La dette d'Euro Disney reprise par sa maison-mère américaine

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Euro Disney coupe court aux rumeurs selon lesquelles la maison-mère américaine The Walt Disney Company avait l'intention de racheter sa filiale française. Finalement, le parc de loisirs parisien a annoncé mardi avoir bouclé un accord de refinancement à hauteur de 1,3 milliard d'euros avec sa maison-mère américaine. Cette annonce fait chuter le titre de plus de 5%. Mais il affiche tout de même un bond de 62,9% depuis trois mois et près de 85% depuis le début de l'année.

L'opération, qui ne prend pas en compte des financements déjà consentis par Walt Disney et qui devrait être finalisé le 27 septembre, réduira sensiblement le taux d'intérêt moyen de la dette du groupe, qui bénéficiera d'une plus grande flexibilité opérationnelle, précise Euro Disney dans un communiqué. Le nouveau financement comprendra deux prêts d'un montant total de 1,23 milliard d'euros ainsi qu'une ligne de crédit réutilisable de 100 millions d'euros disponible jusqu'au 30 septembre 2017 et utilisée en totalité dans le cadre de l'opération. Euro Disney précise qu'au 30 septembre 2012, la dette du groupe s'élèvera à 1,71 milliard d'euros.

Meilleure capacité à investir

La charge d'intérêts encourue par Euro Disney sera réduite de 45 millions d'euros sur les cinq prochaines années. Il remboursera 217 millions d'euros de principal de la dette au cours des cinq prochaines années selon un nouvel échéancier plus graduel permettant ainsi de disposer de 225 millions d'euros de liquidités supplémentaires. Le groupe estime l'impact net sur les charges financières de l'exercice à approximativement 30 millions d'euros.

L'opération supprimera également les contraintes financières imposées par les accords de financement actuels, notamment celles relatives aux limitations des investissements. Enfin, l'extension de la maturité de la dette jusqu'en 2030 ainsi qu'un échéancier de remboursement plus progressif permettront au groupe « d'améliorer sa capacité à investir dans le développement de son activité sur le long terme et à créer plus de valeur pour l'ensemble de ses actionnaires. » explique le parc d'attraction. Depuis sa restructuration financière de 2004/2005, qui lui a évité la faillite, Euro Disney était contraint de se plier à un plan de désendettement plus que rigoureux...

Bilan fragile

Cet accord donnera donc une marge de manœuvre supplémentaire au groupe pour se concentrer sur son développement et sur sa profitabilité. La rentabilité est en effet un des gros points noirs d'Euro Disney. La société d'exploitation de Disneyland Paris a en effet annoncé début mai une perte nette creusée et une réduction de sa marge Ebitda au premier semestre 2011/2012 à la suite aux lourds investissements engagés pour les festivités du 20 eme anniversaire du parc d'attraction parisien... Le groupe avait fait état d'une perte nette de 120,9 millions d'euros au premier semestre 2011-2012 (octobre-mars) contre une perte de 99,5 millions d'euros. L'Ebitda ne ressort qu'à 1,7 million d'euros, matérialisant une marge qui s'est nettement contractée à 0,3% contre 4,5%.

Par ailleurs, le bilan de l'exploitant du parc de loisirs reste fragile avec une dette qui est anticipée à 1,71 milliard d'euros pour seulement 366,1 millions d'euros de trésorerie... L'amélioration des comptes n'est donc pas pour tout de suite... A 11 euros avant la crise de 2008, le parcours boursier de l'action Euro Disney a été émaillé par nombre de baisses liées aux déceptions sur les résultats du groupe. Toutefois, depuis le début de l'année, Euro Disney a repris des couleurs et s'adjuge près de 85%, les supputations sur un rachat par Walt Disney ont propulsé le dossier aux encablures des 7 euros et ce, après avoir touché un plus bas historique sous les 3,50 euros en novembre dernier.

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