts

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