"Ce n'est pas une fatalité que l'euro crève le plafond" (Fabrice Brégier, patron d'Airbus)

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Le patron de l'avionneur européen Airbus est agacé par l'euro fort. Selon lui, le niveau de la monnaie unique est en effet préjudiciable à son activité, et il l'a fait savoir en ces termes dans le quotidien économique allemand Handelsblatt.
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Pour lui, l'Europe ne doit pas être le dindon de la farce dans dans le jeux monétaire mondial.
La BCE "doit faire ce que les Japonais ont fait l'an dernier et les Américains font tout le temps : ils dévaluent sciemment leur monnaie. Je n'en peux plus du discours en Europe comme quoi cela ne serait pas possible," explique-t-il dans les colonnes du quotidien allemand.
À ses yeux, l'euro devrait revenir à un niveau compris entre 1,20 et 1,25 dollar pour permettre aux entreprises qui, comme la sienne, produisent en Europe mais vendent en dollars, de rester compétitives. L'euro vaut actuellement environ 1,36 dollar.
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