Plus des deux tiers des entreprises françaises paient leurs factures en retard

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Selon le cabinet Altares, l'amélioration générale de la ponctualité des paiements devrait s'accentuer à la rentrée et permettre de réduire cette année le nombre de défaillances.
Selon le cabinet Altares, l'amélioration générale de la ponctualité des paiements devrait s'accentuer à la rentrée et permettre de réduire cette année le nombre de défaillances. (Crédits : Décideurs en région)
Plus une entreprise compte de salariés, plus il lui arrive de retarder l'échéance des paiements, selon une étude du cabinet Altares-D&B.

Plus ponctuels mais toujours mauvais payeurs. Avec 32% de paiements sans retard, les groupes français ont très légèrement progressé dans le règlement à l'heure de leurs factures lors du premier semestre 2014 par rapport à an plus tôt (31,3%), selon une étude publiée jeudi par le cabinet Altares-D&B.

Très loin de l'Allemagne

Thierry Millon, responsable des études d'Altares-D&B, souligne que "des efforts restent à faire".

"C'est un peu mieux qu'en Grande-Bretagne (28%) mais très loin de la performance allemande (70%)."

Plus de 75% des PME paient en retard

Par ailleurs, plus une entreprise compte de salariés, plus il lui arrive de retarder l'échéance des paiements. Ainsi 37,6% des micro-entreprises paient leurs factures à l'heure. Pour le cabinet Altares-D&B, les PME (de 10 à 250 salariés) sont particulièrement vulnérables: seules 23,3% parviennent à payer leurs fournisseurs dans les délais prévus.

"Les dirigeants de petites entreprises n'ont ni le temps ni les moyens de retarder les règlements des fournisseurs. Chez les ETI et grandes entreprises, la crise de 2008 a accéléré la mise en place d'une démarche de maîtrise des risques, en particulier fournisseur."

De fait, moins d'une entreprise de plus de 250 sur 10 (8,5%) règle ses factures dans les temps impartis.

Améliorer la ponctualité pour réduire les défaillances

Les retards très importants, supérieurs à 30 jours, ont par ailleurs été presque stables pour l'ensemble des entreprises, à 5,4% contre 5,5% un an plus tôt. Altares estime qu'une fois ce seuil franchis, un groupe a six fois plus de risques de déposer le bilan.

Selon le cabinet, l'amélioration générale de la ponctualité des paiements devrait s'accentuer à la rentrée et permettre de réduire cette année le nombre de défaillances (63.000 en 2013).

>> Record des défaillances d'entreprises en 2013, les PME en première ligne

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Commentaires
a écrit le 08/09/2014 à 13:15 :
Et ça fait bouger le marché, avec des solutions comme Finexkap !
a écrit le 04/09/2014 à 18:48 :
... Et plus les sous-traitants en pâtissent :)

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