Entreprises françaises recherchent actionnaires individuels désespérément

 |   |  1019  mots
La part du patrimoine financier des ménages français directement investie en actions cotées a été divisée par deux au cours des 15 dernières années, à 4,2%.
La part du patrimoine financier des ménages français directement investie en actions cotées a été divisée par deux au cours des 15 dernières années, à 4,2%. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
A un an de l’élection présidentielle, l’Association nationale des sociétés par actions propose des mesures destinées à relancer l’intérêt des Français pour les investissements en actions. Le nombre d’actionnaires individuels a diminué de plus de moitié en France, au cours des 15 dernières années.

En 2000, ils étaient 7,4 millions. Aujourd'hui, ils sont moitié moins, à 3,3 millions, selon une étude de TNS Sofres. « Ils », ce sont les actionnaires individuels français. Autre façon de dire les choses, la part du patrimoine financier des ménages français directement investie en actions cotées a été divisée par deux au cours des 15 dernières années, à 4,2%. Il faut dire que l'éclatement de la bulle Internet, en 2000, est passé par là. Et la grande crise financière de 2008 n'a évidemment rien arrangé au sursaut de défiance des épargnants français à l'égard de l'investissement en actions. Mais, plus encore que des crises boursières, c'est de la fiscalité sur les actions dont les épargnants se plaignent, a indiqué Aldo Sicurani, délégué général de la F2IC, la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d'investissement, mardi 14 juin, dans le cadre d'un colloque sur l'actionnariat en France organisé par l'Ansa (Association nationale des sociétés par actions).

En huit ans, la fiscalité sur les dividendes a été modifiée... sept fois

Une fiscalité que Michel Rollier, président de l'Ansa, juge « cumulative », « excessive » et "instable". De fait, en l'espace de huit ans, la fiscalité sur les dividendes a été modifiée... sept fois. Tout cela pour atteindre aujourd'hui « un niveau inégalé par rapport aux autres pays », dénonce Michel Rollier. Les chiffres de l'Ansa le prouvent : trois ans après le choix de François Hollande d'aligner la fiscalité du capital sur celle du travail, un actionnaire français situé dans la tranche d'impôt sur le revenu (IR) de 30% ne percevra que 40,9% du bénéfice de l'entreprise, à titre de dividende, contre 51,4% en Allemagne, 53,3% au Royaume-Uni et 53,7% en Italie.

Les actions, deuxième source de financement des entreprises

« Et quand on ajoute l'ISF (impôt sur la fortune), les actionnaires peuvent subir un rendement négatif de leur placement ! », s'étrangle Michel Rollier. « Les politiques font croire depuis 20 ans que le capital est moins taxé que le travail. Il s'agit là d'une méprise totale, puisqu'il existait déjà 5 points d'écart en défaveur de la fiscalité du capital en 1995. Ce différentiel se monte aujourd'hui à 23 points, soit un véritable massacre, qui nie la prise de risque associée à l'investissement en actions », renchérit Marie-Christine Coisne-Roquette, président exécutif du distributeur de matériel électrique Sonepar.

En effet, pour un contribuable imposé au taux marginal d'IR de 30%, les prélèvements fiscaux et sociaux sur les dividendes atteignent aujourd'hui 59,1%, contre 33,3% pour les salaires.

Or, les actions ne sont autres que la deuxième source de financement des entreprises françaises, avec un poids de 23,6%, derrière l'autofinancement (51,7%), et devant le crédit (17,8%), selon Jean-Paul Betbeze, conseiller économique au sein du cabinet d'audit Deloitte. Et, « comme nous sommes entrés dans une période sans inflation, le seul moyen de retrouver de la croissance réside dans l'investissement, ce qui nécessite de mobiliser l'épargne en actions pour financer les entreprises », prévient l'économiste Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP Europe. Aussi, à un an des élections présidentielles et législatives en France, l'Ansa a décidé d'interpeller les responsables politiques et économiques sur l'urgence d'endiguer l'hémorragie de l'actionnariat individuel. Une interpellation qui prend la forme d'une liste de mesures proposées par l'association, au premier rang desquelles figure une modification du régime d'imposition des dividendes. L'Ansa suggère de soumettre ces derniers à un prélèvement global de 25%, libératoire de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, ce taux de 25% étant par ailleurs « proche des standards internationaux. »

Des cours d'éducation à l'économie dès l'école primaire?

