Pas un mot sur l'affaire Kerviel lors de la présentation ce jeudi matin des résultats du troisième trimestre de la Société Générale, en baisse mais supérieurs aux attentes. Pas de provisions inscrites en prévision d'un éventuel redressement fiscal, si le crédit d'impôt de 2,2 milliards d'euros dont a bénéficié la banque pour compenser la perte imputée à l'ex-trader Jérôme Kerviel était finalement jugé injustifié. Sauf dans la session de questions-réponses avec la presse. Car la banque de La Défense estime qu'elle n'a pas de souci à se faire. Son directeur général, Frédéric Oudéa, a affirmé lors d'une conférence téléphonique :
Michel Sapin, le ministre des Finances, qui avait demandé, avec Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, à l'administration fiscale le 23 septembre dernier de réexaminer "la situation fiscale de la Société Générale" au regard de la décision annoncée le jour même par la cour d'appel de Versailles déclarant Jérôme Kerviel "partiellement responsable" et réduisant drastiquement les dommages et intérêts dus à la banque, s'était exprimé une heure plus tôt sur France Info:
Le patron de la Société Générale a relevé ce jeudi matin que :
Mais le ministre a aussi déclaré :
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L'affaire s'avère un casse-tête juridique pour les juristes et fiscalistes de Bercy, qui voient "une fenêtre de tir étroite" pour motiver une notification de redressement. Mais un casse-tête politique aussi : si le dossier était refermé, le gouvernement serait sans doute attaqué sur son manque de courage, voire sa complaisance. Plusieurs voix à gauche se sont fait entendre sur le sujet. Benoît Hamon avait déclaré la semaine dernière :
Les Verts sont aussi très mobilisés sur ce sujet.
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