Le Centre national du cinéma alloue 2 millions d'euros aux YouTubeurs

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L'humoriste Cyprien totalise plus de 11 millions d'abonnés sur sa chaîne YouTube, plateforme vidéos de Google.
L'humoriste Cyprien totalise plus de 11 millions d'abonnés sur sa chaîne YouTube, plateforme vidéos de Google. (Crédits : Capture d'écran YouTube / Cyprien)
L'organisme public va proposer des aides allant jusqu'à 50.000 euros pour les créateurs de vidéos diffusées gratuitement sur Internet. Le Centre national du cinéma (CNC) se rêve en "incubateur" afin de soutenir une centaine de projets par an.

Quand Internet rencontre le cinéma... C'est l'objectif du fonds d'aide "à la jeune création numérique" lancé ce mardi par le Centre national du cinéma (CNC). L'organisme public mobilise 2 millions d'euros par an pour financer des créateurs de vidéos sur Internet, dédiés à des plateformes de diffusion gratuite comme YouTube, Dailymotion, Facebook...

"Cette nouvelle génération de créateurs a fait des plateformes numériques sa première destination. Et le public s'y compte par millions", justifie Frédérique Bredin, présidente du CNC. "Il est donc essentiel pour nous de soutenir ses nouvelles écritures qui fleurissent sur Internet."

Le fonds - premier du genre pour le CNC - propose deux types de soutiens financiers. Une première "aide aux vidéos" pourra grimper jusqu'à 30.000 euros pour les réalisateurs ayant au moins 10.000 abonnés ou ayant été sélectionnés dans un festival. "Aucune contrainte typologique n'est imposée pour les œuvres", précise Julien Neutres, directeur de la création des territoires et des publics, en citant les vidéos "Le Visiteur du futur" de François Descraques.

"S'ouvrir à l'ère numérique"

Une seconde "aide aux chaînes des créateurs" pourra quant à elle s'élever jusqu'à 50.000 euros, renouvelable une fois. Elle s'adresse aux personnes ayant au moins 50.000 abonnés, proposant des "programmes d'un troisième type, comme Solange te parle", cite Julien Neutres. Au total, ce fonds vise à financer en moyenne 100 projets par an. La création devra être livrée dans les six mois, pour une diffusion gratuite sur Internet.

"Le CNC essaye de s'ouvrir à l'ère numérique", assume Frédérique Bredin. "Avec ce fonds, le CNC jouera un vrai rôle d'incubateur en soutenant à la fois les œuvres et les chaînes des créateurs."

La sélection s'ouvrira à compter du 20 octobre, avec une pré-sélection du public avant un passage devant une commission de professionnels. Si le fonds représente une coquette somme pour la création sur Internet, il reste cependant minime face au montant total des aides de 784,5 millions d'euros alloué par le CNC en 2016. Cette somme est répartie notamment entre le cinéma (355,9 millions d'euros), l'audiovisuel (294,6 millions d'euros) et le numérique (20 millions d'euros).

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a écrit le 06/10/2017 à 17:27 :
J'imagine que toutes ces subventions seront distribué sans idéologie.
N'est-ce pas...
Ou les gauchistes du genre usul et les meufs aux cheveux bleu vont ramasser le pactole pour pouvoir bien diffuseur leur propagande.
a écrit le 04/10/2017 à 10:07 :
C'est une bonne mesure, il existe une réelle aristocratie artistique, un cercle fermé de gens qui monopolisent les capitaux publics parce que c'est le meilleur emploi fictif qu'il soit, travailler dans l'art. Ce pourquoi les films français sont ennuyeux au possible d'ailleurs (tiens d'ailleurs il y a "amour" qui est rediffusé ce soir).

Espérons que cela ne soit plus les fils de qui profitent de cet argent et qu'enfin les fonds publics servent réellement à la créativité et non à faire des familles de profiteurs parce qu'ayant un solide réseau et passant leur temps à se regarder le nombril et le trouver magnifique.
a écrit le 03/10/2017 à 23:54 :
Les économies c'est toujours pour les autres !
a écrit le 03/10/2017 à 20:06 :
l'argent coule a flots pour les projets a la con........
bon je vais peut etre faire une chaaine youtube en france avec des videos de monc chien, si ca peut me rapporter 200 ou 300.000 euros...
a écrit le 03/10/2017 à 19:13 :
C'est plutôt le cinéma français qui devrait bénéficier de cette aide, afin que les films français puissent s'exporter dans le monde entier.
Réponse de le 03/10/2017 à 19:57 :
Ils ne s'exportent pas ? Peut-être les tourner en anglais dès le début.
Avec toutes les aides, il s'en tourne des quantités de films en France chaque année, sont-ils tous "bons" ??

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