Vivendi persiste et renchérit pour mettre la main sur Gameloft

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Vivendi détient désormais 15,66% d'Ubisoft.
Vivendi détient désormais 15,66% d'Ubisoft. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Vivendi a relevé de 20% le prix de son OPA sur Gameloft, alors que celle-ci a été rejetée le même jour par le conseil d'administration de l'éditeur de jeux vidéo. Parallèlement, le groupe de Vincent Bolloré s'est renforcé dans le capital d'Ubisoft.

Publié le 01/03/2016 à 07:34. Mis à jour le 01/03/2016 à 09:09.

Vivendi ne lâche pas prise, au contraire. Le groupe français de médias a relevé lundi de 20% le prix de son OPA sur Gameloft,"Vivendi a décidé aujourd'hui de relever le prix de son projet d'offre publique d'achat sur les actions de Gameloft à 7,20 euros par action", contre 6 euros initialement, a précisé le groupe dirigé par Vincent Bolloré, dans un bref communiqué, lundi 29 février. Ce nouveau prix valorise Gameloft autour de 615 millions d'euros. A la clôture de la Bourse de Paris lundi, l'action Gameloft valait 6,79 euros.

Vivendi a "trompé et lésé les actionnaires minoritaires"

Un peu plus tôt, lundi, le conseil d'administration de Gameloft a rejeté l'offre publique d'achat de Vivendi déposée le 18 février, qui valorisait initialement l'éditeur de jeux sur mobile à 512 millions d'euros. Il estime que Vivendi a "trompé et lésé les actionnaires minoritaires", et que cette opération est "contraire à l'intérêt de Gameloft". Vivendi détenait en date du 18 février 30,01% du capital et 26,72% des droits de vote de la société dirigée par Michel Guillemot.

Pour se protéger, le groupe familial Guillemot, qui détenait 18,99% du capital et 27,26% des droits de vote au 8 février, a franchi le seuil de 20% du capital de Gameloft (exactement 20,29%) et détient 28,42% des droits de vote de cette société, selon un avis publié le 24 février par l'Autorité des marchés financiers (AMF)

A 9h08, l'action Gameloft prenait 7,51% à la Bourse de Paris, à 7,30 euros.

Vivendi détient plus de 15% d'Ubisoft

Par ailleurs, Vivendi a également déclaré lundi en fin d'après-midi avoir légèrement accru sa participation au capital de l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft, franchissant le seuil de 15% du capital. "Vivendi déclare détenir 15,66% du capital de la société de jeux vidéo", explique le groupe  dans un communiqué laconique.

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a écrit le 01/03/2016 à 14:30 :
La bourse est ainsi faite que l'on peut ou croit pouvoir se payer n'importe quelle société pour peu que l'on ait le cash un peu comme au monopoly, sans vergogne aucune et au mépris des gens qui la font exister
a écrit le 01/03/2016 à 14:26 :
L'astuce est simple : vendre discrètement son capital pour financer des projets et une fois ces derniers actifs, reprendre tout aussi discrètement la capital par des mesures du conseils d'administration. On appelle cela la pompe associé. Lorsque les créateurs arrivent à 18% c'est qu'ils ont bien abusé du processus tendant à s'enrichir avec l'argent des autres, ou bien ne croient plus à l'entreprise. Le risque est alors qu'un investisseur un peu plus éveillé que les autres décide comme le fait Bolloré de prendre le plus gros morceau. Vivendi en faisant une seconde offre plus que correcte, correspondant à la demande de Gameloft qui estimait, discrètement, la première sous-évaluée, Vivendi montre le respect qu'il a pour le travail accompli. On attend une issue favorable.
a écrit le 01/03/2016 à 11:53 :
Où quand la bourse devient un puissant frein à l'investissement où la créativité, dans un cas comme celui-là ou le petit ne veut pas être dépendant du gros car sachant pertinemment que les intérêts du gros vont anéantir les siens, mais le gros n'étant pas assez malin pour le voir cela, il faudrait ériger des gardes fous puisque personne n'a encore vu la fameuse main invisible dont nous parle les libéraux depuis des dizaines d'années afin de nous imposer Mike le poulet sans tête comme décideur principal économique.

Je ne suis pas le seul à y avoir pensé et quand on voit notre situation économique actuelle difficile de ne pas l'envisager réellement enfin:"Et si on fermait la bourse ?" Article de F. Lordon dans le monde diplomatique de février 2010.

Et si on écoutait enfin les économistes compétents ? Plutôt que ceux qui se trompent tout le temps hein...

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