Pourquoi votre taxe d'habitation a-t-elle augmenté ?

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Le montant de la taxe d'habitation à Marseille a augmenté de plus de 50% entre 2008 et 2016.
Le montant de la taxe d'habitation à Marseille a augmenté de plus de 50% entre 2008 et 2016. (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)
On vous avait promis le contraire et pourtant... Le montant de la taxe d'habitation a bel et bien augmenté pour les contribuables de certaines villes françaises, sans que le taux d'imposition ne bouge. Explications.

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Certains contribuables en ont fait l'amer constat quand ils ont reçu leur dernier avis de taxe d'habitation. Alors que le fait de ne pas augmenter le taux d'imposition de cet impôt local était une promesse de campagne de nombreux candidats élus lors des municipales de 2014, il semblerait que le montant que certains contribuables devront payer d'ici au 15 novembre (date limite de paiement par voie classique, le 20 novembre par internet) ait bel et bien augmenté.

Selon des informations révélées par Le Parisien, certaines municipalités ont trouvé le moyen d'augmenter la taxe d'habitation sans renier leurs promesses de ne pas toucher au taux d'imposition de ladite taxe. Tout se joue en réalité sur les abattements, généraux ou spéciaux, mis en place par certaines communes. D'un taux pouvant être compris entre 1 et 15 %, ils réduisent la valeur locative du logement, soit la base du calcul de la taxe d'habitation. Certaines communes ont donc décidé de réduire cet abattement, augmentant ainsi la valeur locative cadastrale des logements de ses contribuables et donc le montant payé par ces derniers au titre de la taxe d'habitation pour 2016.

>> Lire aussi : Tout savoir sur la taxe d'habitation

 Un besoin de financement à court terme

Des villes comme Marseille, Montauban, Castres ou Clichy-la-Garenne ont donc profité de cette ruse pour récupérer de précieuses recettes fiscales, dans un contexte difficile pour les municipalités. En effet, comme le rappelle au Parisien le maire de Sceaux  Philippe Laurent : "Les maires se débrouillent pour trouver de l'argent afin de compenser la baisse des dotations de l'Etat". Car si les subventions aux collectivités ont baissé ces dernières années, leurs prérogatives restent nombreuses. Ainsi, les mairies ont à leur frais des services publics tels que les transports ; les crèches, écoles maternelles et primaires ; les clubs et équipements sportifs ; les lieux culturels (musées, théâtre, salle de concert) ou encore certains services sociaux. Le coût de tous ces services et équipements demeure conséquent et de nombreuses municipalités se retrouvent donc dans l'obligation d'accroître leurs sources de financement. Quitte à saler encore un peu plus la facture du contribuable...

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Commentaires
a écrit le 11/11/2016 à 15:07 :
et aussi parce que la valeur locative a été augmenté par l'état qui en même temps encadre les loyers. Idem pour la taxe foncière. Et pour l'instant, ils ont reculé sur la nouvelle taxe équipement qui avait déjà été convenue entre Valls et Richert, Président LR des régions de France. BUT recherché : nivellement par le bas, sauf pour nos élites et leurs amis !
a écrit le 08/11/2016 à 20:16 :

"Stop les taxes" !!! Répercutez cette injonction !!!
a écrit le 08/11/2016 à 19:29 :
Un scandale de plus , tous des menteurs ces politiques .
a écrit le 08/11/2016 à 19:23 :
Ils sont bien gentils nos élus locaux, c'est facile de se réfugier derrière les baisses de la dotation de l'Etat ( ce qui est une réalité). Imaginons n'importe quelle entreprise privée dans un milieu concurrentiel normal soumise à des évolutions de coût de matière première imposées par le marché mondial. Que fait-elle dans une telle situation? Elle diminue ses marges, elle rationalise, en résumé elle gère. Elle n'augmente qu'en dernier ressort quand elle n'a plus d'autres solutions, le prix de ses produits. Et que font nos chers élus locaux (et aussi nos élus nationaux qui sont souvent les mêmes, vive le cumul des mandats) dans un telle situation, ils augmentent les impôts. Ils se présentent pourtant en gestionnaires avisés. Il est très facile de diminuer le temps de travail, d'octroyer des congés et des primes supplémentaires, ce que font nos élus depuis très longtemps, mais dès qu'il s'agit de rationnaliser, d'optimiser, de diminuer les coûts, il n'y a plus personne (une élection n'est jamais bien loin).
Au lieu de diminuer les investissements et d'augmenter les impôts, ayez le courage politique Messieurs les élus de vous attaquer au budget de fonctionnement et de rationaliser vos dépenses dans ce millefeuille administratif que seule la France s'offre encore.
a écrit le 08/11/2016 à 11:15 :
Apres lecture de ce court article, je me rends compte a quel point j'ai eu "du nez" et de vendre ce que je possedais en France.
Quelle escroquerie, personne pour reagir ?
a écrit le 08/11/2016 à 10:30 :

Oui, sans compter les initiatives très inquiétantes d'Hidalgo qui veut surtaxer les "résidences secondaires" à Paris pour inciter leurs propriétaires à les vendre ou les louer !!!! Il y a près de 3 millions d'expats français, et d'autres également non français, qui ont un pied à terre à Paris... Ils en ont besoin pour rentrez chez eux de temps en temps...alors, qu'est-ce qu'elle suggère Hidalgo ? Qu'on aille a l'hôtel avec les enfants en regardant les locataires chez nous ? En fait, elle prend le pari que l'on ne vote pas à Paris...ce ne serait pas un peu abusif de sa part ?
a écrit le 08/11/2016 à 10:04 :
Le slogan des dirigeants français: vous n'avez ni pétrole, ni idées; et bien taxez :-)
a écrit le 08/11/2016 à 9:35 :
l'alternative c'est d'arreter de jeter l'argent par la fenetre
a écrit le 08/11/2016 à 9:29 :
une idée : aligner la hausse de la fiscalité sur le taux du livret A

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