Le CAC 40 au plus bas de l'année

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La chute des valeurs financières, plombées par les problèmes de dette souveraine et les résultats des "stress tests", a fait plonger le CAC 40 à ses plus bas niveaux depuis début décembre 2010.

Après une semaine dernière compliquée qui a vu le CAC 40 chuter de 4,78 % d'un vendredi à l'autre, le marché a entamé la semaine dans le rouge. Le CAC 40 a terminé ce lundi sur une baisse de 2,04 % à 3.650,71 points après être tombé jusqu'à 3.645,79 points en séance. Il s'agit d'un nouveau plus bas annuel pour l'indice parisien.

Une tendance partagée par les autres places financières européennes. Ainsi, Milan a plongé de 3,06 %, Madrid de 1,44 %, Londres de 1,55 %, et Francfort de 1,55 %. Les investisseurs n'ont pas été convaincus par les tests de résistance des banques européennes, ces derniers ne prenant pas en compte un éventuel défaut d'un pays touché par la crise de la dette souveraine.

C'est donc encore le problème des dettes en zone euro qui est venu plomber le moral des investisseurs alors que la semaine qui s'ouvre sera cruciale. Jeudi 21 juillet, un sommet extraordinaire des dirigeants de la zone euro est prévu pour finaliser le second plan de sauvetage de la Grèce. Un événement à haut risque. Alors que jusqu'à présent les dirigeants de la zone euro n'ont pas réussi à trouver un compromis, il est primordial que jeudi l'Europe parle d'une même voix et trouvent un compromis pour la résolution du cas grec.

Outre-Atlantique, le sujet de la dette est également au centre des préoccupations. Pour l'heure, les négociations entre le gouvernement et les Républicains (majoritaires à la Chambre des représentants) n'ont pas permis la moindre avancée, laissant craindre le défaut de paiement de la première économie mondiale. Un accord doit intervenir avant le vendredi 22 juillet pour que le Congrès puisse voter la loi permettant de relever le niveau de la dette de la première puissance économique mondiale.

A cinq jours de l'échéance, la tension fait passer au second plan les bons résultats trimestriels délivrés par les sociétés américaines. Dernière société en date à avoir publié ses comptes, la société parapétrolière Halliburton a fait état d'un chiffre d'affaires de 5,9 milliards de dollars alors que le consensus s'attendait à 5,6 milliards. IBM doit publier ses résultats après la clôture des marchés américains.

Valeurs en baisse

Malgré leur réussite aux "stress tests", les banques françaises signent de nouveau les plus fortes baisses du marché. Les investisseurs s'inquiètent toujours de l'impact potentiel de la crise de la dette de la zone euro, ce d'autant plus que certaines banques françaises ont de fortes participations dans plusieurs établissements soit recalés lors des tests, soit situés dans la zone critique. Plus fort repli, Société Générale a chuté de 5,48 %, suivi de près par Axa (-5,40 %) et Natixis (-4,63 %). BNP Paribas a reculé de 3,64 % % et Crédit Agricole de 3,57 %. En Europe, Barclays a dévissé de 7,01 %, Commerzbank de 4,64 % et Dexia de 4,31 %.

Peugeot (-4,11 %) ne profite pas de l'annonce du feu vert des autorités chinoises à sa deuxième coentreprise en Chine, grâce à laquelle il lancera notamment une nouvelle marque.

Schneider (-2,06 %) n'échappe pas à la correction bousière malgré l'annonce d'un accord technologique et commercial en Estonie. En partenariat avec EMT (filiale estonienne du groupe de télécommunications suédois TeliaSonera AB) le groupe développera une offre intégrant des services de gestion de l'énergie et de paiement du stationnement par téléphone mobile.

France Télécom (-1,16 %) a été emporté dans la tourmente. Pourtant le  groupe envisage de lancer une offre sur le quatrième opérateur de téléphonie mobile de la République démocratique du Congo, Congo-China Telecom (CCT). Les termes d'un éventuel accord, encore en négociation, prévoiraient le rachat des 51% de CCT que détient le fabricant chinois d'équipements télécoms ZTE, ainsi que des 49% appartenant à l'Etat congolais.

Valeur en hausse

Seules deux valeurs ont terminé en hausse. EADS a progressé de 0,21 % sur fond de baisse de l'euro face au dollar et PPR a grapillé 0,04 %.

Hors CAC

Montupet a grimpé de 0,85 % après son point d'activité semestriel faisant ressortir une progression de 32,7 % de son activité.

Rougier (+1,55 %) a annoncé la signature d'un contrat d'une valeur de 23 millions d'euros pour l'exploitation durable de quelque 39.000 hectares de forêt au Gabon.

Safran a chuté de 4,81 % après la dégradation de la recommandation de Deutsche Bank. L'intermédiaire est passé d' acheter à conserver.

Pétrole et devise

Dans l'attente du sommet européen, la monnaie unique a baissé face au billet vert. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,406 dollar.

Sur le marché du pétrole, les prix du baril de brut étaient également orientés à la baisse. Le Brent de la Mer du Nord se repliait de 1,50 % à 115,503 dollars tandis que le WTI s'échange contre 94,89 dollars (-2,42 %)

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Commentaires
a écrit le 18/07/2011 à 19:17 :
Ouste l'euro, ouste l'Europe des tyrans. Vive les nations et vive la liberté !
Réponse de le 18/07/2011 à 21:12 :
Les nations c'était super, 1870 défaite de Sedan, 1914, 1940, c'est sûr, çà marchait très fort pour les marchands de canons !
Vive l'Europe unie et vive l'euro. Il manque plus d'harmonisation (fiscale etc) et plus d'Europe. Ce n'est pas en étant tout petit que les problèmes seront résolus.
a écrit le 18/07/2011 à 18:57 :
IrmaSachs la grande prêtresse des indices, seule contre tous, en est témoin La Tribune, a dit début avril que l'indice CAC reviendrait à 3700 avant fin Juin, il a atteint 3750 pour remonter mais pendant très longtemps. La semaine dernière elle a maintenu sa position baisière en annonçant un indice nettement en dessous 3700 durant l'été et réaffirmer sa prévision d'un CAC à 3300 avant décembre. Tous les fameux analystes, après tous les branleurs d'économistes, et on ne parle pas des banquiers qui se voyaient sortis de la crise fin 2008 puis à l'automne 2009 (on taira les noms) se sont vautrés une nouvelle fois. IrmaSachs c'est aujourd'hui la seule experte fiable et son pote Balck Swan, l'expert de la dette. Des stars des vraies. Viva Viva.
a écrit le 18/07/2011 à 15:47 :
Que la Grèce, et autres, reste ou non dans l'euro, l'usine à gaz Europe est foutu: soit on réagit et ce sera très difficile, soit on ne réagit pas (comme d'habitude) et ce sera encore plus dur mais étalé sur qq années !
a écrit le 18/07/2011 à 15:46 :
Que la Grèce, et autres, reste ou non dans l'euro, l'usine à gaz Europe est foutu: soit on réagit et ce sera très difficile, soit on ne réagit pas (comme d'habitude) et ce sera encore plus dur mais étalé sur qq années !

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