Outre EADS, sept autres groupes français pourraient faire l'objet d'un lancement de titres non sollicités

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La mésaventure d'un lancement d'ADR non sollicités aux Etats-Unis qui risque d'arriver à EADS menace aussi d'autres grands noms français de la cote tels Renault, Michelin ou Saint-Gobain. Telles sont les conclusions d'une étude du grand cabinet d'avocats DLA Pipper.

Sept groupes français, Crédit Agricole, Générale de santé, JC Decaux, Michelin, Renault, Soitec et Saint Gobain pourraient faire l'objet d'une émission de leurs titres non sollicités (American Depositary Receipts unsponsored) sur le marché américain, comparable à celle, révélée hier par la tribune.fr, concernant le groupe d'aéronautique et de défense EADS. C'est ce qu'affirme une étude approfondie à paraître, rédigée par Maître Anne Maréchal, associée au cabinet d'avocats DLA Piper LLP, deuxième réseau mondial, et Alain Serrano, du cabinet français Sirius consulting group, spécialisé dans la gestion des risques. Cette étude cite aussi, de manière prémonitoire, EADS parmi les futures cibles.

Pour parvenir à cette liste, les auteurs de l'étude analysent les investissements américains en France au 30 juin 2006. Les 143,3 milliards de dollars investis dans les entreprises françaises ne représentent que 1,23 % seulement des fonds détenus par les investisseurs nord-américains. Les auteurs soulignent la marge de progression des investissements dans les entreprises françaises. Ces fonds investis le sont à 79,16 % sous la forme d'actions acquises sur Euronext et à 20,8 % sous la forme d'ADR. Or, les investisseurs américains préfèrent aujourd'hui agir avec des ADR, plus proches, plus protecteurs.

En raison des masses financières en jeu, les auteurs de la note soulignent la rapidité avec laquelle les programmes d'ADR sont souscrits. Ils prennent ainsi l'exemple de France Télécom. "En seulement 8 jours de bourse, 30 millions d'ADR ont été souscrits", indiquent-ils. Devant cette demande très forte des investisseurs, les auteurs de la note insistent sur la forte motivation des banques d'affaires à émettre toujours plus de programmes ADR, y compris non sponsorisés. Ceux-ci visent les entreprises non présentes sur le marché américain. Seules les entreprises aux marques inconnues, au marché trop français et les distributeurs ne semblent pas intéresser les émetteurs possibles d'ADR non sponsorisés.

Le lancement ou le maintien d'un programme officiel enregistré auprès de la SEC, Securities and Exchange Commission, le gendarme de la bourse américaine, interdit en revanche tout programme non sponsorisé. C'est actuellement, soulignent les auteurs, la seule parade contre les programmes non sponsorisés

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