Revitalisation des petites et moyennes villes: les dispositifs gouvernementaux revus et corrigés par le Sénat
César Armand
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Un « agenda territorial », un « nouvel acte de décentralisation » et « une relation fondée sur le respect, le dialogue et l'action ». C'est la triple promesse faite par la Première ministre aux élus locaux lors de son discours de politique générale. Elisabeth Borne veut en effet « laisser des marges de manœuvre aux territoires » et « concentrer les moyens et les responsabilités à l'échelle des bassins de vie ».
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Sans attendre des actions plus concrètes et alors que la présidente de l'association d'élus Villes de France et patronne de l'Agence nationale de la Cohésion des territoires, Caroline Cayeux, vient tout juste d'être nommée au poste de ministre des Collectivités territoriales, la délégation aux collectivités territoriales et celle aux entreprises du Sénat viennent de faire un point d'étape sur la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs, objet de dispositifs gouvernementaux depuis 2018. Ils ont ainsi lancé une consultation réalisée par OpinionWay pour le Sénat. Un bilan nécessaire quatre ans après la proposition de loi sénatoriale Bourquin-Pointereau proposant de créer des « opérations de sauvegarde économique et de redynamisation » (« OSER »). Cette dernière a en effet nourri le projet de loi (gouvernemental) sur l'évolution de l'aménagement et du numérique (Elan) et inspiré les programmes « Action Cœur de ville » (5 milliards d'euros) et « Petites villes de demain » (3 milliards d'euros).
César Armand