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Les banques françaises ont doublé leur nombre de prêts aux projets verts

latribune.fr

Publié le 29 novembre 2023 à 09:41 - Mis à jour le 01 décembre 2023 à 11:38

Pour les énergies renouvelables seules, le montant de financement s'élève à 50 milliards d'euros en 2022.

Pour les énergies renouvelables seules, le montant de financement s'élève à 50 milliards d'euros en 2022.

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Les financements sous forme de crédits bancaires sont passés de 100 milliards d’euros en 2021 à 216 milliards en 2022, selon les chiffres de la Fédération bancaire française, publiés ce mercredi. Une évolution qui montre la volonté des banques tricolores de montrer patte blanche alors qu’elles sont régulièrement la cible des ONG environnementales.

Bonne nouvelle pour la transition écologique. Selon la Fédération bancaire française (FBF), les banques françaises ont multiplié par deux en 2022 l'encours de crédits verts et durables par rapport à 2021.

Le président de la FBF, Nicolas Namias, a annoncé que le montant total des prêts aux projets bons pour l'écologie était passé de 100 milliards d'euros en 2021 à 216 milliards sur l'année 2022. Pour les énergies renouvelables seules, le montant de financement s'élève à 50 milliards d'euros en 2022.

« Aujourd'hui tout projet vert trouve son financement », a assuré Nicolas Namias sur Radio classique, que ce soit pour des particuliers souhaitant financer des travaux de rénovation énergétique de leurs logements ou des industriels souhaitant par exemple développer des champs d'éoliennes en mer.

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Car la situation devient urgente pour respecter les accords de Paris qui visent à limiter le réchauffement mondial à 1,5 degré d'ici 2.100, par rapport à l'ère pré-industrielle. « L'enjeu de la transition, c'est un enjeu qui est à la fois massif, urgent et complexe: massif compte-tenu des investissements qu'il faut réaliser, urgent compte-tenu du fait qu'il faut en quelques années modifier un système de production et de consommation qui date de l'ère industrielle et complexe parce qu'on doit viser différents objectifs », a martelé Nicolas Namias.

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Mais les banques sont régulièrement critiquées par les ONG pour leur soutien aux énergies fossiles, via leurs financements, leurs investissements ou leurs activités de conseil et d'ingénierie financière. Dernier rapport en date, celui de l'ONG Reclaim Finance publié le 23 novembre qui relève dans un communiqué de presse que « seules cinq des cinquante banques analysées - la Société générale, BNP Paribas, HSBC, Westpac et Caixa Bank - ont adopté des engagements contre le financement des projets de mines de charbon métallurgique ». Des mines de charbon métallurgique utilisées dans la production de l'acier, « responsable de 11% des émissions mondiales, devant les 2,1% du secteur de l'aviation », 

rappelle Reclaim Finance.

Selon l'ONG, 138 projets de nouvelles mines ou d'extensions de mines existantes destinées à produire du charbon métallurgique existent actuellement dans le monde. Elle affirme qu'entre janvier 2016 et juin 2023, les banques ont fourni plus de 557 milliards de dollars (environ 510 milliards d'euros) aux 50 entreprises qui développent le plus de charbon métallurgique. Parmi les banques françaises, BNP Paribas y a consacré 4,5 milliards de dollars, Crédit agricole 3,7 milliards, Société générale 3,5 milliards et BPCE/Natixis 1,6 milliard de dollars. Elles se classent dès lors entre la 11e et la 42e position des banques ayant le plus contribué à ce secteur dans le monde sur ces sept années et demi, d'après Reclaim Finance.

Les banques françaises bonnes élèves ?

Nicolas Namias, salue tout de même le travail des banques tricolores.

« Les banques françaises sont en avance sur leurs homologues internationales (...) dans le financement des énergies vertes », a poursuivi le président de la FBF, par ailleurs président du directoire de BPCE.

Ainsi BNP Paribas a annoncé le même jour que la publication du rapport de Reclaim Finance qu'elle ne financera plus le charbon métallurgique, destiné essentiellement à la sidérurgie. Pour rappel, en 2020, BNP Paribas s'était déjà engagée à sortir totalement du financement de l'ensemble de la chaîne de valeur des entreprises liées au charbon thermique d'ici à 2030 dans les pays de l'OCDE et de l'Union européenne, et d'ici à 2040 dans le reste du monde.

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Ce nouvel engagement, a précisé mercredi BNP Paribas à l'AFP, « s'inscrit dans le travail d'alignement du portefeuille de crédits de BNP Paribas dans le secteur de l'acier sur son engagement "net zero" ». De son côté, Société Générale a précisé lundi 27 novembre des engagements pris en septembre, en ajoutant un volet sur la décarbonation du secteur de l'immobilier commercial.

(Avec AFP)

latribune.fr

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