Le CAC 40 clôture au-dessus des 7.000 points

Paris et, au-delà les Bourses européennes, profite d'un environnement, comme en décembre, marqué par un ralentissement de l'inflation ajouté à une réouverture de la Chine. Les investisseurs s'attendent également à un assouplissement de la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed) en 2023. Et si, de son côté, la Banque centrale européenne, semble vouloir poursuivre les hausses de taux, les marchés voient 2023 sous de meilleurs auspices avec un pic de l'inflation prévue pour le premier semestre.
Le CAC 40 n'avait plus terminé à ce seuil depuis février 2022.
Le CAC 40 n'avait plus terminé à ce seuil depuis février 2022. (Crédits : Benoit Tessier)

Ce vendredi, le CAC 40 a terminé au-dessus des 7.000 points. Une première depuis le 11 février 2022. L'indice phare de la Bourse de Paris a ainsi progressé de 0,69%, terminant à 7.023,50 points. Elle n'est d'ailleurs pas la seule. Cette envolée concerne d'autres Bourses européennes : Londres a avancé de 0,64%, s'approchant encore plus de son record absolu de mai 2018. Francfort a gagné 0,19%. Sur l'ensemble de la semaine, ces places financières ont pris entre 1,9% et 3,3%.Outre Atlantique, les indices américains étaient mitigés : vers 17H55 (heure de Paris), le Dow Jones se maintenait (+0,04%), le S&P 500 cédait 0,33% et le Nasdaq 0,35%.

La veille déjà le CAC 40 avait franchi le seuil symbolique des 7.000 points mais avait finalement terminé à 6.975 points.

Baisse de l'inflation, réouverture en Chine et politiques des banques centrales

Cette remontée s'explique par un environnement, comme en décembre, marqué par un ralentissement de l'inflation. Cette dernière a décéléré, le mois dernier, à 9,2% sur un an, passant ainsi sous la barre des 10%. En Europe, « il y a un regard optimiste sur les dernières semaines. L'hiver doux soulage tout le monde », avec la baisse de la demande et des prix de l'énergie, souligne Charlotte de Montpellier, économiste d'ING. « Tout le monde, nous compris, a revu ses prévisions économiques à la hausse », explique-t-elle.

S'ajoute à la baisse de l'inflation une réouverture de la Chine ainsi qu'un discours moins agressif de la Banque centrale américaine (Fed), même si cette dernière a écarté le scénario d'une baisse des taux en 2023, voire en 2024. Les investisseurs sont en effet désormais presque complètement convaincus que la Réserve fédérale américaine ne va relever ses taux que de 0,25 point de pourcentage à sa prochaine réunion, son mouvement le plus faible depuis la première hausse de ce cycle de remontée des taux, en mars 2022.

Et si la Banque centrale européenne ne semble pas avoir prévu d'assouplir sa politique monétaire en 2023, les investisseurs, comme les stratégistes de marché, voient ce début d'année sous de meilleurs auspices. Notamment car l'Europe devrait attendre, au premier semestre de l'année, son pic d'inflation avant de voir cette dernière redescendre. De même aux Etats-Unis.

Les experts mettent toutefois en garde contre une éventuelle zone de turbulences sur les marchés au premier trimestre 2023. Des résultats d'entreprises moins bons qu'attendus ou de mauvais chiffres sur la croissance ou l'inflation pourraient, en effet, doucher les certitudes des investisseurs et entraîner une correction sur les marchés.

 (Avec AFP

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Commentaires 2
à écrit le 15/01/2023 à 9:10
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Ils finissent par "investir", pour ne pas dire jouer, dans les hausses et baisses financière faute de pouvoir investir dans du réel !

à écrit le 14/01/2023 à 10:29
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Tout va bien ! Enfin ça se voit non !?

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