« Le marché du travail ne devrait pas s'écrouler en 2024 » (Alain Roumilhac, ManpowerGroup)
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Alain Roumilhac, est président de ManpowerGroup Europe du Sud.
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LA TRIBUNE- Emmanuel Macron a confirmé cette semaine un acte deux de la réforme du Travail avec « des règles plus sévères quand des offres d'emploi sont refusées et un meilleur accompagnement de nos chômeurs par la formation, mais aussi l'accompagnement à l'emploi sur des choses très concrètes comme le logement ou les transports ». Quel regard portez-vous sur ces premières pistes de travail ?
ALAIN ROUMILHAC- La mesure sur le refus des offres d'emploi est assez symbolique. Beaucoup de gens sont au chômage et on ne leur propose aucun travail. En revanche, je pense que l'accompagnement des demandeurs d'emploi est indispensable. Dans certaines zones, la question du logement est primordiale.
Si les gens ne sont pas capables de se loger à des conditions acceptables, ils prendront moins de risques d'accepter certains emplois s'ils ne sont pas sûrs de continuer à long terme. Les sujets de garde d'enfant ou de santé font aussi partie de l'accompagnement des travailleurs et des demandeurs d'emploi. C'est par une approche à 360° que la France réussira à s'approcher du plein emploi.
Les créations d'emplois ont fortement ralenti et le chômage est reparti à la hausse en 2023. Faut-il s'attendre à une dégradation du marché du travail en 2024 ?
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Le marché du travail ne devrait pas s'écrouler en 2024. Il pourrait y avoir une légère érosion sur le premier semestre, qui devrait s'aligner sur les chiffres de la fin de l'année 2023. On espère que la situation va s'améliorer à partir de l'été. Actuellement, les entreprises sont assez optimistes sur le futur. On ne voit pas de retournement sur le marché du travail comme on a pu le voir lors de crises précédentes. Il s'agit plutôt d'un tassement.