Wilhelm Hammer, PDG de BioDiesel International : "Les conditions sont désormais propices au biocarburant"

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Wilhelm Hammer est président-directeur général de BioDiesel International. Basé en Autriche, son groupe, qui vient d'entrer en Bourse à Francfort, est spécialisé dans la conception et l'assemblage d'usines de production de bio-diesel.

Latribune.fr- En quoi consiste votre activité?

Wilhelm Hammer- Nous concevons et faisons monter les usines de production de bio-diesel. Nous sommes les premiers à avoir installé une usine de production de bio-diesel au monde, en 1991. Nous sommes particulièrement spécialisés dans le montage d'usines qui utilisent les huiles végétales, mais aussi les graisses animales et les huiles usées (huile de cuisson).

Pourquoi avez-vous choisi d'entrer en Bourse maintenant?

Les conditions de marché étaient les plus favorables. Depuis trois ans, les conditions politiques se sont améliorées, alors que Bruxelles a décidé d'imposer un mélange de biocarburant au carburant classique. Le mélange doit ainsi atteindre 5%. Cette directive doit être mise en oeuvre par les pays de l'Union européenne. Or en Europe, le taux de mélange n'est que de 1% en moyenne pour le moment.

Quel est le potentiel de votre marché?

Il est désormais obligatoire pour les pays de produire 2% de leur carburant en biocarburant en 2006. La part de la production de biocarburant doit passer à 5,75% à horizon 2010. Or, aujourd'hui, la production de biocarburant ne représente que 1% de la production totale de carburant en Europe, en moyenne. Cela promet un développement énorme de l'industrie de biocarburant.

Qu'attendez-vous de la Bourse?

En ce qui nous concerne, nous avons souhaité lever des capitaux pour continuer à croître et pouvoir prendre des participations dans d'autres sociétés. Nous devons être présents à l'international. Nous devons nous y développer très vite car sinon nous allons perdre le bénéfice de tout ce que nous avons investi depuis quinze ans.

Le marché de la production de biocarburant explose. Ne craignez-vous pas une surproduction?

Pas du tout. La production actuelle ne satisfait pas la demande et il y a encore beaucoup de potentiel.

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