Le CAC 40 termine en hausse malgré Wall Street

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Bien que Wall Street est resté en berne après des statistiques décevantes, Paris a rapidement repris le chemin de la hausse. A la clôture, le CAC 40 progresse de 0,41% à 5.370,86 points, dans des volumes toutefois peu significatifs en ce jour de la Toussaint.

Paris confirme son rebond malgré l'accès de faiblesse de Wall Street, à la suite des statistiques américaines de l'ISM manufacturier et de l'immobilier. Soutenu par plus des deux tiers de ses valeurs, l'indice phare de la place de Paris rebondit ainsi après trois séances consécutives de baisse, au cours desquelles il avait perdu 1,5%. Les volumes sont toutefois restés peu significatifs, en l'absence d'une partie des investisseurs pour la Toussaint. Les achats se sont de préférence portés sur les valeurs qui avaient souffert ou traîné en Bourse ces derniers temps, tels que Lagardère, Peugeot, Schneider, ou Air Liquide.

A la clôture, le CAC 40 progresse de 0,41% à 5.370,86 points dans un volume limité à 3,1 milliards d'euros échangés sur les valeurs de l'indice. Le mois d'octobre s'est soldé par un gain de 1,88%. A Londres, le Footsie prend 0,31% à 6.148 points et, à Francfort, le Dax monte de 0,40% à 6.294,17 points. A New York, le contrat future décembre sur indice Dow Jones perd 0,13% à 12.064,96 points.

Le baril de brut léger américain s'inscrit en baisse de 79 cents à 57,94 dollars, malgré la publication de stocks hebdomadaires inférieurs aux attentes, mais alors les opérateurs s'interrogent sur la détermination de certains pays de l'Opep à mettre en application les baisses de production décidées. Le billet vert reste sous pression à 1,2773 après les statistiques du jour.

Sur le front statistique, la croissance de l'activité manufacturière américaine a ralenti en octobre, l'indice de l'Institute for Supply Management (ISM) ressortant à 51,2, au plus bas depuis juin 2003, contre 52,9 en septembre. Les analystes tablaient au contraire sur un léger rebond à 53 le mois dernier. Toutefois, le sous-indice des prix payés ressort à 47, contre 61 en août. Par ailleurs, les dépenses de construction ont diminué de 0,3% en septembre aux Etats-Unis, au rythme annualisé de 1.196 milliard de dollars, les commandes publiques ne parvenant pas à financer le recul du secteur privé, et notamment dans le résidentiel (-1,1%). Les économistes tablaient sur une stagnation globale. En août, elles étaient restées stables (après avoir été annoncées en hausse de 0,3%). Par rapport à septembre 2005, les dépenses de construction progressent de 2,9%.

EADS perd 0,38% à 21,17 euros. Fabrice Brégier, président d'Eurocopter, a été nommé directeur général d'Airbus. Il devient ainsi le numéro deux de l'avionneur, derrière Louis Gallois, co-président exécutif de la maison-mère EADS. Le Figaro de ce matin relève que la nomination de Fabrice Brégier marque l'arrivée d'un deuxième " Lagardère Boy " de la jeune génération à un poste clé d'EADS après celle de Jean-Paul Gut au comité exécutif.

Schneider s'adjuge 1,41% à 82,55 euros à la faveur d'achats à bon compte après un recul de plus de 9% en cinq jours. Le groupe a annoncé lundi le rachat d'American Power Electric pour 5,5 milliards de dollars.

Peugeot, qui reste recherché pour sa faible valorisation, s'apprécie de 1,27% à 45,58 euros. Standard & Poor's a abaissé la note de la dette à long terme du constructeur automobile de " A-" à " BBB+ " en maintenant la perspective à stable. L'agence de notation explique sa décision par " la détérioration prolongée de la marge opérationnelle " du groupe.

Thomson prend 1,18% à 13,67 euros. Le fabricant chinois de téléviseurs TCL a autorisé aujourd'hui le groupe français à vendre ses parts dans le groupe de Hong Kong. La période d'obligation de conservation des titres a en effet été rompue d'un commun accord hier. Thomson détient 29,32% du capital de TCL.

Vivendi s'octroie 0,64% à 29,86 euros, après un passage pour la première fois au-dessus des 30 euros depuis la mi-2002. Universal Music tente de concurrencer l'iTunes d'Apple dans la vente de musique en ligne en proposant 1.500 albums au prix unitaire de 7 euros, soit un prix inférieur de 30% à ceux actuellement en vigueur.

Les valeurs bancaires reculent dans le sillage des résultats trimestriels décevants annoncés par Deutsche Bank ce matin. En hausse de 25%, le profit net est en effet tiré par des éléments exceptionnels alors que les revenus de trading reculent. BNP Paribas baisse de 0,35% à 85,85 euros et Société Générale de 0,08% à 130,10 euros.

Michelin perd 0,55% à 63,55 euros. Son concurrent japonais Bridgestone a annoncé ce matin une chute de 70% de son bénéfice au troisième trimestre en raison de la hausse des cours du pétrole et des prix du caoutchouc.

Enfin, Publicis cède 0,33% à 30,22 euros. Arthur Sadoun, qui a démissionné de son poste de PDG de l'agence publicitaire TBWA, filiale du groupe Omnicom, pourrait prendre la tête de Publicis Conseils.


Ambroise Ecorcheville
Copyright Investir

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