Les idées de l'association pour relancer l'investissement des particuliers dans les actions n'ont pas seulement trait à la fiscalité, mais aussi à l'éducation financière. Car si les Français boudent les placements actions, c'est également parce que, de leur propre aveu, près des deux tiers (61%) d'entre eux jugent cela trop compliqué, d'après un sondage réalisé au printemps 2016 par Opinionway.

De fait, Aldo Sicurani, de la F2IC, n'a pas oublié le cas de l'action France Telecom (rebaptisé depuis Orange), introduite en Bourse le 20 octobre 1997 au prix de 27,75 euros, et culminant à 219 euros trois ans plus tard, en pleine bulle financière, avant d'entamer une descente aux enfers qui donnera bien des sueurs froides aux actionnaires de l'opérateur de télécommunications :

« Un actionnaire convenablement formé aurait vendu avant que le cours de Bourse atteigne 219 euros ! »

Pour remédier à cette méconnaissance de l'investissement en actions, l'Ansa propose de développer l'éducation économique et financière dans le cursus scolaire, dès l'école primaire, ainsi que des formations pour les adultes, afin de leur permettre d'acquérir ou de réviser des notions financières.

La France championne d'Europe de l'actionnariat salarié

Dans cette optique, l'actionnariat salarié peut être un bon moyen de familiariser les épargnants avec les placements actions. « La première action qu'un particulier achète est généralement celle de son entreprise, car il la connaît bien », souligne Loïc Desmouceaux, président des conseils de surveillance des FCPE (fonds commun de placement d'entreprise) d'actionnariat salarié de Technicolor. Or, grâce à une volonté politique qui a débouché sur un cadre réglementaire incitatif, la France n'est autre que la championne d'Europe de l'actionnariat salarié, avec des salariés détenant en moyenne 4% du capital de leurs entreprises, contre 1,77% seulement pour l'ensemble de l'Europe, selon Loïc Desmouceaux. Le hic, c'est que le fait d'investir une part significative de leur épargne en actions de leur entreprise présente un risque financier pour les salariés. L'Ansa suggère donc la création d'un mécanisme d'actionnariat salarié multi-entreprises, qui permettrait de mutualiser les gains et les pertes de valeur. Autre avantage d'un nouveau coup de pouce aux actionnaires salariés, par nature actifs : le rajeunissement de la population des actionnaires individuels français, dont l'âge moyen s'élève désormais à 62 ans, d'après la F2IC.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/06/2016 à 12:41 :
Un rectificatif et de taille s'impose. Ce n'est pas Hollande et les socialistes qui ont fait exploser la taxation des dividendes, mais Sarkozy qui se prétend libéral. Lorsqu'il est arrivé en 2007 la CSG était de 11%. Il l'a fait passer à 15,5% applicable au 1er juillet 2012. Hollande s'est contenté de ne pas annuler une décision de Sarkozy. Et si Sarkozy avait été élu, le taux serait de 15,5%.
Pour les dividendes il a fait passer le taux de 16% à son arrivée à 18% en 2008 puis 19% puis 21% par la loi de Finance de 2011 sous forme de Prélèvement forfaitaire.
Au total Sarkozy, le faux libéral vrai socialiste, qui ne déteint lui-même pas de compte-titre d'après ses déclarations de patrimoine a fait passer l'imposition des dividendes de 27% (11 plus 16) à 36,5 % (15,5 plus 21) !
Je ne supporte pas Hollande, mais il faut rendre à César ce qui est à César.
a écrit le 18/06/2016 à 12:33 :
