Menace de nouvelle chute à la Bourse de Paris après Wall Street

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Séance très volatile en perspective ce vendredi à la Bourse de Paris avec l'arrivée à échéance de trois grands contrats et options, trois "sorcières" comme le disent les experts. La chute de Wall Street et de Tokyo ce matin après celle des places européennes jeudi font peser une nouvelle menace sévère sur le CAC 40.

Attention aux "trois sorcières" à Paris ce vendredi avec l'arrivée à échéance de trois grands contrats et options sur indices qui peut générer beaucoup de volatilité. Le marché n'a pas besoin de ça. D'autant qu'après la baisse des places européennes, Wall Street a chuté jeudi soir (-3,6% sur le Dow Jones), surtout après l'annonce par l'Espagne d'une révision de sa croissance à la baisse en raison de l'impact de son plan ce rigueur, lancé pour réduire ses déficits publics. C'est tout le débat qui secoue actuellement la zone euro et inquiète toute la planète, le marché européen représentant un énorme débouché, y compris pour les produits américains, chinois ou japonais. Ce vendredi matin, Tokyo, à son tour, pique du nez.

Retour sur la séance de jeudi à Paris. Après avoir ouvert, la Bourse de Paris a rechuté après la mi-séance. Le CAC a terminé la journée sur une baisse de 2,25% à 3.432 points. Les marchés restent convaincus que les Européens et, en particulier l'attelage franco-allemand, n'ont pas une vision commune de la stratégie à mener, tant pour lutter contre la spéculation que pour défendre l'euro. Même Deutsche Börse s'est désolidarisé de la décision du gouvernement allemand qui a mis le feu aux poudre: "Une interdiction des ventes à découvert peut dégrader la qualité du marché et accroître le coût des liquidités" a souligné l'opérateur de la Bourse de Francfort.

Lorsque l'on regarde les indices sur plusieurs jours, la tendance négative est particulièrement marquée : -8,01% depuis lundi, - 14,75% sur un mois, -12,8% depuis le 1er janvier. Seule la courbe sur un an  reste positive grâce au très fort rebond du second semestre 2009 mais seulement d'un petit peu : +3,91%. Quand à ceux qui affirment que l'investissement en Bourse est gagnant sur le long terme, les chiffres à trois ans et à cinq ans les démentent : respectivement -43,64% et - 16,2%.

Jeudi, seul un titre du CAC 40 a résisté à cette nouvelle déprime des marchés : L'Oréal qui termine en hausse de 2,01% à  74,72 euros. Déjà sévèrement touchées par la baisse de la veille, les valeurs bancaires n'ont pas été les plus affectées par cette nouvelle décrue. Crédit Agricole a tout de même perdu 3,07% à 9,09 euros. En un mois, l'action aura ainsi perdu quasiment 30% de sa valeur.

Mais ce sont les valeurs cycliques et technologiques qui ont le plus souffert ce jeudi. Alcatel-Lucent termine ainsi la journée sur un plongeon de 6,35% à 1,87 euros et Vallourec cède 5,59% à 145,30 euros. Pâtissant d'une baisse de la recommandation de Bofa Merrill Lynch, qui passe d'achat à neutre, ArcelorMittal cède 3,91% à 23,81 euros. Le marché a également été très déçu par les résultats de Soitec plus mauvais qu'attendu. Le titre chute de 9,74% à 8,56 euros.

Du côté des devises, l'euro qui était parvenu à franchir le seuil de 1,24 dollar, s'échangeait à 1,238 dollar avant 18h00. Le repli du  pétrole est plus significatif. Dans le sillage de la baisse de l'ensemble des places financières européennes (-2,02% pour le Dax et -1,63% pour le Foostie) mais aussi de Wall Street, le baril cotait, à 18h00, 67,93 dollars, soit une baisse de 2,78%

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