Nette progression des résultats semestriels pour Richemont

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Le groupe basé en Suisse présent dans le luxe et le tabac a réalisé un bénéfice net de 645 millions d'euros au cours de son premier semestre, en hausse de 22% sur celui affiché un an plus tôt. Ses profits dans le luxe ont progressé plus vite que ceux du tabac.

Richemont, dont l'activité est répartie entre le luxe et le tabac, a annoncé vendredi matin avant l'ouverture des marchés une sensible progression de ses résultats semestriels. Le groupe présidé par Johann Rupert est le numéro deux mondial du secteur du luxe avec des marques comme Cartier, Van Cleef, Piaget, Vacheron Constantin, Dunhill, Lancel et Montblanc. Il détient également le groupe britannique de tabac British American Tobacco (BAT).

Au cours de la première partie de son exercice (avril-septembre), c'est la branche luxe qui a affiché la plus importante croissance. En effet, Richemont a annoncé une hausse de 37% de son bénéfice net à 371 millions d'euros pour la branche regroupant ses marques de luxe. Dans cette activité, les ventes ont progressé de 16% à 2,3 milliards d'euros et le résultat d'exploitation de 31% à 436 millions d'euros, grâce à "une forte croissance des ventes, de bonnes marges et à un strict contrôle des dépenses".

Dans le seul secteur de la joaillerie, les ventes ont progressé de 20% sur six mois et les charges de seulement 9%. Chez Cartier et Van Cleef, les facturations ont augmenté de 13% avec une forte demande pour la nouvelle ligne de bijoux "Love" et les montres "La Dona" et "Pash Seatimer". Pour le secteur horloger, les ventes ont progressé de 14%. La demande sur les montres de luxe a été soutenue et les dirigeants de Richemont redoutent que le secteur soit confronté à court terme à une "offre insuffisante". Pour faire face à cette demande, le groupe étudie un accroissement de ses capacités de production.

Parmi les satisfactions de Johann Rupert, ce dernier a cité la maison de prêt-à-porter Chloé qui a vu ses ventes doubler au premier semestre, tandis que le spécialiste des stylos Montblanc a enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 24%. Sans oublier les deux filiales qui posent le plus de problèmes au groupe, à savoir Dunhill et le maroquinier Lancel, qui ont réduit de moitié leurs pertes.

Sur le plan géographique, c'est en Asie que le groupe a le plus performé, avec une hausse de 18% des ventes au premier semestre. Rien qu'en Chine, elles ont fait un bond de 64%. L'Europe, marché mature pour l'industrie du luxe, a également été très bien orienté (+18%).

En ajoutant la participation que Richemont possède dans le groupe BAT, le bénéfice net du groupe détenu encore majoritairement par la famille Rupert s'est établi à 645 millions d'euros, en progression de 22%. Ce résultat est très nettement au-dessus du consensus des analystes interrogés par Bloomberg. Ces derniers tablaient sur un profit net de 615 millions.

Selon Johann Rupert, président exécutif de Richemont et principal actionnaire, "ces résultats sont excellents, toutes les sociétés de Richemont ont bien performé dans un contexte économique en général bon dans nos principaux marchés".

En octobre, la hausse des ventes a été un peu moins forte, avec 11% seulement en moyenne. Cependant, Johann Rupert est confiant et estime que l'ensemble de l'exercice "sera nettement supérieur" au précédent.

Sur la Bourse helvétique, le titre était en hausse de 3,61% à 65,95 francs suisses vendredi en fin de journée.

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