trop amusant le maniement des stats : "la France n'est autre que la championne d'Europe de l'actionnariat salarié, avec des salariés détenant en moyenne 4% du capital de leurs entreprises, contre 1,77% seulement pour l'ensemble de l'Europe"
Et vous savez qui détient quasi la totalité de ces 4% les fameux 10% de hauts salaires; comme d'hab. maintenant expliquer à celle ou celui qui prépare sa retraite pourquoi il faut 8h30 de cotation et voir durant cette journée de bourse les valeurs de sociétés varier dans des proportions incompréhensibles comme si votre logement vos biens pouvaient perdre/gagner 10%. bon courage. un jardin des outils sont un bien meilleur placement pour la suite à venir!
a écrit le 18/06/2016 à 11:10 :
Acheter des actions?
Areva, Edf, Dexia ?
Non je préfère le local, peu polluant, convivial et sympa, le marché de proximité et un peu d'or aussi car la création monétaire n'est pas infinie...
a écrit le 17/06/2016 à 15:22 :
les français ont raison....ne jamais mettre un centime dans des actions.les capitalistes sont assez riches qu ils se débrouillent seuls sans les petits actionnaires qu ils attendent au tournant pour les ruiner.
et tous ceux qui rêvent de retraite par capitalisation vous pensez que c'est pourquoi?c'est pour obliger les français à acheter des actions !!!!!
a écrit le 17/06/2016 à 13:42 :
Ce qui fait fuir les actionnaires individuels, ce n'est pas la fiscalité sur les plus values : pour s'en préoccuper, il faudrait encore en avoir des plus values ! Ce qui a laminé les actionnaires individuels c'est l'éclatement de la bulle internet entre 2000 et mars 2003 et la crise boursière de 2008. Et plus le temps passe, plus les fondamentaux n'expliquent plus rien, les algorithmes permettant des variations même de l'indice phare jusqu'à 5% en journée. Rien ne peut expliquer une variation de la valeur d'une entreprise sans aucune information derrière. La bourse est vraiment devenu un casino avec des variations phénoménales dans une même journée et sur du vent. La bourse est devenu un lieu où l'on parie sur les prix et c'est tout. == Vous voulez faire revenir les actionnaires en masse ? faite une cotation journalière au fixing pour chaque action : plus de spéculation algorithmique : une simple confrontation entre la demande et l'offre réelle de la journée. Et aussi, éliminez la fiscalité sur les dividendes : ils sont déjà issus de résultat de la société imposé à l'impôt sur les bénéfices.
Réponse de le 18/06/2016 à 12:29 :
Les points que vous mentionnez sont justes, mais il faudrait ajouter le niveau de risque élevé de la place de Paris. L'autorité de contrôle n'a jamais rempli sa mission de protection des actionnaires, en dehors des cas flagrants d'arnaque du Forex et des OPCVM. Pour ce qui est des actionnaires individuels, ils n'ont jamais pu compter sur la COB ou l'AMF.
Un retour au fixing ? Non, mais en revanche il faudrait deux marchés différents, un pour les particuliers, l'autre pour les professionnels. La taxation-racket est aussi tout de même très dissuasive.
a écrit le 17/06/2016 à 13:40 :
Il faut un principe simple : l'argent investi en actions ne doit être frappé d'aucun prélèvement...à la différence de tous les autres flux profitant potentiellement à la personne qui doivent être taxés de façon indifférenciée. Ca veut dire que les actions ne doivent faire l'objet d'aucun prélèvement sur le stock (ISF) ni d'aucun droit de succession. Par contre ça veut dire aussi qu'on intègre dans les revenus imposables la différence entre les ventes et les achats d'actions (inutile de tenir compte des plus values) ainsi que les dividendes. Si les gens touchent des dividendes sous forme d'actions ils ne payent pas d'impôt. En revanche il faut peut-être remettre en cause toutes les niches ne portant pas sur les actions (immobilier par exemple).
a écrit le 17/06/2016 à 12:04 :
Tant que la fiscalité pour les petits porteurs sera ubuesque et confiscatoire, il ne faut pas compter sur eux. Par ailleurs, toute la bourse est manipulée par des bidules informatiques sur lesquels pa grand monde a encore prise. Alors mieux vaut rester à l'écart
a écrit le 17/06/2016 à 11:27 :
L'intérêt principal pour l'entreprise est le morcèlement des voix, donc l'augmentation du pouvoir de la direction qui a le champ libre au détriment des actionnaires individuels, d'autant plus que ces derniers sont souvent peu à même de juger de la qualité de la gestion.
Au final il s'agit du terreau fertile aux stratégies d'enracinement des comités de direction, qui permet par exemple des politiques de rémunération des dirigeants particulières généreuse, décidé par des administrateurs "indépendant", au "hazard" ;) comme chez Renault...
Quant à l'actionnariat salarié... 2 poids 2 mesures... les actions "de performance" et autres stock-options pour les dirigeants, au salarié le risque financier, en achetant les actions..., avec parfois la pression hiérarchique :
-pour acheter,
-céder le droit de vote à un dirigeant, via par exemple un pacte d'actionnaire, ou à des administrateurs nommés par les entreprises pour les fonds commun de placement...
Bref un actionnaire docile qui ne posera pas de problème, et qui assume le risque ...
a écrit le 17/06/2016 à 11:12 :
en attendant, l'éducation économique - déjà plus que famélique - est progressivement retirée des programmes du lycée.
a écrit le 17/06/2016 à 11:06 :
Se battre contre les algorithmes ? nous ne sommes pas plus fort que les goldman etc....
Quant au niveau d'info on en parle même pas.
Je pense que les astrologues seraient de meilleurs conseils que les médias, banques etc ....
Education .... n'oubliez pas que les jeunes qui arrivent n'ont pas profité de l'inflation et de la spéculation immo, bref on est pauvre.
a écrit le 17/06/2016 à 10:17 :
tout à fait d'accord avec CD, j'ajouterai qu'en tant que retraité mais atteignant la tranche des 42%, c'est encore pire reste à peine 30%. De plus en tant que gérant de SARL, pour les dividendes c'est identique puisque taxés au même titre qu'un salaire depuis 2012 (même pire car dans ce cas il ne reste que 16%). En clair, vous investissez dans l'immobilier mais pas en France non plus car pour un cas comme le mien, il reste moins de 2.5 mois de loyer par an (Foncier, RDS et CSG pour les CMU, gestion, IR, entretien...)
Réponse de le 17/06/2016 à 13:38 :
Les dividendes versés inférieurs à 10 pour cent du capital d'une SARL ne subissent pas de charges sociales , d'où faire des augmentations de capital et prendre des dividendes exonérés.
a écrit le 17/06/2016 à 10:00 :
Nous n'avons pas confiance dans la finance, nous n'avons pas confiance dans l’État qui dépend d'elle, nous n'avons pas confiance sur les entreprises qui dépendent du bon vouloir de l’État, nous n'avons pas confiance dans l'avenir que l'on construit a nos dépends, nous ne prenons pas de pari sur la réussite d'une entreprise, nous n'investissons pas dans des actions alors que pour d'autre cela n'est qu'un simple casino!
a écrit le 17/06/2016 à 9:38 :
Acheter des actions de Leclerc ou d'Auchan ? Hors de question. Je préfère soutenir les petits commerces du centre de Bar-le-Duc, qui souffrent à l'heure actuelle.

