Orange avale trois nouveaux opérateurs en Afrique

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Orange est désormais présent dans 20 pays d'Afrique.
Orange est désormais présent dans 20 pays d'Afrique. (Crédits : © Feisal Omar / Reuters)
Le géant français des télécoms vient de mettre la main sur des opérateurs au Liberia, au Burkina Faso et en Sierra Leone. Désormais, "près d'un Africain sur dix est un client Orange", s'est félicité Stéphane Richard, le PDG du groupe, qui a fait du continent une "priorité".

Orange continue sa conquête de l'Afrique, perçue par beaucoup comme le "futur Eldorado des télécoms". Mardi, l'opérateur historique a annoncé l'acquisition de Cellcom, le deuxième opérateur mobile du Liberia. Orange vient de conclure "un accord ferme" pour acquérir 100% des parts de la société, à travers sa filiale Orange Côte d'Ivoire. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.

Ce mercredi, l'opérateur historique a également annoncé l'acquisition de deux filiales de son concurrent indien Airtel au Burkina Faso et en Sierra Leone, pays récemment libéré de l'épidémie du virus Ebola, pour un montant également non-précisé. "Le chiffre d'affaires consolidé des deux sociétés est d'environ 275 millions d'euros", précise l'opérateur dans un communiqué.

Mardi, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, a réaffirmé que l'Afrique demeurait "une priorité":

"Avec ces trois acquisitions [...] on aura une présence dans 20 pays sur 54 sur le continent africain. Et finalement, près d'un Africain sur 10 sera un client d'Orange. Sachant que ces trois pays nouveaux pays représentent 7 millions de clients supplémentaires."

Un marché mobile de 456 millions de clients uniques

En Afrique, Orange veut séduire les classes moyennes et devenir "le champion de la ruralité et des villages", expliquait récemment Marc Rennard, le directeur exécutif de la zone Afrique.  Le marché mobile africain offre un important potentiel de développement. Il compte 456 millions de clients uniques, pour un chiffre d'affaires global de 48,5 milliards d'euros. Mais le marché potentiel supplémentaire est évalué à 17,9 milliards d'euros par la société de conseil BearingPoint, en raison du fort taux de natalité et du nombre de personnes qui n'ont pas encore accès à la téléphonie mobile.

Le continent représentait 11% des 40 milliards de chiffre d'affaires d'Orange en 2014, et 40% de ses clients.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2016 à 15:44 :
ca a effectivement plus de sens que d'investir dans des pays ou il faut faire du ' tout gratuit illimite a deux euros tout compris rembourse par la secu'
a écrit le 12/01/2016 à 15:44 :
ca a effectivement plus de sens que d'investir dans des pays ou il faut faire du ' tout gratuit illimite a deux euros tout compris rembourse par la secu'
a écrit le 12/01/2016 à 14:56 :
Ce qui montre l'incroyable incapacité de l'ancien France Télécom et de son Pdg à aborder les enjeux du futur. Le groupe qui avait pourtant bénéficié d'un "concours de beauté" pour disposer des droits gratuitement ( soit quasi paiement sur gains) est resté inactif durant de longues années et doit à chaque fois sortir le chéquier pour ne pas se trouver définitivement distancé. Il se glorifie ici de piètres avancés alors qu'il s'est fait souffler pour le moins 90% du marché africain où il avait les meilleures possibilités de dominer à plus de 50%. Il en va de même ailleurs. Les français paient au prix élevé cette incompétence. Il serait temps qu'un dirigeant de meilleure qualité remplace l'équipe actuelle.
Réponse de le 12/01/2016 à 16:13 :
C'est un excellent commentaire et une très bonne réflexion sur les actions qu'il faudrait mener pour aider Orange à sortir du bourbier qui l'a vu perdre le quart de son chiffre d'affaire avant même l'arrivée de Free, grâce aux efforts de l'équipe actuelle qui perpétue une tradition interne de se lancer dans les projets les plus douteux sur le plan de la crédibilité opérationnelle et de la génération de chiffre d'affaire.

Au minimum il faudrait enfin trouver un PDG qui arrive à mettre au pas (et les éjecter) les "2000 cadres dirigeants" qui font tout et n'importe quoi. On n'oubliera pas que le premier PDG de FT a fuit au bout d'un mois devant l'impossibilité de gouverner cette entreprise (Michel Bon était en effet le deuxième président de FT, lui aussi a essayé de réformer FT, en s'appuyant sur le personnel de base (la pyramide inversée) pour contrer les barons et autres petits marquis, pour se faire éjecter finalement).
Breton aussi a préféré être plutôt à la tête d'Atos que de FT ce qui semble être contre intuitif au premier abord, sauf si l'on connaît la maison FT/Orange.
Réponse de le 12/01/2016 à 21:10 :
@Rutabaga et Corso
Mais qui était ce premier PDG si ce n'est Marcel Roulet qui fut longtemps dans l'équipe dirigeante de la DGT ?...Tout ceci n'est pas très sérieux. Orange n'est pas si mal positionné que ça dans le monde y compris par rapport à des opérateurs comme ATT, Vodafone ou DT. Quant à la technostructure française (tous opérateurs confondus), elle permet des prix beaucoup plus bas que partout ailleurs et ceci n'est évidemment pas le fait d'un seul homme. L'Afrique est un marché important du fait de sa croissance donc évidemment Orange n'est pas seul mais il est présent à un niveau de part de marché correct.

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