Voitures volantes : Uber recrute un ancien ingénieur de la NASA

 |   |  403  mots
L'application de VTC Uber a dévoilé en octobre 2016 ses projets de voitures volantes pour son service baptisé Uber Elevate.
L'application de VTC Uber a dévoilé en octobre 2016 ses projets de voitures volantes pour son service baptisé Uber Elevate. (Crédits : © Uber)
L'application américaine de VTC cherche à concrétiser son service "d'aviation à la demande", annoncé en octobre dernier. Uber vient de recruter un ingénieur ayant passé 30 ans à bord de la NASA.

Se déplacer en voitures volantes, comme dans le Cinquième élément ? C'est l'ambition affichée par Uber avec son service "d'aviation à la demande", baptisé Uber Elevate. La société basée à San Francisco vient d'engager Mark Moore, ex-ingénieur de la NASA spécialisé dans l'aéronautique, révèle Bloomberg. Son poste : directeur de l'ingénierie en charge de l'aviation chez Uber. Un marché qui pourrait s'avérer "rentable et sûr" pour la société et ses 55 millions de chauffeurs actifs, selon Mark Moore.

L'ingénieur détaillait dès 2010 sa vision des voitures volantes dans un livre blanc sur les ADAV (Aéronef à décollage et atterrissage verticaux, VTOL en anglais). Les voitures du futur seraient capables de se lever à la verticale, comme de petits hélicoptères en plus silencieux. Elles seraient électriques, leur permettant d'avoir une autonomie suffisante pour parcourir entre 50 à 100 miles (entre 80 et 160 kilomètres) avec une vitesse jusqu'à 250 km/h. D'après Bloomberg, ce livre blanc aurait même inspiré Larry Page. C'est à la suite de sa lecture que le co-fondateur de Google aurait décidé d'investir 100 millions de dollars dans la start-up spécialisée Zee.Aero, puis dans Kitty Hawk.

Défis techniques et réglementaires

En octobre dernier, c'était au tour d'Uber de publier un document de près de 100 pages sur les voitures volantes. L'intérêt avancé par l'application : "améliorer radicalement la mobilité urbaine", en évitant les embouteillages, et raccourcir les temps de trajet. Uber évalue à 15 minutes un vol entre San Francisco et San José (70 km), contre 1h40 par la route en UberX (90 km). Si l'application de VTC aimerait y parvenir dans la décennie, elle identifiait aussi des défis techniques - tels la pollution sonore ou la vie limitée de la batterie.

| LIRE AUSSI : Uber veut des voitures volantes d'ici 2026... mais sans les construire

Au-delà de l'aspect technique, les entreprises intéressées par les voitures volantes devront se heurter à la régulation du transport aérien. Aux Etats-Unis, the Federal Aviation Administration (FAA) s'est seulement emparé du trafic émergent des drones en août dernier, comme le note USA Today. La régulation concernant les voitures volantes pourrait elle aussi être lente car "le dernier mot que la FAA veut entendre est "nouveauté", confiait à Wired Richard Pat Anderson, directeur au Centre de recherches de l'aviation à l'Université d'aéronautique Embry-Riddle. Un autre obstacle à lever.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/02/2017 à 16:58 :
ou l'art de faire passer pour innovation ce qui existe déjà: le principe d'UBER, qui se vante d'être une star UP innovante, ne fait finalement rien de plus nouveau que la mafia: s'implanter sur un marché règlementé et s'affranchir des règles. Concernant la "voiture volante", aucune innovation: l'hélico taxi existe déjà. Sauf qu'il lui faudrait être électrique...?
Mais UBER pourra t-il s'affranchir des compétences en pilotages nécessaires pour manœuvrer tout engin qui se déplace dans les 3 dimensions ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :