Gameloft : les fondateurs prêts à monter au capital pour contrer Vivendi

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Pour rappel, le groupe Gameloft  a vu en octobre le géant des médias Vivendi, sous la houlette de son principal actionnaire Vincent Bolloré, faire une entrée impromptue à son capital, et à celui de l'éditeur Ubisoft.
Pour rappel, le groupe Gameloft a vu en octobre le géant des médias Vivendi, sous la houlette de son principal actionnaire Vincent Bolloré, faire une entrée impromptue à son capital, et à celui de l'éditeur Ubisoft. (Crédits : Reuters)
Les Guillemot possèdent 21,23% du capital de Gameloft. La famille pourrait continuer à monter au capital de l'éditeur de jeux vidéo afin d'acquérir assez de droits de vote pour contrer la stratégie de Vivendi.

La famille Guillemot, fondatrice de l'éditeur de jeux vidéo pour mobiles Gameloft, ne compte pas se laisser faire. Elle est prête à monter encore au capital de la société pour contrer l'OPA lancée par le géant des médias Vivendi, a assuré mardi 29 mars son PDG Michel Guillemot. "Grâce à nos partenaires bancaires, nous (les membres de la famille, NDLR) sommes montés de 22% à 29% en droits de vote de Gameloft. Nous pourrions continuer. Nous sommes très peu endettés", déclare-t-il dans une interview au Monde. Pour rappel, les Guillemot possèdent 21,23% du capital de la société.

Par ailleurs, Michel Guillemot, qui n'avait jusqu'à présent pas exclu l'hypothèse d'une prise de participation de partenaires, notamment asiatiques, semble cette fois avoir fermé la porte à cette possibilité.

Avec Vivendi, "on reviendrait vingt ans en arrière"

Il a également profiter de l'interview pour dénoncer à nouveau la stratégie de Vivendi:

"Instrumentaliser Gameloft au service d'un groupe de médias n'a aucun sens. Je ne serais pas ravi que Gameloft arrête de créer ses jeux qui cartonnent pour faire des extensions de films. On reviendrait vingt ans en arrière. Ils veulent nous donner du cash, nous en avons déjà. Tout ce dont la société a besoin, c'est de laisser le plus de liberté possible à ses développeurs. Cela ne fonctionne pas dans un conglomérat", ajoute-t-il.

Pour rappel, le groupe Gameloft  a vu en octobre le géant des médias Vivendi, sous la houlette de son principal actionnaire Vincent Bolloré, faire une entrée impromptue à son capital, et à celui de l'éditeur Ubisoft, également dirigé par la famille Guillemot. Cette dernière a riposté en cherchant elle aussi à se renforcer au capital de la société. Cela n'a pas empêché Vivendi de lancer le 21 mars une OPA après avoir obtenu près de 30% des parts de Gameloft.

    Lire aussi >> OPA de Bolloré sur Gameloft : la stratégie du boa

(Avec AFP)

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