Wall Street termine dans le rouge après la décision de la Fed

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Les indices new-yorkais ont clôturé en repli après la baisse, attendue, des taux de la Fed. Les marchés ont mal accueilli les commentaires pessimistes sur la croissance accompagnant cette décision. Le Dow Jones perd 0,92% à 8.981 points et le S&P 500 recule de 1,25% à 929 points. Le Nasdaq gagne en revanche 0,47% à 1.657 points.

Les places américaines ont clôturé dans le rouge ce mercredi après la décision de la Réserve fédérale d'abaisser de 50 points de base son principal taux directeur, le portant à 1%. Les investisseurs ont accueilli avec inquiétude les déclarations du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), indiquant que le "rythme de l'activité a ralenti de manière marquée" au troisième trimestre.

La fin de séance a été marquée par une forte volatilité. En hausse de plus de 3% à quelques minutes de la cloche, les indices new-yorkais ont fortement chuté lors des dernières échanges. Le Dow Jones perd 0,92% à 8.981 points et le S&P 500 recule de 1,25% à 929 points. Le Nasdaq gagne en revanche 0,47% à 1.657 points.

Ce nouvel assouplissement monétaire avait largement été anticipé par les marchés, provoquant l'envolée des indices new-yorkais mardi en fin de séance. Ces derniers s'étaient envolés de plus de 10%, signant leur deuxième meilleure progression historique. Les taux américains avaient déjà été abaissés le 7 octobre dans le cadre d'une action coordonnée de six banques centrales, dont la Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre. A 1%, les taux de la Fed touchent un niveau historiquement bas, déjà expérimenté de juin 2003 à juin 2004.

Les commentaires du FOMC relancent les craintes sur l'état de santé de l'économie américaine. La banque centrale américaine estime que le fort recul des dépenses de consommation a entraîné un ralentissement "marqué" de l'activité au troisième trimestre. La première estimation du taux de croissance sera publiée ce jeudi. La Maison Blanche a prévenu que le chiffre ne serait pas bon et les analystes tablent en moyenne sur un recul du PIB de 0,5% en rythme annuel entre juillet et septembre.

Après le très mauvais chiffre de la confiance des consommateurs américains, tombée à son plus bas niveau et très largement inférieure aux attentes, les marchés pourront se rassurer avec la hausse de 0,8% des commandes de biens durables aux Etats-Unis en septembre. Une hausse inattendue, là où les marchés tablaient au contraire sur un repli de 1,2%.

Du côté des valeurs, Procter & Gamble perd 3% à 61,33 dollars. Le groupe américain de grande consommation, qui fabrique notamment les rasoirs Gillette et les piles Duracell, a publié ce mercredi une progression de 9% de son bénéfice net au troisième trimestre, à 3,3 milliards de dollars. Par action, il ressort à 1,03 dollar contre 99 cents attendus par les analystes. Le groupe reste prudent pour les mois à venir, élargissant sa fourchette de prévision de profits pour l'ensemble de l'année, avec un BPA compris entre 4,15 et 4,25 dollars.

Qwest Communications chute de 10,38% à 2,33 dollars. L'opérateur télécoms a fait état d'un recul de son bénéfice au troisième trimestre à 151 millions de dollars. Hors exceptionnels, le groupe a réalisé un bénéfice net de 10 cents par action, conformes aux attentes. Pour l'ensemble de l'année, Qwest table sur des résultats dans le bas de sa dernière fourchette de prévisions. Le groupe a par ailleurs annoncé la suppression de 1.200 postes.

Comcast cède 8,67% à 15,49 dollars. Le premier câblo-opérateur américain a pourtant dégagé un bénéfice net en hausse de 38% au troisième trimestre, à 771 millions de dollars. Par action, il ressort à 24 cents alors que les marchés tablaient sur un BPA de 22 cents. L'opérateur a par ailleurs confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année.

L'équipementier télécom Motorola cède 6,51% à 5,46 dollars. Son directeur général a annoncé ce mercredi que de nouvelles suppressions de postes étaient envisagées dans le cadre d'une nouvelle réorganisation de son activité de téléphones portables. Ce plan pourrait être dévoilé jeudi en même temps que les résultats trimestriels du groupe.

Kellogg perd 1,30% à 50,02 dollars. Le leader mondial des céréales pour petit déjeuner a réalisé un bénéfice net de 342 millions de dollars au troisième trimestre, 12% de mieux par rapport à l'an passé. Il s'établit à 89 cents par titre, contre 80 cents anticipés par les analystes. Il vise désormais le haut de sa fourchette de prévisions pour 2008.

Kraft Foods recule de 1,42% à 29847 dollars, après avoir vu son bénéfice net doubler au troisième trimestre, à 1,39 milliard de dollars. Le groupe d'alimentation a enregistré un gain exceptionnel lié à la cession des céréales Post. Sans ce dernier, le bénéfice s'établit à 44 cents, un cent de mieux que le consensus. Surtout, Kraft Foods a maintenu ses prévisions pour l'ensemble de l'année, tablant sur un BPA d'au moins 1,88 dollar hors exceptionnels.

Du côté des hausses, General Motors prend 8,16% à 6,76 dollars. Les discussions avec le fonds Ceberus, principal actionnaire de Chrysler, pour la fusion des deux constructeurs auraient bien avancé, les deux parties ayant réglé plusieurs points de divergences. Par ailleurs, le premier constructeur automobile américain a annoncé que ses ventes mondiales avaient baissé de 11,4% au troisième trimestre. GM a écoulé 2,115 millions de véhicules sur cette période, restant derrière son rival japonais Toyota qui a vendu 2,236 millions. 

Enfin, Office Depot gagne 11,11% à 2,10 dollars, après avoir plongé dans les premiers échanges. Le distributeur de fournitures de bureau a perdu 6,7 millions de dollars au troisième trimestre, soit 2 cents par action. Le chiffre d'affaires a reculé de 7% entre juillet et septembre à 3,7 milliards de dollars, sous l'effet du net ralentissement des ventes aux Etats-Unis, qui ont reculé de 11%.

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