Hugo, une "véritable" application de covoiturage urbain ?

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L'application Hugo permet à des voyageurs habitant non loin les uns des autres, de partager le même taxi au départ d'une gare ou d'un aéroport.
L'application Hugo permet à des voyageurs habitant non loin les uns des autres, de partager le même taxi au départ d'une gare ou d'un aéroport. (Crédits : DR)
La plateforme permet de mettre en relation des passagers, qui souhaitent faire route commune et partager un taxi au départ d'un aéroport par exemple.

A l'heure où certains VTC (voiture de transport avec chauffeur) et LOTI (pour loi d'orientation des transports intérieurs) continuent de manifester leur mécontentement à l'égard des récentes mesures annoncées par Manuel Valls,  le médiateur -le député socialiste Laurent Grandguillaume- tente de trouver le plus rapidement possible des solutions globalement satisfaisantes, aussi bien pour les plateformes, que pour les chauffeurs VTC, dont les revendications se rapprochent de celles des taxis. Preuve, s'il en fallait une, du capharnaüm ambiant.

L'occasion semble donc idéale pour évoquer la plateforme de covoiturage urbain Hugo, qui s'est lancée en juillet 2015, période pendant laquelle taxis, VTC et conducteurs UberPop étaient déjà en pleine bataille.

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En pensant cette appli pour smartphone, ses deux cofondateur ont voulu permettre à des voyageurs habitant non loin les uns des autres de partager le même taxi au départ d'une gare ou d'un aéroport. Lieux connaissant une concentration importante de personnes dans un périmètre restreint. L'idée leur est venue de leur expérience personnelle, raconte à La Tribune Laurent Danino :

"Pourquoi payer seul un taxi alors qu'il y a sans doute quelqu'un de sympathique et habitant près de chez moi qui va faire exactement le même trajet ?"

Les deux amis d'enfance ont alors rassemblé leurs économies et réussi, à l'aide de quelques subventions, à créer "Hugo". Parce qu'un prénom, c'est plus sympa, et c'est en même temps une réponse à la question "Where do you go ?", nous explique son fondateur Laurent Danino.

Une application d'auto-partage, un réseau social

Justement, "sociale", c'est l'autre dimension de l'application, poursuit-il. L'inscription se fait via Facebook. La photo ainsi que l'âge apparaissent sur notre profil, avec, éventuellement le statut (célibataire ou non). Le mobinaute visualise alors les gens qui souhaitent partager un véhicule, à proximité du lieu où il se trouve. Il valide les profils qui l'inspirent, et si les personnes en question valident également son profil à lui, alors une connexion est établie ("match") et il est possible de discuter par tchat, pour se mettre d'accord sur les modalités de partage d'un véhicule (qu'il s'agissent d'un taxi ou d'un véhicule personnel avec un partage de frais). Le service pourrait donc être comparé à une sorte d'UberPool, qui permettrait de choisir les passagers avec qui on partage le véhicule.

Concrètement, l'application fonctionne avec des "crédits". Chaque nouvel inscrit reçoit 5 crédits. Et pour engager une conversation, cela coûte 1 crédit. Ces crédits s'achètent par packs de trois (1,99 euro), dix (4,99 euros) ou cent (29,99 euros). Sachant qu'il y a en parallèle, un système d'acquisition de points lorsque l'on partage un trajet, note son co-passager, ou poste un selfie.

Comme Uber, l'application fonctionne dans tous les pays, en français ou en anglais. Mais elle n'est disponible que sur iPhone pour l'instant. Aussi les fondateurs envisagent-ils une levée de fonds pour développer la version Androïd.

Cela permettrait d'accroître la communauté des utilisateurs et de multiplier les itinéraires possibles. Car si la probabilité est plus forte de trouver quelqu'un pour faire route commune aux abords d'une gare ou d'un aéroport, l'application a vocation à étendre son champ au-delà. En effet, pourquoi ne pas faire route commune avec un autre parent d'élève qui travaille non loin de votre bureau, après avoir déposé votre enfant à l'école ? L'idée a de quoi séduire. Encore faut-il que les utilisateurs soient au rendez-vous.

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