Matthieu Pigasse, le banquier qui voit le monde en noir
Marie-Pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Matthieu Pigasse, le 29 novembre à Paris.
© Albert Facelly pour La Tribune Dimanche
Marie-Pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Matthieu Pigasse, le 29 novembre à Paris.
© Albert Facelly pour La Tribune Dimanche
Noir,c'est noir, mais il y a encore un peu d'espoir. Ce pourrait être la devise de Matthieu Pigasse, 55 ans. Banquier d'affaires depuis plus de vingt ans, mais aussi mélomane, entrepreneur, écrivain, ce littéraire contrarié vient de publier son quatrième ouvrage, La Lumière du chaos (éd. de L'Observatoire). « Pessimiste actif », celui qui a commencé sa carrière au ministère des Finances au sein des équipes du Trésor chargées de la gestion de la dette, avant de devenir l'un des conseillers de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius à Bercy, vit un paradoxe permanent. Et savoure d'indéniables succès professionnels, tout en dénonçant un déclin planétaire.
À lire également
Son livre éreinte un monde en désintégration : « Le capitalisme libéral ne profite plus en rien aux populations, ne peut pas répondre aux plus grands défis de ce siècle, écrit-il dans les dernières pages. Aux menaces pesant sur la démocratie et au risque individuel de la déchéance sociale s'ajoute désormais le risque collectif de la fin de la planète. » L'auteur avait déposé le titre depuis quelques années : « Ce livre est une sorte d'anthologie personnelle, confie-t-il. J'avais envie de partager ce qui m'a construit, mes références littéraires, musicales, mais aussi économiques, financières et politiques. »
Marie-Pierre Gröndahl