Le groupe des BRICS va s'ouvrir à de nouveaux Etats pour peser sur l'ordre mondial
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Au sommet des BRICS, les pays émergents sont ouverts à une expansion du bloc.
JAMES OATWAY
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Au sommet des BRICS, les pays émergents sont ouverts à une expansion du bloc.
JAMES OATWAY
(enfin)
l'unanimité au sein des BRICS. Les dirigeants des cinq pays membres du groupe(Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud)
ont déclaré ce mercredi 23 août soutenir unanimement le projet d'un élargissement du bloc. Les BRICS, qui produisent un quart de la richesse mondiale et rassemblent 42% de la population du globe, souhaitent étendre leur influence.Mais le choix des pays entrants et les conditions doivent encore être discutés.
La Russie a par ailleurs annoncé organiser le sommet des BRICS l'an prochain.
(plus d'1,4 milliard d'habitants)
se méfie des ambitions de son rival régional chinois et ne s'était pas exprimé sur une possible expansion à l'ouverture du sommet mardi. L'Inde a finalement affiché son soutien au projet d'élargissement des BRICS, sous condition d'un accord sur les modalités.De son côté, le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'est dit « heureux d'apprendre le soutien de l'Inde », ajoutant « espérer trouver une solution claire » à la question du choix des candidats et les conditions de leur entrée. En, effet, le processus de décision au sein des BRICS nécessite l'accord de la totalité des membres.
Or, le processus d'ouverture du bloc reste encore mystérieux.
Aucune précision n'a été donnée à ce stade pour savoir si le bloc choisira de nouveaux membres avant la fin du sommet le 24 août ou si l'enjeu est limité à poser les bases d'une extension.
Pretoria, capitale d'Afrique du Sud et hôte du sommet, doit en tout cas présenter une liste de « directives » pour l'entrée de nouvelles nations dans le groupe.Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Une quarantaine de pays répartis à travers le globe ont évoqué un projet d'adhésion au bloc. Certains ont demandé de manière directe à rejoindre le groupe des BRICS, comme l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Argentine, le Bangladesh, Cuba, l'Égypte, ou encore l'Éthiopie, l'Iran et le Vietnam. D'autres, à l'instar du Mexique, du Pakistan et de la Turquie, ont manifesté leur intérêt.
De son côté, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, plaide pour une intégration de l'Argentine en difficulté pour le remboursement d'une dette de 44 milliards de dollars au FMI. Le chef d'Etat brésilien s'est engagé à « réduire les vulnérabilités » des pays du Sud grâce à « nos (ceux des BRICS) propres systèmes financiers ».
Les BRICS ont créé en 2015 une Nouvelle banque de développement (NDB) avec l'ambition de proposer un choix autre que la Banque mondiale et le FMI. Celle-ci a investi 30 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure et de développement durable dans les États membres et les économies en développement.
Les BRICS, des pays géographiquement éloignés et aux croissances économiques inégales, partagent la revendication d'un équilibre mondial plus inclusif, en particulier au regard de l'influence des Etats-Unis et de l'Union européenne. Depuis la création du groupe, les BRICS ont pris la position de défenseur du « Sud global ».
Les cinq pays du groupe ont réaffirmé leur position « non-alignée » et leur revendication d'un monde multipolaire, à un moment où les divisions ont été accentuées par le conflit en Ukraine.
Les Etats-Unis ont affirmé mardi 22 août ne pas voir dans les BRICS de futurs « rivaux géopolitiques ». Washington a déclaré avoir l'intention de maintenir de « solides relations » avec le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud, tout en continuant à « gérer » ses relations avec la Chine et s'opposer à l'invasion russe.
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Pourtant, l'arrivée de nouveaux entrants pourrait perturber les équilibres géopolitiques actuels, selon les observateurs.
Parmi les pays en lice pour rejoindre les BRICS, certains sont ouvertement hostiles aux États-Unis et à leurs alliés, comme l'Iran et le Venezuela.(Avec AFP)
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