Hors de question aussi d'en acheter à Renault pour permettre à Goshn de se servir de mirobolants salaires.

Entre autres.
Réponse de le 17/06/2016 à 19:20 :
Ce commentaire me laisse pantois! Il reflète l'ignorance abyssale des français sur les questions économiques!

Acheter des actions de Leclerc ou d'Auchan, encore faudrait-il qu'elles existent sur le marché car ces entreprises ne sont pas cotées en bourse. Les supermarchés Leclerc qui sont à notre porte sont des entreprises autonomes, avec des structures de société anonyme ou de SARL.
Quant à Auchan, c'est une holding familiale, je crois, non cotée en bourse. Une particularité est que le personnel reçoit des actions et les quelque 160000 salariés dans le monde détiennent plus de 11% du capital. Souvenons du cas de cette hôtesse de caisse béninoise dans un Auchan de la banlieue parisienne qui est repartie au pays à la retraite avec un pécule de plus de 600000€!

Quelqu'un qui investit en bourse ne le fait pas en fonction de la sympathie qu'il ressent pour une entreprise. Il prend des risques (souvenez vous d'Eurotunnel!), éventuellement de tout perdre et il attend une rémunération de ce risque sous la forme de dividendes et de plus values.

Si vous investissez chez Renault, vous devenez en quelque sorte propriétaire d'une petite partie d'un fleuron de l'économie française. La rémunération de C.Ghosn n'a rien à voir avec cela.
Il reste que c'est un manager de calibre international qui, après avoir redressé Nissan au Japon a obtenu des résultats exceptionnels chez Renault avec une large avance sur les objectifs qui lui étaient fixés. Idem avec Carlos Tavares chez Peugeot.
Ces dirigeants exceptionnels ont, par leur action, généré de la richesse pour la collectivité et il ne faut pas oublier qu'ils sont sur un marché international et ils n'auraient pas de mal à trouver ailleurs des responsabilités mieux payées si on réduisait leur rémunération à 20 fois le plus bas salaire comme le souhaitent certains. Dans ce cas, nos grands groupes auraient de modestes dirigeants inefficaces dans un tel contexte.
Leurs rémunérations ont été intelligemment comparées à celles de footballeurs qui gagnent encore plus qu'eux, sans que cela choque personne, alors qu'un joueur de football, si talentueux soit- il ne produit aucune valeur ajoutée pour l'économie!
a écrit le 17/06/2016 à 9:19 :
pour le retour des petits épargnants il faut créer un plafond d'actions ou portefeuille détaxer et très taxer au de-la de ce même plafond mais la bourse reste un jeux de hasard que les petits épargnants ne maîtrisent pas !
a écrit le 17/06/2016 à 9:13 :
Complètement faux ce chiffre de 59% fiscalité sur les dividendes !
1. Abattement de 40% sur les dividendes pour les 30% (IR) => 18% seulement
2. Charge social 15.5%

=> 23.5%


Mieux, sur PEA garde 8 ans seulement 8% de taxe voir 0% (Si plus Value annuelle de sortir inférieur à 5k€)
a écrit le 17/06/2016 à 8:53 :
un peu partial la demonstration du monsieur. Un salarie n est impose a 33% au taux marginal que si on compte que l IR. Mais si on compte toute les taxes sur le salaire (cotisation sociale et autres CSG) on est facilement a 60 %. Certes certaines cotisations sociales donnent droit a des prestations (en therorie du moins, car il faut etre par ex tres naif pour croire qu on va toucher une retraite si on a moins de 40 ans) mais il n empeche que le salaire est bien plus plumé que l actionnaire.
Sinon a mon avis la principale raison de la baisse du nombre des actionnaires est le plongeon de la bourse en 2008. Le francais n aime pas perdre. Si on ajoute a ca la preference pour le parpaing, la croyance que l immobilier ne peut pas baisser et les subvention de l etat pour acheter de l immobilier (PTZ ou Pinel), on ne peut s etonner que les cations restent un placement minoritaire !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :